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Le blog de l'association Amis des Bêtes

Articles avec #ethique

Il jette un chat contre le mur de l'Immeuble

31 Janvier 2014, 15:45pm

Publié par amisdesbetes

Une vidéo qui a fait le tour du net vendredi  avant d'être retirée de you tube.

Cet homme de 24 ans pseudo" Farid de la Morlette" saisit le chaton et le projette violemment à plusieurs mètres de hauteur contre le mur de la tour, encouragé par le rire de ses comparses imbéciles. Retombé à terre le chaton parait assomé mais il semble encore bien vivant après le choc et la chute.

Une pétition à l'encontre de cet individu a circulé immédiatement sur la toile et à cette heure 58000 personnes avaient signé, l'homme de 24 ans, est en garde à vue.


929110

 


Ce n'est pas mon habitude de poster ce genre de fait divers sordide dans ce blog, mais ces actes gratuits, surtout d'une cruauté insensée, m'interpelleront toujours, sur ce que nous, humains appartenant tous à la même espèce, sommes capables de faire. Cette cruauté filmée,  part absolument infime de l'immense cruauté dont les hommes sont capables, il n'y a qu'à ouvrir le premier livre d'Histoire venu, me révolte et me répugne, mes mots sont faibles.

Cette vidéo indisponible aujourd'hui, est à mettre en perspective avec celle il y a peu, postée ici même, où l'on voyait un groupe de chamois surpris par une avalanche se faire  emporter  et parvenant  finalement à s'en sortir. En la voyant  je m'étais dit : tiens , dans le temps de ma ( lointaine) jeunesse les gens auraient ri de voir l'accident se produire, tout comme rient les imbéciles de la vidéo de Farid de la Morlette.  Les applaudissements et la joie des quelques spectateurs ayant assisté à la fin heureuse des chamois me font garder un peu d'espoir.

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Un texte de Boris Cyrulnik

12 Janvier 2014, 08:20am

Publié par amisdesbetes

Questionnement sur les droits des chimpanzés paru sur huffpost

Boris Cyrulnik  neurologue , psychiatre, éthologue et psychanalyste

 

 

Il se trouve que nous sommes des singes.


Quand nous sommes arrivés sur Terre, il y a 3 millions d'années, nous communiquions par le moyen de nos mimiques, de nos cris et de nos postures, comme les singes. Il ne faut pas croire Lévi-Strauss quand il nous dit « qu'avant la parole le monde est un chaos ».

L'éthologie démontre sans peine qu'avant la parole le monde vivant est structuré par de rigoureuses forces biologiques et écologiques, elles composent le monde vivant auquel nous appartenons, nous les humains, comme tous les animaux. Puis, la parole ajoute l'ordre des représentations verbales à cet ordre naturel dont nous ne sommes pas coupés.

Les primates humains ont découvert le langage parlé il y a seulement 3 ou 400.000 ans. Avant, nous communiquions par le langage du corps. L'expression de nos émotions, les gestes de la main et les formes géométriques que nous donnions à notre corps quand nous nous recroquevillions dans une posture de soumission pour inhiber l'agression d'un congénère qui nous effrayait, quand nous adressions des gestes de tendresse aux petits dont nous nous occupions ou quand nous voulions séduire une femelle ou un mâle qui paraissait motivé pour la sexualité. Les singes non humains, n'ont pas d'autre grammaire et nous, les singes humains, ne l'avons pas oublié puisque nous l'utilisons encore chaque jour.

 

C'est l'apparition de l'empreinte de l'artère sylvienne sur la face interne de l'écaille temporale gauche, qui nous fait penser que nous avons découvert le langage articulé. Nous avons vécu 2 millions et demi d'années sans savoir que nous étions capables de parler. Peut-être est-ce l'industrie du silex taillé, l'usage des lanceurs de projectiles et surtout la découverte du feu qui nous a forcé à inventer l'arbitraire du signe? Nous faisions déjà des gestes indicatifs avec la main, mais quand les outils se sont perfectionnés, il a fallu améliorer ce mode de communication, afin de transmettre le mode d'emploi de ces outils. Or, parler et fabriquer des outils entraînent le fonctionnement des mêmes zones cérébrales.

Les singes non humains, n'ont pas cette empreinte de la sylvienne. Lorsqu'un abcès ou un accident stimule leur temporal gauche, ils ne parlent pas, ils lèvent le bras droit, tournent la tête et parfois vocalisent. C'est ce que nous faisons encore, nous les singes humains, lorsqu'une stimulation touche la partie supérieure de notre lobe temporal gauche que nous appelons lobule para-central.

Les singes non humains ne parlent pas vraiment puisqu'ils n'ont pas de pharynx pour moduler les sons. Ils passent moins bien entre eux la convention des signes. C'est nous qui décidons que les sons « ba - be - bi - bo - bu » faits avec notre bouche désignent le projet d'aller boire ensemble un verre de vin rouge. Mais après tout, les singes non humains expriment eux aussi un code de cris dont la structure sonore n'est pas due au hasard. En modulant leurs sons avec leur syrinx (poche de cordes vocales), ils désignent à coup sûr d'où vient le prédateur. Une structure de cris désigne l'aigle qui vole en haut, une autre désigne le félin qui rampe sur la branche et une autre encore désigne le serpent dont nous avons tellement peur. Le singe alerté par ces cris répond au cri qui désigne le prédateur, sans regarder dans sa direction. C'est le cri qui vient à la place du danger, ce qui pourrait être une description du symbole.

Il y a 3000 ans des singes sumériens, en Irak, ont inventé le langage écrit qui a modifié notre manière de vivre ensemble. Cette performance intellectuelle nous a fait croire que la nature humaine était surnaturelle puisqu'elle s'épanouissait dans la virtualité.

Il y a 50 ans nous avons inventé l'ordinateur qui a un effet de surlangue puisque, en un clic, il nous permet l'appropriation de l'espace et du temps. Ceci nous fait comprendre comment l'homme façonne le milieu qui façonne son cerveau.

Ceci renverse complètement la manière de poser le problème. Monsieur Neandertal qui n'avait pas de pharynx puisque son os hyoïde restait fixé sous la mâchoire à hauteur de la deuxième cervicale, parlait mal puisqu'il ne pouvait articuler que les labiales « b - p » et des dentales « d - t ». Il avait des difficultés avec les voyelles « a - e - i - o - u ». Monsieur Neandertal parlant mal, n'avait-il aucun droit ? N'avait-il pas le droit à l'affection : (il l'avait dans son groupe familial) ; Pas le droit à l'éducation : (il fabriquait des outils) ; Pas le droit à la spiritualité : (il enterrait ses morts).

Quand nous avons découvert les indiens d'Amérique du sud qui ne parlaient pas notre langue, avions nous le droit de les chasser, de les atteler, de les dépecer, comme nous l'avons fait? « S'ils parlent, il faut les baptiser. S'ils ne parlent pas, nous pouvons les cuisiner » pourrions nous dire en paraphrasant « le Silence de la mer » de Vercors.

Nos enfants n'entrent dans le monde de la parole qu'au cours de la troisième année. N'ont-ils pas de droits avant ? Pas de droit à l'affection, pas de droit à la protection, pas de droit à l'éducation? Nos anciens quand ils deviennent aphasiques n'ont-ils plus de droits? Faut-il abandonner les comateux, ou les malades qui ne réclament pas leurs droits?

C'est nous qui avons le devoir de leur donner des droits.

La neurologie prouve que nous avons le même cerveau ancien que les chimpanzés. Nous éprouvons les mêmes émotions de peur, de joie, d'affection et de désirs. Nous avons le même cerveau limbique. Lorsqu'une encéphalite abime cette zone cérébrale nous souffrons des mêmes troubles de la mémoire et des émotions. Lorsqu'un accident ou un hématome détruit leur lobe préfrontal ou lorsqu'un accident produit les mêmes dégâts, les chimpanzés ne savent plus fabriquer une « canne à pêche » pour aller chercher des termites et les déguster. Ils ne savent plus s'orienter dans le temps et faire un programme d'action, aller chercher la nourriture dans une cache, construire un nid de branches pour la nuit, prévoir un stock de fruits pour une faim tardive.

Puisque les singes non humains éprouvent des émotions et peuvent anticiper, nous tenons la preuve qu'ils sont neurologiquement capables de répondre à des informations qui ne sont pas dans le contexte. Ils peuvent se re-présenter, (présenter à nouveau à leur conscience) des faits, des événements tracés dans leur mémoire et réactivés pour prévoir, comme nous lors de nos apprentissages.

N'est ce pas ainsi que nous, singes humains, donnons sens à ce qui nous arrive ? Tout ce que nous percevons est connoté, imbibé du sens venu de notre histoire et de nos rêves d'avenir. En serait-il autrement pour eux ? Par quelle locution pourrait-on désigner ce processus où une représentation provoque une émotion ? Si nous pouvons appeler « monde mental » un tel processus, il nous faudra reconnaitre que les chimpanzés ont un monde mental.

Pour qu'un chimpanzé ait des droits, il faudrait que l'on puisse le considérer comme une personne, c'est-à-dire qu'il soit sujet de sa parole. Or, il ne parle pas ! Mais comme nos enfants, nos vieillards aphasiques ou les petits autistes ils répondent à un monde de représentations qui est leur monde mental. Les autistes démutisés, quand ils accèdent plus tard à la parole, nous expliquent qu'à l'époque où leur développement étrange ne leur donnait pas cet outil relationnel, ils pensaient tout de même. Ils pensaient même très bien puisqu'ils avaient accès à un monde d'images, de sons, et de langage mathématique où malgré l'absence de mots, ils comprenaient très bien et faisaient parfois des performances intellectuelles extraordinaires. Charlie Chaplin avec ses histoires sans parole parvient à nous convaincre que dans un monde sans mots, on éprouve des émotions et on comprend beaucoup de choses.

Les chimpanzés ne sont pas sujets de leurs paroles mais ils sont sujets de leurs actions, de leurs intentions et peut être même sujets de leurs croyances. Ils nous observent afin d'anticiper notre agression, nos offrandes alimentaires ou notre mépris. Pourquoi les chimpanzés en cage font ils des boulettes d'excréments afin de les jeter sur les visiteurs, alors qu'ils ne le font pas entre eux, dans un groupe familier ? Veulent-ils se venger de leur privation de liberté ? Est-ce une représaille comportementale à notre mépris ? Ils témoignent ainsi qu'ils sont capables de se représenter nos représentations ce qui pourrait être une définition de l'empathie, fondement de la morale. Si un être vivant se représente les représentations d'un autre être vivant, il ne peut plus tout se permettre. Même s'il n'y a pas de lois chez les chimpanzés, quelque chose se freine en eux, s'interdit.

Les singes non humains ne revendiquent pas de droits, ils n'ont pas de syndicats pour se défendre. Mais nous découvrons qu'ils sont sujets de leur monde mental (différent d'un monde mental humain), nous comprenons qu'ils comprennent, décident, s'associent, et s'entraident. C'est nous qui serions immoraux de ne pas leur donner le droit de vivre dans la dignité.

Pour un pervers, il n'y a pas d'altérité. Pour lui, un autre est une chose, qu'il s'agisse d'un être humain ou d'un être non humain. Une femme est un objet qui provoque sa jouissance, un animal est un meuble qu'il contemple avec plaisir. Dans ces deux cas, l'autre n'est pas une personne. On peut donc le casser, le jeter, le vendre ou s'en servir sans lui reconnaitre de droit. On peut tout se permettre.

Je suis émerveillé par tout ce qui est vivant. J'aime en explorer les formes infinies ce qui me permet de mieux me comprendre. Plus j'étudie les animaux, plus je comprends la condition humaine.
Le monde de l'artifice de l'outil et du verbe a fait des êtres humains les seuls animaux capables d'échapper à la condition animale (en partie seulement).

Chaque fois que nous détruisons une part du vivant, nous détruisons une part de nous même en déséquilibrant le système dans lequel nous vivons. Chaque fois que nous découvrons une autre condition du vivant, nous nous enrichissons.

Nous venons de découvrir grâce à l'éthologie, grâce aux neurosciences que notre monde mental est à la fois proche et différent de celui des chimpanzés. Chaque fois nous avons accordé des droits aux pauvres, aux étrangers, aux malades et aux enfants, nous avons gagné en humanité.

Alors un pas de plus en accordant des droits à nos frères non humains?

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Diogène de Sinope dit " le cynique"

5 Décembre 2013, 19:09pm

Publié par amisdesbetes

Jean-Léon Gérôme - Diogenes - Walters 37131 Diogène par jean Léon Gérôme

 

En  grèce antique le Cynosarge ou Cynosargue (Κυνόσαργες / Kynósarges) est un temple dédié à Héraclès situé dans Athènes


Héraclès est un demi dieu, et le Cynosarge est un gymnase où sont acceptés les demi-citoyens, issus d'unions (illégitimes), dont l'un des parents n'est pas citoyen de la ville. Antisthème élève deSocrate, fondateur d'une école à laquelle il a donné le nom d'école cynique, qui était issu d'une telle union, y a fondé son école à la mort de son maître. Le héros et modèle des philosophes cyniques est Héraclès ; c'est un héros qui ne se laisse influencer par personne, est libre et n'a pas d'attachement particulier. Une fois qu'Antisthène eut fondé et baptisé son école, les métaphores autour du chien ont ensuite abondé, si bien qu'il est difficile d'en isoler l'exacte origine historique. La plus significative est celle présentant l'animal comme modèle. Inspirateur du cynisme après le fondateur de la doctrine,Diogène de Sinope, généralement considéré comme le premier véritable représentant de l'école cynique, souhaitait être enterré « comme un chien ». Le cynisme utilise ainsi beaucoup d'images et de modèles, dans le but de toucher toutes les classes de la population, sans se focaliser sur les élites intellectuelles.

 

 

"Quelle sorte de chien es-tu? demandait-on à Diogène. - Quand j'ai faim, disait-il, je suis un maltais; repu, je suis un molosse - deux races dont la plupart des gens font l'éloge mais qu'ils n'osent pas suivre à la chasse par crainte de l'effort."

"Un jour que Diogène se faisait traiter de chien, Polyxène le dialecticien s'émut et fit part de son trouble au sage : Mais, toi aussi, lui dit-il, appelle-moi le chien : Diogène, pour moi, n'est qu'un surnom; je suis en effet un chien, mais je fait partie des chiens de race, de ceux qui veillent sur leurs amis."

"Diogène disait de Platon : A quoi peut bien nous servir un homme qui a déjà mis tout son temps à philosopher sans jamais inquiéter personne? Je laisse aux autres le soin d'en juger. D'après Diogène les discours d'un philosophe devaient être pénétrés de cette douceur âcre qui peut mordre les blessures humaines. Le chien augure d'une façon incisive de pratiquer la sagesse."

 

pour en savoir plus : De la subversion, Diogène contre Platon, le jardin (d'Epicure?) philosophe

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L'enmerdeuse : une vie de cochon

10 Novembre 2013, 17:27pm

Publié par amisdesbetes

Emission de France2 : mardi 12 novembre 22H35

 

Diffusé dans l'émission

 

« Les cochons ! Ils sont tout roses, si attachants avec leurs grands yeux. Et ils sont partout dans nos assiettes. Ils sont tellement présents que j’ai voulu connaître la face cachée de ma tranche de jambon. C’est l’histoire triste et vraie d’un système devenu absurde où il n’y pas de coupable mais dont nous sommes tous responsables. Un monde où les hommes et les animaux sont devenus des machines.

Il y a des moments où il faut être une emmerdeuse. » Olivia Mokiejewski Après s’être intéressée à la recette du Coca- Cola, l’emmerdeuse a décidé de se pencher sur le hamburger des Français, le jambonbeurre. On en consomme chaque jour plus de 2 millions. Il faut dire que quand on n’a pas beaucoup le temps de cuisiner, comme elle, le jambon c’est pratique, bon et pas cher. Le porc est d’ailleurs la viande la plus consommée en France et dans le monde. Le jambon blanc fait partie des dix produits les plus vendus de la grande distribution. L’image que nous vend l’industrie est celle d’un produit simple, sain et authentique dans laquelle le cochon n’apparaît jamais. D’ailleurs il y a 1,2 milliard de cochons sur terre et pourtant, on ne les voit jamais.

Olivia Mokiejewski a voulu savoir ce qu’il se cachait derrière cette tranche de jambon et son déguisement champêtre. Elle a tenté de suivre le parcours d’un cochon de l’élevage jusqu’à l’assiette. Et ça n'a pas été simple. La filière porcine est l’une des plus discrètes du secteur agroalimentaire. Et pour ne rien arranger, elle traverse une grave crise qui touche de plein fouet la Bretagne, la région du cochon. Cependant, certains acteurs de la filière (éleveurs, salariés d’abattoirs) qu’on entend rarement, et qui dénoncent ce manque de transparence, ont accepté de témoigner. Comment sont élevés les cochons ? A quoi ressemble le quotidien de ceux qui nous nourrissent ? Pourquoi estil si difficile de filmer dans une usine de jambon ? Quel est impact de notre consommation du « toujours moins cher » ? L’emmerdeuse a voulu regarder sa tranche de jambon droit dans « les yeux ».

Dans la collection "L'Emmerdeuse" incarnée par Olivia Mokiejewski.
Un documentaire d'Olivia Mokiejewski
Réalisé par Yann L'Hénoret et Olivia Mokiejewski.
Produit par Nilaya productions et France Télévisions.

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Le spécisme

28 Septembre 2013, 17:49pm

Publié par amisdesbetes

spécisme

Le spécisme illustré par Pawel Kuczynski, artiste polonais engagé.

 

 

« Les animaux du monde existent pour leurs propres raisons. Ils n'étaient pas faits pour les humains pas plus que les noirs étaient faits pour les blancs, ou la femme pour l'homme.  » Alice Walker

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180 jours

9 Septembre 2013, 16:34pm

Publié par amisdesbetes

Edition Lattès     

180 j 

 

 

 

180 jours, c’est le temps qui sépare la naissance d’un porc de sa mort à l’abattoir. Ce sont aussi les six mois qui font basculer la vie d’un homme.

Quand Martin Enders accepte de se rendre dans un élevage industriel pour les besoins de son travail universitaire, il n’imagine pas que le cours de sa vie va s’en trouver bouleversé. Par les secrets que lui révèle Camélia, le porcher. Et par les quinze mille bêtes enfermées dans les différents bâtiments. 
Fondé sur la propre enquête de l’auteur, dévoilant le quotidien surnaturel des animaux dans les systèmes de production industriels, 180 jours est l’histoire d’une amitié entre deux hommes que tout semblait séparer, mais aussi celle de leur rapport aux bêtes. 
Avec ce roman, Isabelle Sorente nous entraîne au bout des départementales, dans les couloirs inavouables de notre modernité, où montent les voix de ceux qui sont privés de parole.

 

L'auteur

 

Après des études scientifiques, Isabelle Sorente a publié plusieurs romans et essais remarqués dont, aux éditions JC Lattès, L, Le cœur de l’ogre, ou l’essai Addiction Générale, consacré à notre dépendance aux chiffres. En 2012 est également paru Etat Sauvage (Indigène éditions), manifeste sur la puissance des femmes. Isabelle Sorente a fondé la revue Ravages et anime les soirées de lectures Il faut qu’on parle !, avec l’écrivaine Wendy Delorme.

 

En savoir plus

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Message à mes amis

18 Juillet 2013, 09:27am

Publié par amisdesbetes

  Mes amis... 

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 veau

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Rassurez vous...

 

je ne vous mangerai pas,

 

je suis végétarien

Bernard

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Comment dynamiser vente et consommation de lapin

1 Juillet 2013, 14:50pm

Publié par amisdesbetes

Je vous propose la lecture de la fin d'un article de : Paysan breton hebdo du 28 juin 2013, que vous aurez dans son intégralité en cliquant sur le lien ci dessus. Sujet : comment faire rebondir la consommation  de lapin. Le dernier paragraphe est copié collé ci dessous :

 

Il faut casser le lien affectif

 

La viande de lapin a pourtant de bons atouts à faire valoir, selon le Dr Hervé Robert, médecin nutritionniste : « le lapin est classé dans les viandes blanches, les consommateurs devraient mieux le connaître et l’apprécier, tant pour son goût délicat que pour sa composition nutritionnelle qui en fait un aliment à forte valeur diététique, riche en protéines et en bons lipides permettant d’augmenter l’apport d’Oméga 3 dans notre alimentation ». Et de poursuivre « sa chair qui allie ainsi plaisir et santé devrait séduire le consommateur de plus en plus préoccupé de la qualité du contenu de son assiette ». Tout d’abord pour séduire le consommateur, il faut « désanimaliser » le produit, c’est-à-dire casser le lien affectif qu’il peut y avoir avec l’animal en mettant bien en avant le produit fini. « Avant, lors de manifestations de promotion pour le lapin, nous présentions les animaux aux consommateurs. On se rend compte que l’on s’est trompé et aujourd’hui nous mettons en avant les produits finis », confie Alain Guillotel, président du groupement Celtalliance. Ensuite, les forces commerciales sur le terrain et les transformateurs spécialistes du lapin travaillent quotidiennement pour faire tomber les barrières et prouver par exemple que le lapin est une viande facile à préparer. Mais aussi qu’il s’adapte aux attentes culinaires d’aujourd’hui comme la cuisson au wok. Il y a sur certaines barquettes une recette de cuisine pour aider les novices. Des efforts sont également faits pour séduire les clients plus jeunes en développant saucisses de lapin, pané de lapin, cordons bleus, nuggets... Nicolas Goualan

 

Casser le lien affectif...désanimaliser le produit...au final, ne  serait ce pas plutôt : comment déshumaniser encore un peu plus le consommateur? et si ce consommateur refusait d'être pris pour un imbécile et commençait à faire de la résistance?

bernard

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