Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Le blog de l'association Amis des Bêtes

Résultats du vote en faveur de l'arrêt des subventions européennes à la corrida

30 Octobre 2015, 17:18pm

Publié par amisdesbetes

Le 28 octobre les députés européens ont voté majoritairement en faveur de l'arrêt des subventions à la corrida

 

Résultat du vote en faveur ou contre l'arrêt des SUBVENTIONS EUROPEENNES à la corrida (subventions aux éleveurs de taureaux destinés à la corrida)

 

Région Sud-Est nous avons 13 députés européens

 

n'ont pas voté :                     Jean-Marie LE PEN (FN)

                                              Marie-Christine VERGIAT (front de gauche)

Abstention :                           Dominique MARTIN (FN)

                                              Vincent PEILLON (PS)

 

Ont voté Contre l'arrêt des subventions et donc pour le maintien des subventions :

                                        Renaud MUSELIER (LR)

                                        Françoise GROSSETÊTE (LR)

                                        Michel DANTIN (LR)

Ces députés, tous du parti LR, sont insensibles à la souffrance animale, nous devons nous en souvenir

Ont voté POUR l'arrêt des subventions européennes à la corrida :

                                       Marie-Christine ARNAUTU (FN)

                                       Bruno GOLLNISCH (FN)

                                       Mireille D'ORNANO (FN)

 

                                       Michèle RIVASI (EELV)

 

                                      Sylvie GOULARD (UDI)

 

                                      Sylvie GUILLAUME (PS)

Ces députés sont sensibles à la souffrance animale nous devons nous en souvenir

Lire la suite

Cirques avec animaux sauvages interdits dans de nombreuses villes

26 Octobre 2015, 16:35pm

Publié par amisdesbetes

 Cirques avec animaux sauvages interdits dans de nombreuses villes

Arnaud BÉLIER. Article de Sud Ouest du 20/11

Ronq (Nord) est la quinzième commune à interdire les cirques qui présentent des animaux sauvages, relayant ainsi l'appel de la Fondation 30 millions d'amis

Les dompteurs ont du mouron à se faire. « Ours haltérophiles, éléphants acrobates, tigres cascadeurs, singes cyclistes… Il n'est pas dans la nature de l'animal de faire des numéros de clowns et le public est encore loin de s'imaginer les techniques qui sont utilisées pour amener un animal à exécuter un ordre demandé », s'insurge une pétition lancée par la fondation 30 millions d'amis adressée au président de la Commission européenne.

15 communes

De plus en plus de communes renoncent à accueillir des cirques qui produisent des animaux sauvages : Bagnolet (Seine-Saint-Denis), Bessancourt (Val-d'Oise), Chassieu (métropole de Lyon), Creil (Val-d'Oise), Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne), Ilkirch (Bas-Rhin), La Trinité-sur-Mer (Morbihan), Montreuil (Seine-Saint-Denis), Portes-lès-Valence (Drôme), Roquebrune-sur-Argens (Var), Vernaison (métropole de Lyon), Villeneuve-lès-Avignon (Gard), Vourles (Rhône) et Yerres (Essonne).

Code des collectivités territoriales

Dernière en date, Ronq, commune de 13 666 habitants située dans le département du Nord. Le maire Vincent Ledoux a pris récemment un arrêté « interdisant strictement sur le territoire de la Ville de Ronq tout cirque détenant des animaux sauvages ». Le maire s'appuie sur le Code général des collectivités territoriales qui stipule que les animaux sauvages doivent être placés « dans des conditions compatibles avec les impératifs biologiques des différentes espèces et qui garantissent leur sécurité, leur bien-être et leur santé ».

Troubles cardiaques…

Or, pour Vincent Ledoux, ces conditions ne sont pas réunies dans les cirques. Le maire de Ronq juge que « les conditions de détention et de dressage des animaux sauvages leur occasionnent des pathologies avérées – troubles cardiaques, arthrite, stéréotypies, troubles du comportement – et que les normes minimales requises ne peuvent pas être respectées du fait de la nature itinérante de ces établissements ».

Lire la suite

Monsieur le Président : lettre de Yves PACCALET

23 Octobre 2015, 09:28am

Publié par amisdesbetes

Monsieur le président ! Je lis l’entretien que vous accordez au magazine "Le Chasseur français" du 21 octobre 2015. Vous voulez protéger l’appellation "Laguiole" (le couteau et le fromage) que de gros malins ont accaparée : d’accord ! Vous refusez de créer une nouvelle niche fiscale qui ferait aux chasseurs le cadeau de leur permis de tuer : encore heureux…


D’autres de vos propos me plaisent moins. Je ne pense pas, comme vous, que les chasseurs entrent dans la catégorie de ceux qui "défendent la nature". Ils l’exploitent et la massacrent plus qu’ils ne la gèrent. Ils ne l’aiment qu’ensanglantée.

Les chasseurs, ces "nuisibles"

Je comprends que, pour des raisons électorales, vous manifestiez "beaucoup de considération" à leur égard : mais vous oubliez que d’autres, parmi vos électeurs potentiels, et bien plus nombreux selon les sondages, désirent protéger et contempler ces espèces que les chasseurs n’apprécient qu’au bout de leur fusil.


En France, le nombre des chasseurs a chuté au-dessous du million, probablement même à moins de 900.000 (les chiffres de l’Office national de la Chasse posent problème). Or, ces moins de 1,5 % de la population nationale privent les parents et les enfants de toute promenade en forêt le mercredi et le dimanche (voire d’autres jours lorsqu'une "battue" est ouverte).

Au vu des accidents que provoquent ces Nemrods (une quarantaine de morts et plusieurs dizaines de blessés par an, rien que dans notre pays), ils devraient, bien davantage que les requins (lesquels causent moins de dix morts chaque année, et dans le monde entier), être classés parmi les espèces les plus dangereuses de la Terre. Parmi les "nuisibles", pour utiliser un adjectif de leur vocabulaire que je récuse…

Je vous rappelle que le loup est protégé


Monsieur le président, dans votre entretien au "Chasseur français", votre sortie sur les loups me semble particulièrement inadmissible :

"Chaque année, dites-vous, il sera décidé du nombre de loups à abattre en fonction de l’évaluation des risques et de la croissance de la population de loups".

Je vous rappelle que Canis lupus est une espèce protégée par la Convention européenne de Berne, que la France a ratifiée, et qui ne saurait être modifiée que par une décision des deux tiers des signataires. Je m’étonne de la contradiction qui surgit, ici, entre votre fonction régalienne de gardien de la Constitution et des institutions du pays, et l’autorisation littéralement hors la loi que vous accordez à des tueurs d’animaux protégés.


Sur le fond, je vous rappelle que les loups sont revenus par eux-mêmes sur notre territoire, depuis l’Italie voisine (certains, désormais, y rentrent depuis l’Allemagne et la Suisse ; en attendant leurs congénères espagnols). Au rebours de ce que vous suggérez, leur population n’est nullement en accroissement. En France, ils étaient un peu plus de 300 en 2014.

Cette année, on en dénombre moins. Or, les "autorisations" de "prélèvement" (la litote utilisée pour dire qu’on leur loge une balle dans le ventre) ont été augmentées de moitié : elles passent de 24 à 36. Une absurdité, fût-ce aux yeux du plus ignorant des naturalistes…

13 loups déjà fusillés de façon "officielle"


Monsieur le Président, depuis le mois de juillet 2015, comme le relève l’association de protection de la nature FERUS, 13 loups ont déjà été fusillés de façon "officielle" (et d’autres braconnés). Les éleveurs de brebis réclament qu’on en exécute toujours davantage. Certains bergers (et les politiciens qui les caressent dans le sens de la laine) vont jusqu’à exiger l’"éradication" du prédateur. Allez-vous leur donner raison ?

Je vous rappelle que, s’il existe 300 loups en France, on en recense 1 500 en Italie et 2 000 en Espagne, où les problèmes que pose le carnivore sont infiniment moins aigus que chez nous. Si nous désirons réellement aider les bergers (ce qui est notre volonté à tous deux), nous devons améliorer le gardiennage des troupeaux dans la montagne (en embauchant par exemple des chômeurs), plutôt que d’envoyer ad patres les rares "fauves" qui nous restent.

Car l’ennemi numéro un de l’éleveur n’est pas le loup, mais le prix de la viande de mouton sur un marché mondial dominé par l’Australie, la Nouvelle-Zélande et l’Argentine.

Je regrette que, tels les pires politiciens de la droite de la droite (mettons Christian Estrosi ou Laurent Wauquiez), vous vous entêtiez à faire de Canis lupus le trop facile bouc émissaire de notre incapacité à réguler ce secteur de l’économie.

Les loups, les bouquetins : du sang, toujours du sang !

Monsieur le Président, durant votre quinquennat, j’ai la tristesse de constater que la nature sauvage endure le martyre. Vous êtes en train, en ce moment même, de transformer nos forêts, nos montagnes et nos mers en parages où le sang ruisselle. Les abattages succèdent aux carnages, et cela ne semble guère vous toucher.


Vous avez entamé, et vous vous préparez à conclure, une extermination du troupeau de bouquetins du massif du Bargy, en Haute-Savoie. La justice a rejeté le recours des associations naturalistes : plusieurs centaines de ces ruminants vont donc mourir dans les alpages, tirés à l’arme lourde par une légion de nervis aidés d’hélicoptères.

Pourquoi cette folie ? Parce que certains ongulés seraient vecteurs de la brucellose. Mais le massacre a été ordonné avant même qu’on ait confirmé la contamination, et au mépris de la seule solution scientifique et efficace au problème : la vaccination !


Les loups, les bouquetins : du sang, toujours du sang !

Les chasseurs réclament (et obtiennent !)

Monsieur le Président, pourquoi ne raisonner qu’avec l’esprit du bourreau ? À l’île de la Réunion, je constate la même indignité : dans le cadre du plan gouvernemental intitulé "Cap Requins", plusieurs requins bouledogues, des requins tigres et même un grand requin blanc ont été récemment "prélevés".

Ces poissons superbes n’avaient mordu personne. On les harponne et on les achève à titre "préventif", alors qu’ils figurent (au moins pour le tigre et le grand blanc) sur la liste des espèces en voie d’extinction dressée par l’Union internationale pour la Conservation de la Nature (l’UICN).


Partout en France, les chasseurs réclament (et obtiennent !) qu’on les autorise à organiser des battues au renard ou des déterrages de blaireaux. Au nom de la tradition et de la "ruralité", ils veulent continuer à piéger à la trappe ou à la glu les ortolans, les pinsons ou les bouvreuils.

Ils exigent qu’on leur permette de "résoudre" le "problème" des vautours, qu’ils accusent ridiculement d’attaquer les vaches vivantes. Ils se font forts de régler le sort des corbeaux, des cormorans, des phoques, des dauphins, que sais-je ?

Je l’ai entendu hier et j’en suis resté sur le derrière : des grues cendrées en migration par milliers au lac du Der ! Les chasseurs, ces prétendus "amis de la nature", désirent en vérité éliminer manu militari tout ce qui les "gêne" dans leur utilisation simpliste et univoque (tuer ! tuer !) des composants sublimes et nécessaires de nos écosystèmes.

Je n’aime pas, monsieur le Président, que vous vous placiez unilatéralement dans leur camp.

L'écologie ne doit pas se résumer aux questions d'énergie


Monsieur le Président, nous sommes nombreux, dans ce pays, à ne plus supporter l’holocauste. Je désirerais que, pour vous et votre gouvernement, l’écologie ne se résume pas aux questions d’énergie, de pollution ou de transport, bref à des combats que je mène également, depuis quarante ans, mais qui ne sont pas suffisants.

J’aimerais qu’en prononçant le mot "biodiversité", vous preniez enfin conscience que la nature subit davantage de blessures et de désastres qu’elle n’en a jamais enduré depuis que l’Homo est sapiens. Je voudrais que vous formiez, dans votre imagination, l’image de vraies plantes, de vrais animaux, de vrais prédateurs.

Faites taire les fusils et écoutez la symphonie du monde !

Je serais ravi que vous n’adoptiez pas pour ligne politique l’idée de confier la gestion de la "ruralité" aux chasseurs plutôt qu’aux écologistes ; aux mitrailleurs plutôt qu’aux amoureux de la beauté vive ; aux massacreurs en tenue léopard plutôt qu’aux amis de la subtilité et des équilibres ; aux assassins des beautés palpitantes plutôt qu’aux naturalistes, aux promeneurs, aux écrivains, aux cinéastes, aux peintres, aux poètes et aux rêveurs.


Je revendique de votre compréhension et de votre amour de l’humanité même que vous laissiez à l’usage de nos enfants et des enfants de nos enfants les trésors vivants que nourrit encore la Terre. Que vous preniez la défense du requin, du loup, du lynx et de l’ours brun, plutôt que de les laisser agonir d’injures et anéantir à la balle ou au couteau par des êtres basiques, obsédés par la mort du "nuisible" ou du "gibier", et fiers de revêtir l’uniforme martial pour aller répandre la terreur à travers champs et bois.


Je vous en supplie, monsieur le président : faites taire les fusils et écoutez la symphonie du monde !

Lire la suite

Les oiseaux du Paradis

18 Octobre 2015, 09:20am

Publié par amisdesbetes

Magnifique!

Site Bioécologie janvier 2013

Publié par JMB

Des images extraordinaires sur les oiseaux de paradis en Nouvelle Guinée. Des chercheurs du laboratoire d'ornithologie de l'université de Cornell (USA) tentent de percer les mystères de la parade nuptiale de ces oiseaux.

D'autres vidéos ici

The Birds-of-Paradise project reveals the astounding beauty of 39 of the most exquisitely specialized animals on earth. More information here.

This link will take you several more clips.

Lire la suite

Communiqué de Sea Shepherd

13 Octobre 2015, 15:06pm

Publié par amisdesbetes

"Banzai !
15 millions d'euros d'amende
32 à 36 mois de prison ferme pour les trois officiers du Thunder.

110 jours de traque en mer et la mise hors d'état de nuire du plus célèbre des braconniers de légine australe. Au moins, vous savez où vont vos dons"
émoticône wink

‪#‎seashepherd‬ ‪#‎operationicefish‬

Communiqué de Sea Shepherd

VERDICT HISTORIQUE EN MATIÈRE DE PÊCHE ILLÉGALE !

Le Thunder, braconnier notoire de légine australe recherché par Interpol depuis 10 ans et traqué pendant 110 jours par les navires de Sea Shepherd l'hiver dernier a été déclaré coupable par la Cour de Justice de Sao Tomé. Au terme de la plus longue traque de braconniers de l'histoire maritime, le capitaine du Thunder avait fini par couler son propre bateau pour échapper à Sea Shepherd et détruire les preuves qui ont malgré tout été récupérées par nos membres d'équipage, juste avant que le navire ne coule par 4000 mètres de fond.

VERDICT DE LA COUR :

15 MILLIONS D'EUROS d'amende pour la pollution et le préjudice causés à l'océan.

32 à 36 mois de prison ferme pour les trois officiers accusés de falsification et de négligence.

Chapeau bas à nos équipages et en particulier à Peter Hammarstheadt (Suède) et Sid Shakravarty (Inde), les capitaines de nos deux bateaux engagés dans cette mission.

Cette victoire est historique, c'est la première qu'une ONG permet ainsi l'arrestation d'un braconnier qui écope d'une peine aussi lourde. Cette victoire est aussi celle de tous ceux qui nous soutiennent et rendent possibles ces longues expéditions en mer. Pour les océans, MERCI !

‪#‎endillegalfishing‬ ‪#‎operationicefish‬ ‪#‎seashepherd‬

Lire la suite

Hélicoptères, tireurs d’élite… Apocalypse now sur le massif du Bargy !

9 Octobre 2015, 11:02am

Publié par amisdesbetes

source LPO

 

Nos associations le redoutaient, le Préfet de Haute-Savoie l’a fait : contre toute attente il a déclenché ce jeudi 8 octobre 2015 une opération massive d’abattage de 200 à 300 bouquetins dont les cabris nés dans l’année. Couvert, semble-t-il, par les décisions de la ministre officiellement en charge de l’écologie, et par le ministre de l’agriculture, l’abattage indiscriminé du seigneur des Alpes, officiellement protégé par les conventions internationales ratifiées par la France, a commencé. Sombre jour pour l’écologie en France.

 

Bouquetin (Capra ibex) - Crédit photo : Jean-Pierre Crouzat

Nos associations en appellent en urgence au Président de la République pour qu’il ordonne l’arrêt immédiat de ce massacre injustifié.

Cédant à la pression d’une partie du monde rural, sous prétexte de présence de brucellose sur une partie des bouquetins (d’ailleurs introduite par l’élevage domestique), le Préfet de Haute-Savoie s’acharne à vouloir éradiquer la quasi-totalité de la population présente sur le Massif du Bargy. Il a déjà procédé à des opérations massives d’abattage, avec les résultats inverses, à savoir la dissémination de la maladie notamment sur les plus jeunes animaux.

Dès cette nuit et pour plusieurs jours semble-t-il, les gendarmes ont bouclé le massif du Bargy, empêchant tout accès. Les tireurs sont acheminés par hélicoptère. Hier, des dizaines de bouquetins ont été tués par balle. On ne saura jamais combien d’entre eux étaient indemnes de maladie !

Pourtant toutes les études et tous les avis sont convergents, du rapport de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) à l’avis du Conseil scientifique de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) chargé en l’occurrence de cette basse besogne, de l’avis du Conseil national de protection de la nature (CNPN) à celui des différents vétérinaires et spécialistes du bouquetin. Non seulement l’abattage de la totalité des bouquetins est illusoire, mais le risque est grand d’une dissémination à d’autres massifs par la dispersions des quelques animaux qui auront échappé aux tireurs. Les solutions existent pourtant comme l’abattage des seuls animaux malades, la vaccination et le suivi dans le temps des animaux sains.

Non, Monsieur le Préfet, on ne gère pas une épizootie dans une montagne comme on le fait avec un troupeau de 20 vaches dans une étable ! Les expériences internationales en témoignent.

Pire, le Préfet précipite l’abattage sans attendre que soit examiné le recours juridique déposé par nos associations et dont l’audience est fixée…dans 10 jours seulement ! Il précipite l’opération pour ne pas avoir à tenir compte d’une décision qu’il redoute. Que nous restera-t-il si le juge confirme l’erreur d’appréciation que nous mettons en évidence ? Qui ressuscitera les animaux injustement et inutilement abattus ?

Enfin, le préfet veut agir sans témoin : 7 de nos militants présents sur le massif ont été interpellés, menottés et conduits en hélicoptère à la gendarmerie où ils ont dû s’acquitter d’une amende.

Lorsque que des éleveurs prennent en otage le Président et le Directeur du Parc National de la Vanoise, non seulement on satisfait immédiatement à leurs revendications, mais ils ne sont pas inquiétés. Lorsque nos associations se contentent d’observer des pratiques contestables, ils sont interpellés.

Monsieur François Hollande, vous avez déclaré vouloir faire de la France un pays exemplaire en matière de protection de la biodiversité d’une part, et de la démocratie environnementale d'autre part. Prouvez-le. Il est encore temps car il faudra plusieurs jours pour tuer autant de bouquetins. Prouvez-nous que nous ne siégeons pas pour rien dans des instances de concertation environnementale depuis tant d’années.

Lire la suite

Vidéo de la manifestation anticorrida le 04 octobre à Rodilhan

7 Octobre 2015, 16:13pm

Publié par amisdesbetes

Le 4 octobre 2015, Rodilhan La Honteuse a de nouveau été le théâtre de scènes de guerre civile : 250 gendarmes en tenue de combat, barriérage anti-émeute sécurisant un périmètre de 2 kilomètres, lacrymogènes à profusion, fumées, sirènes, slogans et violences policières gravissimes avec toujours les mêmes uniques victimes – les manifestants anticorrida, des citoyennes et citoyens de notre pays qui refusent et refuseront toujours que puissent perdurer des spectacles de torture qualifiés de délit par le Code pénal mais exemptés de peine dans le sud du pays.

Oui, des gendarmes qui frappent et gazent des citoyens refusant la perpétration d’un délit, sur ordre d’un préfet appuyé par un Premier ministre qui couvrent un maire paranoïaque, c’est en France et en 2015 que ça se passe. Et, depuis le lynchage en réunion de 70 militants anticorrida à Rodilhan le 8 octobre 2011, par l’entêtement de ce maire buté qui met à chaque fois ses administrés en prison et sa ville en état de siège pendant la durée des spectacles de torture, chaque année à la même époque, de nouveaux supplices rituels de veaux ont lieu, devant un public de plus en plus clairsemé (certains d’entre nous sont rentrés dans les arènes et ont pris des photos pour le prouver).

source : Anna Galore

 

En ce premier dimanche d’octobre, le dispositif d’enfermement du centre-ville a connu une nouvelle escalade : seulement cinq passages possibles, obturés par des grilles de deux mètres ou plus, rendant toute traversée de la commune quasi impossible, saLe colonel Lacroix a pris l’initiative de nous compliquer la tâche en bloquant plusieurs axes supposés être ouverts à notre manifestation déclarée, bien en dehors du périmètre interdit. Pourquoi ? Parce que.

Un colonel qui a paru à de nombreuses reprises totalement dépassé par notre déploiement d’énergie et la multiplication de nos actions aux cinq points de contrôle. Certains de ses gendarmes ont semblé souvent perdus au milieu de nos rangs, jetant des regards peu assurés partout à la ronde et se déplaçant sans raison évidente.uf à passer à travers champs ou à faire des détours considérables. Ce que nous avons fait toute la journée pour perturber le plus possible les accès entre le quartier de haute sécurité et le monde libre.

 

De nombreuses photos montrent des scènes incroyables de gendarmes paniqués, perdant tout sang-froid sans raison, gazant outrageusement à bout portant des manifestants pacifiques qu’ils ont regroupés assis sur un bout de chaussée loin de la zone interdite, en rase campagne, donc dans un lieu où ils avaient tous les droits de se trouver, frappant à coups de poing un anticorrida, envoyer à plusieurs mètres une autre, blessant sérieusement une troisième à la jambe d’un violent coup de pied et la gazant à bout portant. Les matricules des coupables ont été relevés, les agressions ont été filmées, des plaintes seront déposées.

Entre midi et 16 heures, horaire de la seconde séance de supplice, nous avons fait hurler nos sirènes et nos voix pour accompagner la pause repas-détente des pervers terrés à l’intérieur des grilles. De nombreux incidents violents causés par les gendarmes ont marqué cette phase : jet de capsules lacrymogènes en plein milieu de la foule des manifestants, charges, coups, interpellations. Un petit groupe de militants déterminés emmenés par Jean-Pierre Garrigues ont sauté dans le ruisseau qui servait de frontière entre l’extérieur et le pénitencier à ciel ouvert, et sont allés se jucher sur la rive face au parking des aficionados pour continuer à les haranguer malgré les jets de gaz et mise en joue par un flash-ball des gendarmes pour tenter de le faire taire.

 

 

 

La dernière partie de la journée nous a vus nous remettre en place aux sorties de la commune pour prolonger le désagrément des barbares jusqu’à la tombée de la nuit. Dans l’une de ses prises de parole, Jean-Pierre Garrigues a demandé aux gendarmes qui lui faisaient face s’ils n’auraient pas été plus utiles dans le Var pour aider les victimes des terribles intempéries ou pour s’occuper de vrais terroristes. Plusieurs opinaient, l’un a même dit à son voisin : « On n’a rien à faire ici ». Des gradés ont félicité Jean-Pierre pour la façon dont il mène notre combat en général et dont s’est déroulée cette journée en particulier. Il faut dire et redire que les consignes données par Jean-Pierre le matin à tous les manifestants étaient, comme toujours, de rester strictement non violents – aucune atteinte physique aux personnes (forces de l’ordre ou aficionados) ni aux biens. Ces consignes ont été parfaitement respectées tout au long de la manifestation par toutes les personnes présentes. De fait, une fois encore, les seules victimes de violence sont dans nos rangs.

On aimerait bien savoir ce que les Rodilhanais ont pensé de la façon dont leur maire a organisé leur fête de village cette année encore. Un cran de plus dans l’escalade démente que vit Rodilhan année après année. Et plus c’est pire et plus le maire s’enfonce vers la folie sécuritaire en donnant carte blanche aux pires violences pour qu’une poignée de vampires à la dérive ait sa dose de sang.

 

En ce qui nous concerne, notre détermination est redoublée, plus que jamais. L’immense majorité des militants présents nous ont exprimé leur enthousiasme et leurs félicitations pour cette action que nous considérons comme une grande réussite, même si malheureusement tous les taureaux sont morts.

Rien ne nous fera reculer, pas plus des gaz lacrymo vite dissipés que des coups portés par des gendarmes indignes de leur uniforme. Le procès de janvier 2016 ne changera rien à notre mobilisation : tant que Reder ou d’autres s’entêteront à organiser des corridas, nous reviendrons pour nous y opposer. Le combat ne cessera que lorsque la corrida aura été abolie. Nous y travaillons avec nos alliés députés abolitionnistes, qui sont déjà plus de cent à vouloir faire disparaître cette horreur de notre monde.

 

 

Lire la suite

1 2 > >>