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Le blog de l'association Amis des Bêtes

Un tortionnaire d'animaux condamné à de la prison

12 Octobre 2013, 08:38am

Publié par amisdesbetes

Au delà, je l'avoue, d'une  satisfaction instantanée que me procure la lecture d'un tel jugement, car, semble t'il enfin, il prend en compte la souffrance animale, la question que je me pose naturellement est de savoir quels effets  miraculeusement bénéfiques peuvent produire 3 mois d'enfermement sur cet individu.

Que penser encore d'une société qui condamne un "pauvre type" qui tue un chien, ce que, bien sûr, je condamne également, et qui ne comdamne pas la corrida et sa pratique dans le sud de la France, ni le chasseur qui traque un cerf pendant des heures avant de l'achever au couteau.

 

Selon qu'on soit puissant ou misérable etc...etc

bernard

 

article de la la Dépêche

 

Les faits sont suffisamment éloquents et la peine suffisamment rare pour être soulignée. «ça fait 20 ans que je plaide dans ce type de dossiers, je n’avais jamais pu obtenir de la prison ferme», constatait hier Laure Berges, avocate de la fondation Brigitte Bardot et de la SPA Tarn-et-Garonne, parties civiles dans un dossier de cruauté animale. Soulagée Laure Berges quand le président Alain Birgy condamna le prévenu à 6 mois de prison dont trois mois avec sursis et mise à l’épreuve (SME) durant 3 ans, nonobstant les dommages et intérêts que ce dernier devra verser aux parties civiles ; Peine assortie d’une obligation de soins, d’indemniser les victimes et d’une interdiction définitive de détenir un animal domestique. Trois mois de prison ferme donc qui, même sans mandat de dépôt, mettent une réelle pression sur le prévenu si d’aventure il confondait à nouveau l’animal avec un simple objet. Sur le banc des parties civiles également, Jean-Louis Pujol intervenait hier au bénéfice de l’autre victime de ce dossier, en l’espèce la maîtresse du chien tué par le prévenu, elle-même sévèrement violentée ce jour-là.

Ce dossier correctionnel a effectivement conduit à la barre un homme réputé violent, enclin à une alcoolisation chronique et à des excès inquiétants. Son casier judiciaire atteste de ses mauvais penchants. Hier, cet homme d’une trentaine d’années était donc jugé pour deux délits commis simultanément : d’une part les violences exercées «en état d’ivresse manifeste» sur la cliente de Me Pujol. D’autre part des «sévices graves ou actes de cruauté envers un animal domestique ou apprivoisé».

Le prévenu a jeté le chien sur le carrelage, le tuant sur le coup

Les faits se déroulent rue Laborie à Valence-d’Agen le 2 juin dernier chez le prévenu où la maîtresse et son chien, un petit bichon noir pesant quelques kilos seulement, ont été invités en présence d’un tiers. L’alcool aidant, la discussion s’anime, notamment au moment d’évoquer des faits que le prévenu aurait commis par le passé en tuant à main nue le chat de son invitée. Des faits, hier à la barre, récusés par l’auteur désigné mais dont la seule évocation ce 2 juin 2013, le placèrent dans une rage folle. La maîtresse du chat tué et du chien qui pour l’heure dort paisiblement sur le lit de la chambre voisine, essuiera tout d’abord une série de gifles et de coups. Puis, comme pour donner raison à son accusatrice, l’homme se rend dans la chambre, se saisit du bichon endormi et le jette violemment au sol, le tuant sur le coup. Devant les gendarmes en garde à vue comme hier face au tribunal, le prévenu qui se défend seul, admet avoir tué le bichon : «je reconnais mes torts» (sic) lance-t-il avant d’invoquer les troubles dont il serait victime.

Pour la partie civile le délit de cruauté animale tel que prévu et réprimé ( deux ans de prison et 30 000 euros d’amende) au titre de l’article 521-1 du code de procédure pénale, est caractérisé. Pour le tribunal également qui condamna l’auteur des faits.

Mais en marge du droit, c’est bien d’humanité dont il était question hier, de cette impérieuse obligation de respecter la vie en général et la vie animale en particulier… Ce que des esprits simples ont trop souvent du mal à envisager : «Frères à quelques degrés qu’ait voulu la nature» disait Lamartine, judicieusement cité hier par Me Berges…

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