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Le blog de l'association Amis des Bêtes

Stop visiting zoos

20 Février 2014, 11:44am

Publié par amisdesbetes

Si la mort de Marius la girafe vous attriste réellement, alors arrêtez de fréquenter les zoos !

traduction de l'article en anglais: vegactu

 

 

Article traduit par Philippe Colinge de:  If you’re really saddened by the death of Marius the giraffe, stop visiting zoos,

 

girafet

 

Il ne nous viendrait pas à l’idée de nous rendre dans une prison pour nous faire une idée de ce qu’est une société humaine typique, alors il n’a pas non plus de sens d’observer des animaux emprisonnés pour les connaître.

 

 S’il y a jamais eu le moindre doute quant au fait que les zoos n’ont aucune autre objectif que l’emprisonnement des animaux intelligents pour le profit, la mise à mort ce dimanche de Marius, un girafon âgé de 18 mois, celui-ci s’est définitivement évaporé. Le zoo de Copenhague a fait naître Marius en captivité, en permettant à sa mère de lui donner la vie tout en sachant que ce bébé allait constituer un « surplus » par rapport à ses exigences et qu’il allait être « inutile » pour la reproduction, ses gènes étant trop courants.


Est-ce ainsi que l’on souhaite éduquer les futures générations au respect du vivant?

Le zoo a utilisé le bébé girafe pour attirer des visiteurs, puis l’a assassiné. Il a été abattu plutôt que recevoir une injection mortelle et indolore, juste pour que sa chair ne soit pas contaminée lorsqu’elle a été découpée face à des écoliers horrifiés puis littéralement jetée aux lions.

 

Comme les événements de ce week-end le montrent, la reproduction d’animaux dans les zoos ne constitue pas une pratique durable, en raison des limites au niveau de l’espace et aussi parce que cette pratique crée un surplus d’animaux non désirés. On estime que près de 7.500 animaux présents dans des zoos européens sont considérés, à l’un ou l’autre moment, comme du « surplus ».

Lorsque Marius a fait les titres des journaux, il est également apparu que des lions étaient détruits au Longleat Safari Adventure Park, dans le Wiltshire, en raison d’une surpopulation qui a occasionné un « comportement violent excessif ». Toute personne persuadée qu’il est interdit, au Royaume-Uni, de pratiquer la reproduction pour ensuite tuer les animaux devrait revoir sa position : il est en effet tout à fait courant que des zoos euthanasient des nouveau-nés mâles de toutes espèces, parce qu’ils n’ont tout simplement aucun endroit où les mettre lorsqu’ils grandissent. D’autres animaux indésirables sont vendus aux enchères et trimballés aux quatre coins du globe.

Les programmes de reproduction des zoos n’ont aucune finalité de conservation parce que les girafes, comme d’autres animaux nés dans les zoos, ne sont que rarement réintégrés dans leurs habitats naturels, s’ils le sont jamais. Alors qu’ils insistent sur l’aspect « préservation », les zoos dépensent des millions pour garder des animaux confinés, alors que les habitats naturels sont détruits, que les animaux sont tués et que les financements pour assurer leur protection sont insuffisants.

Lorsque le zoo de Londres a dépensé 5,3 millions de livres pour la mise en place d’un nouvel enclos pour les gorilles, le consultant en charge du partenariat « Survie des grands singes » des Nations-Unies a indiqué que la contradiction entre les dépenses somptuaires des zoos et la rareté des ressources disponibles pour la conservation des espèces menacées à l’état sauvage le mettait mal à l’aise. « Cinq millions de livres pour trois gorilles, alors que c’est le nombre de gorilles tués chaque jour dans certains parcs nationaux, faute de quelque Land Rover, de personnel qualifié et de patrouilles de lutte contre le braconnage. Cette situation doit être terriblement frustrante pour le gardien d’un parc national. »

Les animaux détenus dans les zoos sombrent souvent dans la folie en raison de leur vie en captivité, tandis qu’au terme de leur visite, les visiteurs n’ont rien appris de significatif à propos du comportement naturel, de l’intelligence ou de la beauté des animaux. Voir des animaux qui s’ennuient ou qui sont déprimés n’a rien de digne. Dans la nature, les gorilles ne mangent pas leur propre vomi et ne s’arrachent pas les poils par frustration. Les ours polaires libres ne marchent pas constamment de long en large sur du béton. Le comportement typique des animaux captifs, comme le fait de mordre les barreaux, de s’automutiler, de faire les cent pas en se balançant, est tout à fait inconnu chez leurs congénères en liberté.

Il ne nous viendrait pas à l’idée de nous rendre dans une prison pour nous faire une idée de ce qu’est une société humaine typique, alors cela n’a pas non plus de sens d’observer des animaux emprisonnés pour les connaître. À l’heure actuelle, nous avons des films en IMAX et des chaînes télévisées entièrement consacrées aux documentaires animaliers, qui font office de voyages virtuels et apprennent à des générations d’enfants à connaître les animaux sans leur nuire. Nous n’avons plus aucune excuse pour garder prisonniers des animaux intelligents et sociaux et pour leur refuser tout ce qui, pour eux, est naturel et important. Dès sa naissance, le destin de Marius était de vivre une vie misérable aux mains de ses geôliers humains. En captivité, les girafes meurent rarement de vieillesse. S’il n’était pas mort hier, il aurait passé sa courte vie comme sujet d’exposition, échoué dans un climat froid, à des milliers de kilomètre de son véritable habitat. Bien que sa mort nous bouleverse, c’est sa naissance qu’il aurait fallu empêcher. Je souhaite que nous puissions voir une telle indignation chaque fois qu’un animal naîtra dans un zoo.


Pour toute personne qui se préoccupe réellement des girafes et de tous les autres êtres qui purgent des peines de prison à vie dans les zoos, espérons que le récit de Marius réveillera les consciences. Cessons de fréquenter les zoos et faisons plutôt des dons en faveur des campagnes qui protègent réellement les animaux dans leurs habitats naturels.

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