Ethique

Lundi 30 novembre 2009 1 30 /11 /2009 12:07
Succès du Faux Gras de GAIA

Faux Gras


L'an dernier, GAIA lançait le Faux Gras de GAIA dans les magasins biologiques. Cette année, le Faux Gras fait son entrée dans les rayons "foie gras" des magasins Carrefour et Lidl en Belgique.
Stop Gavage et GAIA viennent d'écrire à Carrefour France pour demander à l'enseigne d'offrir la même alternative dans l'hexagone.
Soutenez l'action de L214 et GAIA
en écrivant à Carrefour


Le foie gras ni éthique, ni écologique!


sans foie gras

 


 

Ni éthique, ni écologique, juste une IMMENSE SOUFRANCE que subissent canards et oies pour satisfaire les papilles  de ceux qui ne savent toujours pas, de ceux qui ne veulent surtout pas savoir ou encore de ceux, plus arrogants, qui se moquent de la maltraitance animale. Qu'on se le dise : FOIE GRAS= SOUFFRANCE


Quand  serons-nous donc suffisamment adultes pour décider de ne pas suivre le troupeau de consommateurs rampant devant une mode qui se limite à servir les intérêts de l'élevage industriel au mépris de la plus élémentaire compassion envers  la misère animale? Si vous naviguez sur ce blog c'est que la condition animale ne vous laisse pas indifférents, alors, juste avant les fêtes, aidez l' association Stop Gavage en diffusant le lien de cette courte vidéo sur vos carnets d'adresses.

 

 

 

 

Plus de 30 millions d'oiseaux sont gavés chaque année en France. La plupart sont enfermés en cages de batterie si étroites qu'ils peuvent à peine bouger. On leur enfonce un tube de métal dans la gorge jusqu'à l'estomac. Leur foie devient énorme. Ils peinent à respirer.

D'autres vidéos sur stop gavage


Le foie gras est le foie malade d'un oiseau atteint de stéatose hépatique.
Rapport scientifique de la Commission Européenne

Les oiseaux souffrent de diarrhées, d'épuisement. Trop affaiblis ou blessés, plus d'un million agonisent et meurent chaque année en gavage.

Le gavage est une violation des règlements et des principes les plus élémentaires de protection des animaux. Le gavage est interdit, pour motif de cruauté, dans la plupart des pays de l'Union Européenne, et depuis peu en Israël et Californie.

Signez le manifeste pour l'abolition du foie gras. Ensemble, oeuvrons à son interdiction définitive et devenons végétariens du foie gras.


STOP AU FOIE GRAS,  LE FOIE GRAS ON S'EN PASSERA!

 

 

 Enquète de L214 «Reconnaissance de la souffrance des animaux»

 

Une grande majorité des personnes interrogées pense que les animaux souffrent du gavage (63,2%) et s'oppose au financement par les pouvoirs publics de campagnes de promotion du foie gras (59,1%).
«Si le foie gras reste une tradition sociale activement soutenue par des campagnes publicitaires, la reconnaissance de la souffrance des animaux (63,2% des sondés) est clairement à l'origine de ce désaveu», précise le communiqué de L214.





Lu et copié sur : http://www.20minutes/ ce commentaire qui me touche parce que finalement assez proche de  mon vécu personnel, comme quoi il ne tient qu'à nous de nous informer et de changer nos habitudes.

 

J'ai 59 ans, j'ai mangé du foie gras durant une quarantaine d'années.
Au début, il y avait quelques éleveurs dans le sud-ouest de la France qui gavaient raisonnablement leurs oies et leurs canards manuellement et sans excès. Le foie gras n'était pas encore "à la mode" et hors de prix pour beaucoup !
Puis, j'ai vu des films et des images horribles ; les oies et les canards sont martyrisés ; ils sont dans des cages où il leur est impossible de bouger ; on leur enfourne un tuyau dans le gosier pour leur faire avaler de force des graines et autres ... La plupart décède dans ces cages (pattes et ailes cassées, oesophages perforés, etc...)dans d'atroces souffrances. Ce jour là, j'ai décidé de ne plus toucher au foie gras. Je ne cautionnerai plus cette horreur. Message à phfence : les fromages, l'alcool et les cigarettes ne font de mal qu'à ceux qui les consomment ! Votre raisonnement ne tient pas la route.
Le foie gras signifie torture d'oies et de canards. D'autre part, vu la manière dont on produit ces foies font que ceux-ci sont très mauvais pour la santé, même à petites doses !

Par amisdesbetes - Publié dans : Ethique
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Dimanche 8 novembre 2009 7 08 /11 /2009 11:37
Connaissez-vous la Convention Vie et Nature? je publie, ci dessous,  la dernière lettre de son Président , le juge aveugle Gérard CHAROLLOIS, le plus clairvoyant des aveugles?
bernard


www.ecologie-radicale.org
Gérard CHAROLLOIS le dimanche 8 novembre 2009


Occuper le terrain
Manifestation au pont de Normandie



L’animal et l’éthique.


L’espèce humaine qui croît et se multiplie sans frein et en toute bonne conscience, s’avère infernale pour l’animal et toxique pour la Nature, dénommée aussi biodiversité.

Par commodité, par habitudes ancestrales, par cupidité et paresse intellectuelle et morale, par sadisme, l’homme contemporain ne parvient guère à s’émanciper de la conception absurde de l’animal machine, l’animal chose, l’animal marchandise, l’animal défouloir des pulsions de mort.

Le Droit, sous-produit de la morale et de l’état des connaissances d’une société, reconnaît timidement le caractère sensible de l’animal soit dans des lois, comme en France le 10 juillet 1976, soit dans des constitutions et des traités internationaux.

Néanmoins, le droit positif français perdure à considérer l’animal comme un bien meuble, un objet fut-il mobile par lui-même.

Le principe étant posé du caractère sensible des animaux, les législateurs s’empressent d’assortir les normes juridiques d’innombrables dérogations aboutissant à nier le principe.

Ainsi, en France, si les actes de cruauté sont prohibés sous peine de sanctions correctionnelles, les « courses de taureaux et combats de coqs » sont admis dans les localités pâtissant d’une tradition non encore interrompue.

L’animal de compagnie ou tenu captif est sauvegardé en tant qu’être sensible, mais l’animal sauvage subit les tirs, les piégeages, les enfumages de terriers, comme si un renard souffrait moins qu’un chien.

Le moindre groupuscule de pressions de l’arriération morale obtient d’un législateur docile et méprisant pour le peuple, des dérogations nagationnistes du caractère sensible de l’animal.

Le principe n’est affirmé que pour rendre l’hommage du vice à la vertu.

En apparence, la condition animale s’améliore.

Nombre de contemporains, frustrés de nature et de vie sauvage, partagent leurs logements avec chiens ou chats, tissant avec ces compagnons des liens affectifs de grande qualité.

Notre époque ne supporterait plus les mauvais traitements qu’infligeaient naguère les cochers aux chevaux dans les rues des villes, mauvais traitements qui heurtant la sensibilité publique amenèrent les premières lois de protection des animaux (loi GRAMONT 1850).

Mais, inversement, l’élevage industriel, cupide et âpre à l’instar de la société marchande, réduit l’animal à une réification absolue.

Des groupes de pressions interdisent toute évolution des législations concrètes, soit au nom des traditions, soit au nom du profit.

Ce monde demeure un enfer pour les animaux, révélateurs par leurs martyrs de deux grandes tares de l’animal humain : la cupidité et le sadisme.

La cupidité explique l’élevage concentrationaire où volailles, porcs et bovins subissent des conditions de vie immondes. C’est ici la course au profit, à la production maximisée qui se révèle dans toute son horreur.

Le sadisme explique les loisirs et jeux dans lesquels les animaux servent de victimes expiatoires, tels la chasse et la
tauromachie.

Manifestation
En Baie de Seine contre le braconnage


Nul ne peut ignorer cependant l’unité profonde du vivant.

Les similitudes anatomo-physiologiques observables dès les siècles passés se trouvent confortées par les analyses génétiques contemporaines.

Penser que l’humain est d’essence différente des autres formes de vies relèvent de l’obscurantisme, de la déraison, du mythe, d’un ridicule orgueil.

L’humain n’est que l’animal doté des meilleures capacités cognitives, au même titre que d’autres espèces s’illustrent par leurs performances à la course, au vol, à la nage, au sens de l’orientation.

Existent, pour tout paramètre de performance physique ou psychique, des différences de degrés pas de nature.

Fonder la supériorité ontologique de l’humain sur les autres espèces sur ses capacités reviendrait à générer des discriminations entre les humains eux-mêmes en fonction desdites capacités fort disparates.

Dès lors que l’enfant en bas-âge, le vieillard sénile, le débile profond ne possèdent pas ces capacités qui font le propre de l’homme, faut-il leur dénier tout droit, toute dignité ?

Faute d’un critère tenant aux aptitudes, il pourrait être répliqué qu’un humain demeure un humain quel que soit son état mental.

La dignité tiendrait alors à l’appartenance à une espèce.

Dans ce cas, pourquoi ne pas fonder des discriminations sur la race, le sexe ou tout autre facteur de classification ?

En éthique, le spécisme n’a pas davantage de fondement que le racisme.

Il n’est qu’un préjugé sans assise.

Tout animal perçoit la souffrance comme le bien-être au moyen d’un système nerveux présentant dans ses localisations et ses modes de fonctionnements neuronaux de grandes similitudes.

Comment, dès lors, accepter que ces êtres sensibles, tellement semblables, soient réduits au rang des marchandises, simples produits de l’industrie de la viande ou soient soumis à la torture pour faire jouir des foules malsaines au nom de pseudo-traditions qui, si elles en étaient, justifieraient par ce seul fait d’être abolies, puisque la civilisation n’existe quepar le jeu de l’abandon des traditions.

L’homme utilise l’animal pour accroître ses connaissances via les expérimentations multipliées à l’infini et génératrices de souffrances atroces, le réduit à de simples produits dans les élevages concentrationnaires et le confond avec un jouet à la chasse, mort-loisir ou à la corrida, mort-spectacle.

Le chasseur et le tortionnaire de taureaux n’éprouveraient pas la même jouissance sans l’effroi, la peur, la douleur qu’ils occasionnent, sans le sang qui ruisselle.

Poursuivre un leurre à la chasse à courre, affronter une machine d’acier ne leur occasionneraient aucun plaisir puisque le plaisir réside dans la souffrance et la mort provoquées à une victime vivante, sensible, acculée.

Il n’y a rien là que des évidences que nul ne peut réfuter.

Les lobbies et les tastes mort préfèrent dès lors fuir le débat, discréditer ceux qui osent parler haut, fort et clair.

Les défenseurs des animaux sont dépeints par les médias abreuvés de propagande contre nature, en marginaux, associaux, souvent terroristes.

« Ils en font trop pour les bêtes et pas assez pour les hommes malheureux eux aussi ». « Telle espèce prolifère et menace le bien public. Les pigeons propagent des maladies, ainsi que le renard, vecteur de rage et d’échinococcose ».

Grossiers mensonges qui ne cachent qu’une rage : celle de tuer.

Les pigeons ne propagent pas de maladies et l’échinococcose tue infiniment moins d’humains que la chasse

Piètre propagande, car la chasse loisir, la corrida, l’élevage concentrationnaire ne soulagent en rien les misères humaines.

Oui, la Nature menace gravement l’homme mais de nos jours, uniquement par sa mort provoquée.

Oui, les animaux non-humains menacent l’homme mais uniquement en ce qu’ils lui servent d’entraînements à l’instinct de violence. Celui qui apprend à égorger la bête, égorgera sans frémir son ennemi du jour et celui qui joue de l’arme à feu contre la faune en usera aisément contre autrui. Culturellement, il y a des façons de tuer que des sociétés humaines appliquent tant aux animaux qu’à leurs adversaires humains. Ce ne sont point des « arts de vivre » mais des arts de tuer, des accoutumances au meurtre.

L’agressivité des lobbies contre Nature à l’encontre des écologistes protecteurs des animaux répond à une évolution fondamentale de la protection animale.

Depuis le milieu du 19ème siècle, cette protection, bénéficiant surtout aux chevaux, aux chiens et chats, s’apparentait à une charité apitoyée, à des œuvres de bienfaisances dont les diverses SPA furent les actrices.

Désormais, la pensée philosophique et politique s’empare du sujet.

Les divers Fronts de Libération animale par le monde ne mendient plus la charité pour les autres espèces mais en appellent à la justice.

Naguère, en protégeant l’animal de compagnie, le législateur préservait davantage la sensibilité humaine face aux actes de cruauté, que l’animal lui-même.

La contestation contemporaine des actes de cruautés et de maltraitances se fait au nom de l’éthique et va à la racine des maux que l’humain, en cours d’hominisation, inflige au vivant.

Des écoles de pensées multiples proposent une rupture avec un anthropocentrisme absurde, l’espèce humaine n’étant en rien figée et étant appelée à subir, comme toutes les formes de vies, une évolution inéluctable.

La compassion, à l’instar de son antipode, le mépris de la vie, ne se divisent pas.

Le plus fondamental défi éthique du temps gît dans ce combat pour un changement radical du rapport de l’humain avec l’être sensible non humain et avec la Nature.

Les lobbies pourront-ils longtemps encore escamoter le débat sous l’invective et les accusations farfelues.

L’opinion publique prend conscience, trop lentement sans doute mais inexorablement, de l’ampleur du crime que l’espèce commet à l’encontre du vivant.

La chape de silence, l’altération des données du débat n’opéreront pas toujours et il apparaîtra aussi évident aux humains de demain qu’il fallait abolir la chasse, la corrida, les actes de cruauté et de mépris envers l’animal, comme apparut hier l’injustice de l’esclavage.

Spécisme, racisme, sexisme obéissent à la même perversion de l’intelligence, à savoir, la négation de l’autre.

Faut-il reconnaître des droits à l’animal non humain ?

L’animal non-humain ne revendique aucun autre droit que celui de vivre dans le respect de ses exigences physiologiques.

La supériorité cognitive de l’homme lui confère en revanche un devoir envers les autres formes de vies.

Puisque l’humain est devenu omniprésent sur la planète et omnipotent par sa technique, il doit se muer en protecteur bienveillant, empathique, attentif à respecter le vivant qui lui est désormais confié.

Ce devoir éthique implique une modification des relations des êtres entre eux, au sein de l’espèce humaine.

Malgré les belles intentions affichées par l’ensemble des idéologies d’antan, l’homme fut au cours de son histoire bien pire qu’un loup pour l’homme, car cette comparaison serait insultante pour les loups. Il fut le plus grand tueur d’hommes et aujourd’hui encore, le plus exploiteur de ses semblables.

C’est que les vieilles idéologies préconisaient la concurrence, la compétition, la domination, la conquête, au lieu de promouvoir la solidarité, la générosité, le souci d’autrui.

En cela, la révolution écologiste est prometteuse pour l’homme d’une société moins cruelle, moins âpre, une société où la qualité de la vie prévaut sur l’accaparement et la dilapidation de tout.

Ces vieilles idéologies théocentristes et anthropocentristes plaçèrent longtemps la planète terre au centre de l’univers et l’homme au centre du grand tout.

Or, il n’y a pas de centre, ni la terre, ni l’humain n’intéressent l’univers.

La seule certitude est que la vie existe ici et maintenant et qu’elle vaut bien la peine d’être défendue, aimée, protégée tant dans sa diversité que dans les individus qui la composent.

Il n’y a pas d’opposition entre l’humain et le non-humain mais un besoin de réconciliation et d’élargissement du cercle de l’empathie.

Cet élargissement n’est jamais que la constante de la civilisation.

Il y eut la famille, le clan, la tribu, la cité, la nation, la race, puis l’humanité entière. Le temps est venu d’intégrer la biosphère dans le champ de l’empathie et de la reconnaissance.

Tel est le sens de notre combat d’idées et de valeurs.


Gérard CHAROLLOIS

CONVENTION VIE ET NATURE POUR UNE ECOLOGIE RADICALE





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Samedi 18 juillet 2009 6 18 /07 /2009 18:39
Etes-vous viande ou légumes?

En faveur d’un régime alimentaire de moins en moins carné

 

La question du régime alimentaire est un sujet abordé en permanence sur les sites concernant la défense des animaux, tant il est difficile, aujourd’hui, à moins de le faire carrément exprès, d’ignorer les répercussions de notre "surconsommation"  de viande sur le bien être des animaux d’élevage, La règle étant que  les impératifs économiques prévalent sur le respect de leurs besoins les plus élémentaires, la maltraitance accompagne d'une manière générale l'exploitation de l'animal par l'Homme. 


     Les antibiotiques c'est pas automatique?                                                                          


Autre effet pervers de nos modes alimentaires dans une économie de marché : les pays agricoles préfèrent consacrer des surfaces immenses aux
cultures destinées à nourir les animaux d'élevage, plutôt qu'aux cultures de céréales destinées aux humains, au final, les quantités de protéines animales produites sont nettement inférieures à ce qu'elles auraient pu être. En d'autres termes ; vendre de la viande aux riches rapporte beaucoup plus que récolter des céréales pour le milliard d’humains sous alimentés qui, d’ailleurs, serait trop pauvre pour les acheter.

 

Choix alimentaires et respect de la vie animale 

 

Avant de définir les deux régimes alimentaires non carnés que sont le végétarisme et le végétalisme, il est important de préciser que le principal facteur de motivation de leurs adeptes est le respect de la vie animale.

 

Etre végétarien c'est écarter de son alimentation toute chair animale, y compris volailles et poissons. Les produits dérivés de l'exploitation animale sont acceptés : œufs, fromage, lait, ce qui équilibre parfaitement ce type de régime alimentaire.

 

  Le végétalien exclut, en plus, la totalité des produits dérivés : oeufs, lait, fromage. L'alimentation végétalienne ne comporte que des produits végétaux. Pour rester compatible avec une bonne santé,  il est nécessaire de  compléter par des  apports externes, notamment de vitamine B12.

 

Au delà de ces régimes bien définis, nombreux, peut-être une majorité, partagent la motivation sans se fixer un cadre aussi rigoureux, cela va de ceux qui, tout  simplement, ont entrepris au quotidien de réduire leur consommation totale de viande, entre nous, cela s’accompagne souvent d’une amélioration de la qualité du produit acheté, jusqu’à ceux qui conservent une toute petite part d’alimentation carnée et qui se présentent comme étant en route vers le végétarisme.                                                En Belgique comme en Bretagne

A lire : cinquante ans de consommation de viande et de produits laitiers 

La question n’est pas : "Peuvent-ils raisonner?" ni "Peuvent-ils parler ?" mais "Peuvent-ils souffrir ?"’Jérémy BENTHAM

 

Ce que, avant tout, nous devons garder à l'esprit, c'est que la viande, volaille et poissons compris, sont issus d'animaux sacrifiés pour notre plaisir et ne peuvent en aucun cas être considédés comme des produits ordinaires.  Notre seule vraie raison d’en acheter aujourd’hui est que "c’est bon".   


               
 
Supprimer la viande est possible sans répercussions sur notre santé. Les végétariens n' adhèrent pas plus que les autres à une pratique ascétique. Réduire tout bêtement, notre consommation courante de viande est encore plus facile, le temps des chasseurs-cueilleurs n’est plus, la nature nous à doté d’un sens moral, dont nous pouvons être fiers, qui nous permet d’évaluer la portée de nos gestes en direction d’autrui, et de critiquer nos habitudes, quand nous constatons l’impact qu’elles ont sur les autres êtres sensibles.
bernard.

A lire absolument : Hubert REEVES scientifique et végétarien 

 

 

 

 

 

 

Par amisdesbetes - Publié dans : Ethique
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Mercredi 10 juin 2009 3 10 /06 /2009 19:41

 

 

Si vous n’êtes pas (encore) abonnés à la newsletter du blog, vous n’avez pas pu lire ce petit texte signé Franck MICHEL, il  est extrait d’une discussion entre internautes où il était également question des horreurs qui se passent dans les abattoirs. Cela m’a paru utile de le publier en ouverture de la catégorie « éthique » prenez le temps de lire et n’hésitez à faire vos commentaires. Le mien se trouve en bas du texte.
bernard

  

Le problème de la corrida est qu'elle est symbolique d'un statut dérisoire de l'animal. Si on peut torturer et tuer un animal uniquement pour s'amuser, alors on peut tout faire avec un animal. En ce sens la corrida est le degré le plus bas de considération de l'animal et l'abolir serait un progrès vers une meilleure reconnaissance de celui-ci.



Sinon il est clair que ce qui se passe dans l'élevage en général est très choquant et que les taurins ont bien compris qu'ils peuvent l'exploiter à leur compte. Il n'y a pas d'alinéa à l'article 521-1 du code pénal pour permettre les mutilations (caudectomies, débecquages, castrations, toujours sans anesthésie), séparation mères/petits, enfermements à vie dans un espace minuscule, transports interminables, simplement parce que les éleveurs n'en ont même pas besoin pour faire perdurer légalement ces pratiques.

Je considère l'abolition de la corrida comme s'inscrivant dans un schéma global de revalorisation du statut de l'animal. Autant abolir la corrida ferait symboliquement progresser le statut de l'animal, autant une progression du statut de l'animal dans les mentalités ferait reculer la corrida.

Franck Michel

L'article de loi qui est cité ( le 521-1 ) est celui qui traite de la protection animale en france, en voici le début :

"Le fait, publiquement ou non, d'exercer des sévices graves, ou de nature sexuelle, ou de commettre un acte de cruauté envers un animal domestique, ou apprivoisé, ou tenu en captivité, est puni de deux ans d'emprisonnement et de 30000 euros d'amende." 





Alors que les taurins estiment que  la corrida est un moyen de valoriser l’animal qu’ils envoient à une mort atroce, j’avais trouvé intéressante l’argumentation opposée, on ne peut plus réaliste, à mes yeux, de Franck MICHEL. Pour lui, la corrida, bien au contraire, représente le degré le plus bas qu’on puisse avoir de la considération animale.

Comment ne pas emboîter le pas de Franck ?Qu’y a t’il de plus dégradant pour un être vivant que de souffrir et mourir sous les cris de joie d’une  foule qui s’excite et qui applaudit à votre supplice. Comment envisager la  revalorisation  du statut de l’animal tant  que la corrida constitue ce solide verrou qui doit sauter pour que nos idées progressent et qu'elles  soient prises en compte, même modestement, par le législateur.

Dans notre douce Savoie, bien loin des hurlements et du sang des arènes*, un de mes vieux amis m’a confié, l’autre jour, s'être rendu à la féria de Pentecôte à Nîmes et avoir assisté à une des  corridas qui s’y déroule ! Je le connais depuis longtemps, il n’a rien de quelqu’un de violent, il en convient d'ailleurs lui même, il a trouvé le spectacle de la corrida  particulièrement violent (6 taureaux braves sont torturés et massacrés à l’arme blanche), et pourtant il accepte cette violence. La BARBARIE de la corrida ne lui saute pas aux yeux ! comme quoi la barbarie et la cruauté mises en spectacle peuvent être facilement acceptées par quelqu’un d’ordinaire, il semble suffisant pour cela que le contexte s'y prête, comme si, en quelque sorte, le fait d'être porté par le courant nous donne le droit d'accepter l'inacceptable. 

 C’est à CHACUN DE NOUS de faire que cela change, nous qui avons pris conscience que l'humanisme doit rejaillir le plus possible sur les autres espèces sensibles, c’est à nous de lutter, plus que jamais, pour que la corrida recule jusqu’à son abolition définitive. En ce sens, aucun mouvement "intellectuel", aucune autorité, politique ou religieuse -on ne connaît que trop leur frilosité face au lobbying- ne nous aidera. 
bernard

*une corrida a toutefois été organisée à AIX-les-BAINS à la belle époque.



Alliance anticorrida

Comité radicalement anti corrida

Fédération des luttes pour l'abolition de la corrida

Par amisdesbetes - Publié dans : Ethique
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