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Voici donc l’épilogue d’une affaire démarrée il y a maintenant plus de 18 mois !
Tous ces chiens ont vécu, dans l’indifférence générale, pendant des années, et ce à la sortie d’une ville, au vu et su de tous, sur le parcours d’un chemin de randonnée, en bord de route, seuls, coupés de toute présence et chaleur humaine, isolés dans leurs « baraquements » de fortune, dans la boue, le froid, la plus extrême des solitudes, voués à la reproduction puisqu’il s’agissait d’un élevage !
Certes les animaux que nous avons recueillis n’ont pas été battus, ils ont juste été entreposés là. Nourris un jour sur deux, partageant leur sinistre sort avec les rats !
Oubliés leurs besoins les plus fondamentaux !
Juste là pour rentabiliser leur achat en produisant encore et encore des portées vendues par internet à des familles qui ne sauront jamais d’où viennent ces chiens.
Quelle émotion lors de leur récupération ! les voir sortir de la forêt, hagardes, désorientées, pressentant sans doute la fin du
calvaire et montant sans aucune difficulté dans le camion du refuge, entourées par les jeunes qui m’ont accompagnée.
L’odeur est à peine supportable, (elles présentent toutes une diarrhée putride) mais chacune prend place et
s’installe pour le voyage. Notre joie immense, enfin…la liberté, l’espoir !
Les rescapées sont maintenant à l’abri au refuge. Démusclées, affaiblies, carencées, mais sauves ! Réapprenant à vivre, jouer, manger (et oui, estomac rétréci, peu habitué à recevoir de la bonne nourriture) partager le quotidien des hommes, …..la vie quoi !
Je ne peux m’empêcher de penser au sort des autres chiens de ce mouroir puisqu’en mars 2008 nous dénombrions une douzaine de chiens. Fallait-il tant de temps pour faire cesser ce scandale ?
Au fait : notre plainte a été classée sans suite pour « infraction insuffisamment caractérisée"….
Sans commentaire.
Anne ASKEVIS
Les animaux à l'arrivée au refuge : au centre de la photo : SAMBA
La santé des 4 chiens recueillis ne nous inquiète pas outre mesure excepté pour le cas de SAMBA, mais les carences alimentaires
subies pendant leur croissance ont laissé des traces bien identifiables