Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Le blog de l'association Amis des Bêtes

La Corneille et la cruche....et les enfants!

22 Août 2012, 16:00pm

Publié par amisdesbetes

 

 

Connaissez-vous la fable " la corneille et la cruche"d'ESOPE : ecrivain grec et figure emblématique de la fable (VIIème- VIème, siècle avant JC). Il inspira notemment Jean de la Fontaine qui a retranscrit nombre de ses fables.

 

La corneille et la cruche.

 

Un jour, une corneille altérée trouva pour son bonheur une cruche contenant de l'eau. Mais, hélas! lorsqu'elle voulut boire, elle constata que le niveau de l'eau était si bas qu'elle ne pouvait l'atteindre de son bec. Elle essaya bien de renverser la cruche, mais en vain : celle-ci était trop lourde.

La corneille assoiffée désespérait de boire lorsqu'il lui vint une idée. Elle se saisit d'un caillou et le laissa tomber dans la cruche. Elle en mit un autre, puis un autre, un autre encore, et ainsi de suite. Peu à peu, l'eau montait dans le récipient et, bientôt, notre corneille put étancher sa soif.

 

La mise en scène d'animaux est utilisée par Esope pour parodier les hommes, mettre en exergue leurs défauts, leurs malices. Au lecteur de tirer les leçons qui en découlent. En l'occurence la morale de cette fable souligne la valeur de la présence d'esprit et de l'opiniâtreté.

Mais la particularité de cette fable est que le choix des animaux n'est pas du au hasard et que l'anecdote ne provient pas de l'imagination d'Esope. Cette fable reflète ni plus ni moins que la réalité, c'est ce qu'ont montré Lucy Cheke et ses collègues de l'université de Cambridge en 2011. (Pour la science, n°419 sept 2012) Dans leur expérience, des corvidés (geais des chênes,) sont placés dans une situation comparable. Ils doivent élever le niveau de l'eau dans un tube pour y atteindre un appât qui flotte en utilisant la même stratégie que dans la fable et l'expérience montre qu'au bout de quelques essais les oiseaux ont compris ce qu'il faut faire.

Des psychologues, dans une nouvelle étude, ont soumis des enfants au même test. Résultat : entre 5 et 7 ans, enfants et oiseaux ont des performances identiques. Formulé autrement, on peut donc dire que les oiseaux font aussi bien que des enfants humains agés de 5 à 7 ans. A partir de 8 ans ce n'est plus vérifié, les enfants trouvent tout de suite la solution.

Puisse cette expérience, et bien d'autres similaires, faire changer notre regard sur ce monde animal dont nous sommes encore probablement loin d'avoir perçu toute les capacités et les richesses et nous amener à un peu plus d'humilité devant lui.Geai des chenes 4 28122008 - Pierre buffiere 

Commenter cet article