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Le blog de l'association Amis des Bêtes

Faire interdire les cirques avec animaux dans sa commune

26 Juin 2015, 14:51pm

Publié par amisdesbetes

Faire interdire les cirques avec animaux dans sa commune

Cet article a été rédigé en partenariat entre Animalter et l'association Code Animal, il date de 2013, mais est toujours d'actualité.

Rappel : en 2014 l'association Amis des Bêtes avait rédigé 1 courrier dans ce sens à Dominique DORD  maire d'Aix-les-Bains qui nous a répondu prendre bonne note des informations transmises  sans nous faire obtenir l'interdiction souhaitée.

 

La loi permet à chaque maire de prendre des arrêtés municipaux propres à son territoire. Aussi, tout citoyen peut demander à ce que soit soumis au conseil municipal de sa commune une motion visant à interdire la présence de cirques avec animaux sur son territoire.

Plusieurs villes et communes ont déjà pris cette décision, comme vous pourrez le constater dans cet article (en cours de mise à jour).

Toutes les communes sont concernées

Même si votre commune n'accueille que peu ou pas de cirques, cette décision peut être simplement symbolique et refléter une volonté progressiste. Ainsi, avec un brin de médiatisation, elle pourra permettre de faire prendre conscience au plus grand nombre de la nécessité d'en finir avec la détention des animaux pour nous divertir. Dans l'espoir que cette décision agisse comme un appel d'air pour les communes environnantes, voire à l'autre bout de l'Hexagone.

Pour maximiser les chances de parvenir à un succès et espérer un vote de la part des élus en faveur de cette motion, il est nécessaire de suivre ces 4 étapes :

1. Constituez un groupe

Une action groupée aura toujours plus d'influence qu'une action isolée. Pour cela, prenez contact avec les éventuelles associations locales de défense animale et exposez-leur votre projet. Ils devraient approuver sans trop de difficulté. Il n'y a personne chez vous ? Ce n'est pas un souci : regroupez-vous entre amis (2, 3 ou +) et suivez la méthodologie proposée.

Contactez ensuite par mail < cirque@code-animal.com > l'association Code Animal qui est spécialisée sur cette thématique et qui saura vous accompagner ou vous aiguiller utilement. D'autre part, n'hésitez pas à en parler à des amis et à les convaincre du bien fondé de votre démarche, pour qu'ils vous rejoignent à leur tour ou lancent la même démarche dans leur bourgade.

2. Étudiez le dossier

Si vous voulez être pris au sérieux, vous devez connaître un minimum le sujet. Vous trouverez toutes les informations nécessaires sur le site de « Code Animal ».

Nous vous conseillons de télécharger le guide « Cirques, le changement, c'est maintenant » ainsi que le rapport réalisé en 2008 par cette même association, qui s'intitule « Derrière les paillettes, le stress... », documents que vous aurez imprimés en plusieurs exemplaires pour l'étape suivante !

3. Demandez un entretien avec les élus locaux

Vous pouvez naturellement solliciter le maire et les conseillers municipaux afin de les rencontrer pour leur exposer les arguments vous amenant à cette démarche. Il est recommandé d'envoyer un courrier demandant un rendez-vous (modèle de courrier).

Le jour du rendez-vous, vous leur exposerez les arguments qui vous amènent, vous leur remettrez  le guide et le rapport précédemment évoqués, et leur présenterez par la même occasion l'arrêté municipal prêt à signer ainsi que la liste de cirques sans animaux que vous trouverez dans la colonne de droite.

Le but est de persuader le maire d'inscrire votre motion à l'ordre du jour de la prochaine séance du conseil municipal, qui se réunit au moins 1 fois tous les 3 mois. N'oubliez pas qu'il représente les habitants et que cette demande est légitime.

4. Être présent le jour du vote de la motion

Bonne nouvelle, la séance du conseil municipal est ouverte au public (sauf exceptions). Vous pouvez donc y assister et rencontrer les élus avant qu'elle ne débute. Vous assisterez peut-être à une délibération localement « historique ».

Pensez à nous tenir informés de vos démarches.
Bonne chance !

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Aidez les "nuisibles"

17 Juin 2015, 15:28pm

Publié par amisdesbetes

Aidez les « nuisibles » : exprimez-vous contre leur classement

Martre-110La Ministre de l’Écologie, du Développement Durable et de l’Énergie consulte le public sur le projet d’arrêté fixant les listes et les modalités de destruction des espèces « nuisibles » dans chaque département. Envoyez votre avis via ce formulaire, insérez« Votre message » dans l’encadré en bas de la page. Attention, la consultation n’est ouverte que jusqu’au 21 juin 2015 inclus.

Le contexte :

Une espèce peut être classée « nuisible » dans un département pour protéger :
la santé et la sécurité publiques, la faune et la flore sauvages, les activités agricoles, forestières et aquacoles et la propriété en général.

Depuis 2012, les espèces classées « nuisibles » sont réparties en 3 listes distinctes :

  • les espèces artificiellement introduites dans le milieu naturel français
  • les espèces que les chasseurs souhaitent continuer à « gérer » (sanglier, lapin de garenne et pigeon ramier)
  • et les espèces indigènes qui ne présentent pas d’intérêt cynégétique.

Ce projet d’arrêté porte sur ce dernier groupe et concerne renard, belette, putois, martre, fouine, corbeau freux, corneille noire, pie bavarde, étourneau sansonnet et geai des chênes. Il fixe les listes départementales pour 3 ans, et va donc s’appliquer du 1er juillet 2015 au 30 juin 2018 !

L’ASPAS vous invite à prendre connaissance de la liste fixée dans votre département (toutes les listes par département sont en annexe du projet d’arrêté).

Pour connaître les modifications apportées, téléchargez le tableau récapitulatif de l’ASPAS ICI.

Pour connaître les modifications apportées, téléchargez le tableau récapitulatif de l’ASPAS ICI.

bandeau-nuisible

Pour effectuer votre propre rédaction, vous trouverez ci-après les demandes, analyse et position de l’ASPAS.

L’ASPAS s’oppose de manière générale à la destruction illimitée d’espèces animales autochtones que permet leur classement parmi les « nuisibles » d’un département.

Concernant ce projet en particulier, l’ASPAS demande :

  • l’abandon de la notion d’espèce « nuisible »,
  • l’interdiction du déterrage du renard,
  • la reconnaissance du rôle bénéfique de ces espèces dans les écosystèmes et vis-à-vis des activités humaines,
  • à ce que les espèces ne soient classées qu’à proximité immédiate des activités sensibles à leur présence,
  • à ce que les espèces ne puissent être détruites qu’après étude et mise en œuvre de méthodes alternatives telles que la protection des installations sensibles et l’effarouchement, et que cette mise en œuvre soit constatée par une personne indépendante,
  • à ce que les intérêts cynégétiques ne puissent pas justifier la destruction d’une espèce animale.

Cliquez sur la phrase ci-dessous pour obtenir les informations détaillées.    

POUR EN SAVOIR PLUS, voici l'analyse détaillée du projet d'arrêté :
  • Abandonner la notion de « nuisible » et reconnaître le rôle de chaque espèce
    L’ASPAS demande à ce que soit totalement abandonnée la notion d’espèce « nuisible », qui n’a aucun fondement biologique.
    Les espèces concernées par ce projet d’arrêté sont des espèces naturellement présentes dans le milieu naturel français. Elles participent aux équilibres des écosystèmes, et sont bénéfiques aux activités humaines en régulant d’autres espèces animales ou en disséminant des végétaux. Pour la plupart, elles jouent un rôle de police sanitaire en débarrassant la nature de cadavres d’animaux, évitant ainsi la propagation de maladies.
  • Des modes de destruction barbares, non sélectifs, aux conséquences non contrôlées
    Ce projet d’arrêté continue à autoriser le piégeage en tout temps des espèces « nuisibles » et le déterrage du renard. Or les pièges tuants, qui tuent l’espèce dès sa capture, sont toujours autorisés en France, malgré les risques que cela fait courir aux espèces protégées, aux espèces non « nuisibles » et aux animaux domestiques. Le déterrage quant à lui engendre des heures de souffrances pour l’animal traqué, et pour sa portée lorsque le déterrage a lieu en pleine période d’élevage des jeunes. Ces pratiques barbares et non sélectives devraient être interdites.
    En outre, les destructions induisent nécessairement une réponse comportementale des animaux visés : ceux-ci peuvent se déplacer, adapter leur fécondité ou encore laisser une place libre que d’autres animaux vont rapidement occuper. Ces réponses rendent les destructions inutiles, voire contre-productives (propagation de maladies du fait du déplacement d’animaux porteurs d’un germe fuyant les destructions, élevage des jeunes rendu plus facile du fait de l’élimination d’animaux parasites augmentant ainsi les populations, etc.). Les pouvoirs publics, conseillés par le monde cynégétique, continuent d’appliquer des méthodes d’apprenti-sorcier, sources de grande souffrance, sans en étudier les conséquences sur le comportement des animaux.
  • Des prédateurs naturels tués pour satisfaire le plaisir des chasseurs
    L’ASPAS l’a longtemps dénoncé, et certains tribunaux l’ont même sanctionné. Pourtant, aujourd’hui, le ministère l’assume et l’écrit noir sur blanc : les prédateurs naturels peuvent être tués pour protéger le gibier des chasseurs. Cet arrêté prévoit en effet que renard, pie bavarde, belette et autres mustélidés peuvent être tués à proximité des enclos destinés aux lâchers de gibier et dans les territoires où sont favorisées ces espèces chassables, autant de zones dans lesquelles nos prédateurs naturels sont inévitablement attirés par une nourriture abondante et facilement accessible car peu habituée à la vie sauvage. Un simple loisir, qui plus est aussi funeste que la chasse, ne devrait pas primer sur la préservation de notre patrimoine naturel.
  • Protéger les activités plutôt que détruire une espèce animale
    Les mustélidés peuvent être piégés uniquement à proximité de certaines activités, mais tirés en tout lieu. Le renard peut être tiré partout, mais uniquement près des élevages avicoles à partir du 31 mars. L’étourneau sansonnet peut être tiré uniquement près de certaines cultures, mais être piégé partout. Le geai des chênes peut être piégé dans les vergers et vignobles mais tiré partout, etc. Exceptée la pie bavarde qui ne peut être détruite qu’à proximité de certaines activités quel que soit le mode de destruction, les espèces peuvent être détruites indépendamment des activités à protéger, même dans des lieux où aucun dégât n’a été causé, et même dans des lieux où aucun dégât n’est susceptible d’être causé. L’objectif est donc de détruire un spécimen de l’espèce parce qu’il appartient à cette espèce, et non de trouver une solution à un problème posé par la présence de ce spécimen.
    Une espèce ne devrait pouvoir être détruite qu’à proximité immédiate des activités sensibles à sa présence et si aucun autre moyen n’existe pour pallier le problème posé.
  • Des méthodes alternatives obligatoires mais incontrôlables
    Les oiseaux sont protégés par la directive « Oiseaux », la martre et le putois par la directive « Habitats ». À ce titre, leur destruction ne peut être autorisée qu’après recherche, étude et mise en œuvre infructueuse de méthodes alternatives qui permettraient de protéger les activités humaines au moins aussi efficacement que leur destruction. Pourtant, ce projet n’impose pas que la réalité de cette mise en œuvre soit constatée par une personne indépendante, laissant à chacun la responsabilité de respecter les dispositions européennes. Or la difficulté à initier ces alternatives et la facilité de recourir aux armes n’incitent pas les acteurs à préférer la méthode douce, pourtant plus efficace que la destruction sur le long terme.
  • Campagnols : un pas timide vers la lutte naturelle
    Ce projet interdit la destruction des renards et des mustélidés dans les zones où sont mises en œuvre des luttes chimiques contre les campagnols, reconnaissant ainsi le rôle d’auxiliaires que peuvent jouer ces espèces. Cette mesure aurait pu être une bonne nouvelle, si le Ministère avait totalement abandonné la lutte chimique. Dans ce projet, lutte chimique et lutte naturelle coexistent, ce qui ne règle pas le problème de l’utilisation de substances nocives en pleine nature et favorise l’ingestion de poisons par les prédateurs de campagnols.
  • Interdire l’utilisation des armes en pleine ville
    La destruction à tir des mustélidés est interdite dans les zones urbanisées. Pour des questions de sécurité évidentes, cette interdiction devrait être étendue à toutes les espèces.
  • La fouine et la martre, un classement très étendu
    La martre et la fouine sont respectivement classées dans 29 et 81 départements, contre 19 et 69 la saison précédente. Rappelons que la martre est protégée par la directive « Habitats » de 1992, qui impose de rechercher préalablement à sa destruction, les méthodes alternatives qui permettent de parvenir au même niveau de protection des activités concernées. Ces espèces pourront être détruites sur un vaste territoire alors qu’aucune étude relative à l’état de leurs populations n’a été diligentée. 
  • Pie bavarde et étourneau sansonnet, des espèces dont le déclin n’est pas pris en compte
    Les populations de pies bavardes ont connu un très fort déclin à la fin du XXème siècle (- 70 % en France), et l’étourneau sansonnet fait partie de ces espèces communes qui, en 30 ans, ont connu un déclin de plus de 90 % en Europe. Pourtant, la pie bavarde est classée dans 64 départements et l’étourneau sansonnet dans 45. Ces espèces sont considérées comme communes mais n’en subissent pas moins les conséquences des pratiques agricoles irresponsables, de la destruction et de la dégradation de leur habitat. Autant d’éléments que le projet d’arrêté ne prend pas en compte, ajoutant encore des causes de régression de ces espèces. 
  • Le renard, une espèce classée partout en France
    Le renard est classé dans 90 départements (contre 96 la saison précédente). Cette espèce autochtone peut donc être détruite sur la quasi totalité du territoire français. Pourtant, cette espèce joue un rôle utile contre la prolifération de certains micromammifères et contre la propagation de maladies en éliminant cadavres et animaux malades.
    Les dégâts causés aux poulaillers interviennent en général sur des installations vétustes qui ne sont pas correctement protégées, et ne justifient le classement du renard partout en France.
    Le tort réel de cette espèce prédatrice et opportuniste est de s’attaquer un peu trop souvent au gibier des chasseurs, qui voient en elle une concurrente insupportable.
    A minima, la destruction de cette espèce ne devrait être autorisée qu’à proximité immédiate des activités sensibles, et à condition que celles-ci soient correctement protégées.
  • Le corbeau freux et la corneille noire, des espèces qui compensent largement les quelques dégâts recensés
    En tant que consommateurs de nombreux animaux tels que mulots, campagnols, larves de hannetons, ou encore chenilles processionnaires, le corbeau freux et la corneille noire sont des auxiliaires précieux pour l’agriculture. Parfois charognards, ils nous débarrassent de cadavres d’animaux et des épidémies qui peuvent en résulter. Le rôle de la corneille noire et du corbeau freux, respectivement classés dans 84 et 59 départements, n’est pourtant pas pris en compte : ces espèces peuvent être détruites en tout lieu, même très éloigné des activités sensibles à leur présence. 
  • La belette, le putois et le geai des chênes : un classement qui reste restreint
    Le geai des chênes est classé dans 4 départements (Alpes-de-Haute-Provence, Hautes-Alpes, Ariège et Tarn-et-Garonne), le putois est classé dans 2 départements (Loire-Atlantique et Pas-de-Calais), la belette dans 1 département (Moselle). Ces départements font montre d’une grande incompétence, puisque plus de 95 % des départements savent cohabiter avec ces espèces. Celles-ci doivent tout simplement être retirées de la liste des « nuisibles ».
  • Les quelques avancées
    Elle sont peu nombreuses, raison de plus pour les souligner et les soutenir lors de vos rédactions :
    - l’enfumage du renard devient interdit ;
    - le renard n’est plus classé dans les départements de la Savoie, des Hauts-de-Seine, de Seine-Saint-Denis et du Val de Marne ;
    - le tir des mustélidés ne peut plus intervenir en ville ;
    - les tirs dans les nids des corneilles noires sont interdits ;
    - le nombre de départements où sont classés renard, corbeau freux et corneille noire diminue.
     

Vous pouvez exprimer votre opinion en vous inspirant de ces éléments, mais un point de vue personnalisé aura plus de poids que plusieurs avis reprenant le même modèle, au mot près.

Nous comptons sur votre mobilisation,
merci d’avance pour votre participation.
L’équipe de l’ASPAS
Tout dysfonctionnement du site internet du ministère n’est pas du fait de l’ASPAS. Nous vous invitons à renouveler ultérieurement votre participation en cas de message d’erreur.

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Succès de la marche "fermons les abattoirs" à Paris

14 Juin 2015, 05:24am

Publié par amisdesbetes

Succès de la marche &quot;fermons les abattoirs&quot; à Paris

Je n'ai jamais vu de manifestation pour manger plus de viande mais j'en vois de plus en plus pour en manger moins, voire ne plus en manger du tout

Succès de la marche &quot;fermons les abattoirs&quot; à Paris
Succès de la marche &quot;fermons les abattoirs&quot; à Paris
Succès de la marche &quot;fermons les abattoirs&quot; à Paris
Succès de la marche &quot;fermons les abattoirs&quot; à Paris
Succès de la marche &quot;fermons les abattoirs&quot; à Paris

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L 214 porte plainte contre la ferme usine des 1000 vaches

11 Juin 2015, 08:18am

Publié par amisdesbetes

L 214 porte plainte contre la ferme usine des 1000 vaches

Suite aux révélations relatives à la société exploitant la ferme-usine des « 1000 Vaches », L214 dépose une plainte pour mauvais traitements auprès du Procureur de la République d’Amiens. Devant l’incapacité des exploitants à s’occuper correctement des animaux et à se plier au respect de la réglementation (permis de construire, nombre d’animaux, ...)*, L214 demande aux autorités d’agir pour que la fermeture de cette usine intervienne au plus vite.

→ Lire la suite Maltraitance à la ferme des 1000 vaches

 

L 214 porte plainte contre la ferme usine des 1000 vaches

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Hommage au curé Jean MESLIER

7 Juin 2015, 15:52pm

Publié par amisdesbetes

Hommage au curé Jean MESLIER

u curé

 

Jean Meslier, né à Mazerny (Ardennes) le 15 juin 1664, est un prêtre et philosophe. Il fut curé d’Étrépigny durant 40 ans où il est mort au début de l’été 1729. Son existence n’a été connue qu’à partir de la publication en 1762 par Voltaire, sous le titre de "Testament de J. Meslier", d’une version très édulcorée de l'original. Le texte de Voltaire était présenté comme un extrait d’un texte beaucoup plus volumineux, retrouvé chez lui. L'athéisme radical de jean Meslier s'y trouve transformé en un déisme prudent

En fait, jean Meslier, curé athée, écrit son « Mémoire », un volumineux traité de philosophie matérialiste (philosophie qui ne croit pas à l'immatérialité de l'âme et donc à son immortalité) à la fin du règne de Louis XIV, alors qu’une misère noire règne dans les campagnes. Jean Meslier a pensé sans le secours d'une grande bibliothèque et sans le secours des salons parisiens de l'époque où pouvaient se réunir tous les grands intellectuels  ( Diderot, Buffon, Voltaire, D'alembert etc...) Mais il a lu Montaigne et Descartes ainsi que Malebranche et Spinoza. Il écrit seul, le soir, à la lumière de la bougie, dans son petit presbytère de curé... athée. Par cet ouvrage, il a montré combien Dieu était une fiction et la religion une invention utile au pouvoir. Il a travaillé à la rédaction de son livre pendant 10 ans entre 1719 et 1729. Jean Meslier est un esprit totalement novateur, il veut abattre le régime féodal d’alors et l’Église qui le soutient. Il y appelle à la révolution prolétarienne qui devrait aboutir à une société  communiste. Il effectue prudemment 4 copies de son « Testament » pour espérer qu'un exemplaire au moins puisse ne pas être détruit et puisse lui survivre, car naturellement aucune édition n'aurait pu être envisagée de son vivant. L'Eglise qui avait connaissance de certains de ses engagements fera très vite disparaître son corps à sa mort en 1729.

Il est le premier philosophe de son temps à promouvoir à la fois le matérialisme, l’athéisme, la révolution et le « communisme ».

Révolutionnaire en tout, jean Meslier l'est également sur le terrain de la philosophie envers les animaux, Ce curé anarchiste a pris le parti des humbles, des humiliés, des petits, des sans grade. Normal qu'il se range au coté des animaux.

Descartes, dans son Discours de la Méthode, que l’on se plaît pourtant encore bien souvent à considérer comme relevant du plus éthéré des raffinements de la pensée, consacre cependant une place à la théorie lourde, barbare et inhumaine des « animaux-machines » par laquelle il refuse aux animaux pensées et sentiments, réservés par lui et ses disciples, pour justifier Dieu et la croyance en lui, aux seules créatures humaines.

 Alors que Descartes, pour élever l’homme au rang de création particulière de Dieu, abaisse les animaux, Jean Meslier les élève pour abaisser Dieu au rang de création particulière de l’homme. Pour Meslier, les animaux, comme les hommes sont doués de sentiments et de pensées. Il écrit : « c'est une cruauté et une barbarie de tuer, d'assommer et d'égorger comme on fait, des animaux qui ne font point de mal, car ils sont sensibles au mal et à la douleur aussi bien que nous, malgré ce qu'en disent vainement, faussement et ridiculement nos nouveaux cartésiens qui les regardent comme de pures machines (…) Ridicule opinion, pernicieuse maxime et détestable doctrine, puisqu'elle tend manifestement à étouffer dans le cœur des hommes tout sentiment de bonté, de douceur et d'humanité qu'ils pourraient avoir pour ces pauvres animaux » Précurseur de l’éthologie moderne, Jean Meslier considère qu’ils ont eux aussi un langage et, outre qu’il est peut-être moins élaboré que celui des hommes, que ce langage ne diffère que sur ce point : « il n’est point suspect ni équivoque : il est clair et net, et est moins suspect que le langage ordinaire des hommes qui souvent sont pleins de déguisements, de duplicité et de fourberie ».

Texte réalisé à partir du site consacré à jean MESLIER : Amis de jean MESLIER

et de "Cosmos" de Michel ONFRAY

Un article retraçant plus complètement l'histoire du curé Meslier  : le monde libertaire

 

Hommage au curé Jean MESLIER

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La corrida radiée du Patrimoine Culturel Immatériel

4 Juin 2015, 17:00pm

Publié par amisdesbetes

La corrida radiée du Patrimoine Culturel Immatériel

http://www.anticorrida.com/actu/corrida-radiee-pci/

 

Coup de tonnerre dans le ciel de la tauromachie
Victoire du CRAC Europe et de Droits des Animaux !

La Cour d’Appel de Paris donne raison aux associations de défense des animaux en considérant que le classement de la corrida au Patrimoine Culturel Immatériel de la France a été abrogé !

 

En ce 4 juin 2015, nous apprenons par nos avocats, Me Eric Verrièle et Me Christophe Courage que la Cour Administrative d’Appel de Paris (CAA), saisie par les associations CRAC Europe et Droits des Animaux, a considéré dans un arrêt du 1er juin que la « décision d’inscription de la corrida à l’inventaire du patrimoine culturel immatériel de la France doit être considérée comme ayant été abrogée» par le ministère de la Culture. De ce fait, les associations attaquaient une décision de classement qui n’existe plus d’où le non-lieu à statuer dans la décision de la CAA (voir ci-dessous).

« Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation des associations  » Comité radicalement anti-corrida Europe  » et  » Droit des animaux « . (…) »

Les aficionados ne pourront donc plus se prévaloir de ce classement pour promouvoir cette activité occasionnant de graves souffrances pour les animaux. Classement opéré dans des conditions occultes, dénoncé par Frédéric Mitterrand lui-même alors ministre de la Culture : « La tauromachie n’est pas une tradition innocente et j’imagine le forcing auquel ont dû se livrer en catimini toutes sortes d’élus pour entraîner une poignée de fonctionnaires à consigner cette inscription (La récréation, 2013) ».

A l’heure où la France reconnait le caractère sensible de l’animal, et la commission européenne rappelle que « L’Union européenne attache une grande importance au bien-être animal », il est plus que temps d’abolir la corrida, ce à quoi, forts de cette victoire, nous allons plus que jamais continuer à nous employer.

Pour le CRAC Europe
Jean-Pierre Garrigues
Tél. 06 75 90 11 93

Pour DDA
David Chauvet
Tél. 06 21 66 29 24

onsidérant que :
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France 4 ce jeudi 4 juin à 20h35

4 Juin 2015, 08:52am

Publié par amisdesbetes

4 juin à 20h35 France 4

L'émission le point Quotidien sera consacré à la manifestation anticorrida d'Alés du 16 mai dernier

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L'odeur de l'herbe coupée

1 Juin 2015, 12:52pm

Publié par amisdesbetes

Préférez une lecture sur plein écran : https://www.youtube.com/watch?v=uwixWJ79TLk

Un film de Franck VIGNAT

 

Réalisé en Lorraine, ce documentaire donne la parole à tous les acteurs de la vie de renard. Un piégeur, un chasseur, un scientifique, un naturaliste et deux agriculteurs exposent leurs points de vue, pour vous aider à faire le vôtre sur cet animal sujet à tant de controverses .
Auxiliaire utile pour les uns, nuisible concurrent pour les autres, le renard laisse peu de gens indifférents, de ceux qui l'adulent, à ceux qui le traquent, le discours est toujours passionnel ...et passionnant .
A l'exception des faisans issus d'élevages, tous les animaux de ce film sont libres et sauvages.
Franck Vigna ( http://www.lilibellulefilms.sitew.fr/...)
Musique originale : gmö (https://www.facebook.com/gmo.land )
En savoir plus :http://www.goodplanet.info/video/20
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