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Le blog de l'association Amis des Bêtes

Il jette un chat contre le mur de l'Immeuble

31 Janvier 2014, 15:45pm

Publié par amisdesbetes

Une vidéo qui a fait le tour du net vendredi  avant d'être retirée de you tube.

Cet homme de 24 ans pseudo" Farid de la Morlette" saisit le chaton et le projette violemment à plusieurs mètres de hauteur contre le mur de la tour, encouragé par le rire de ses comparses imbéciles. Retombé à terre le chaton parait assomé mais il semble encore bien vivant après le choc et la chute.

Une pétition à l'encontre de cet individu a circulé immédiatement sur la toile et à cette heure 58000 personnes avaient signé, l'homme de 24 ans, est en garde à vue.


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Ce n'est pas mon habitude de poster ce genre de fait divers sordide dans ce blog, mais ces actes gratuits, surtout d'une cruauté insensée, m'interpelleront toujours, sur ce que nous, humains appartenant tous à la même espèce, sommes capables de faire. Cette cruauté filmée,  part absolument infime de l'immense cruauté dont les hommes sont capables, il n'y a qu'à ouvrir le premier livre d'Histoire venu, me révolte et me répugne, mes mots sont faibles.

Cette vidéo indisponible aujourd'hui, est à mettre en perspective avec celle il y a peu, postée ici même, où l'on voyait un groupe de chamois surpris par une avalanche se faire  emporter  et parvenant  finalement à s'en sortir. En la voyant  je m'étais dit : tiens , dans le temps de ma ( lointaine) jeunesse les gens auraient ri de voir l'accident se produire, tout comme rient les imbéciles de la vidéo de Farid de la Morlette.  Les applaudissements et la joie des quelques spectateurs ayant assisté à la fin heureuse des chamois me font garder un peu d'espoir.

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Les veaux ont-ils une âme

30 Janvier 2014, 18:08pm

Publié par amisdesbetes

Les veaux ont-ils une âme ?

Pourquoi manger du veau ? C'est fade, c'est sec, il faut noyer ça dans des océans de sauce, d'épices et d'art culinaire pour le rendre acceptable par le palais, ça ne nourrit pas, ça encombre l'estomac pendant des heures... Pourquoi donc s'acharner à manger du veau ?
Vous qui me connaissez, vous savez que la question que je viens de poser n'est pas la vraie question. Ma vraie question. Vous qui me connaissez dans les coins, vous ricanez, finauds. Vous savez que ma vraie question est : pourquoi arracher les veaux à leurs mères meuglant leur détresse pour les parquer dans une cage-gavoir où on les engraissera vaille que vaille en un temps record à coups de super-aliments, d'hormones, d'anabolisants, d'antibiotiques et de tous les engrais de forcerie, dans le noir total afin que la chair reste blanche - quel Brillât-Savarin de mes deux a décrété que le veau devait être blanc de neige ou ne pas être ? - avant l'abattoir industriel, pourquoi ?
Hé, ballot, si on laisse le veau à sa maman, il va lui pomper le lait, tout son lait, et qu'est-ce qui restera pour le biberon de nos blonds bébés, futurs rois de la Création ? Ça, mon vieux, je m'en fous. Si les femelles d'hommes ne sont pas capables de sécréter le lait nécessaire à leurs morveux, qu'elles les regardent crever. Ou qu'elles les gavent d'un de ces produits hautement synthétiques, cocktail de super-aliments protéinés, sucrés, hormonisés, anabolisés, antibiotisés et le reste qui réussissent si bien aux bébés veaux, aux bébés moutons, aux bébés cochons... Le résultat en sera une génération d'hommes athlétiques, musclés du bide et puissants du cerveau, guéris d'avance de toutes les maladies imaginables avant même de les avoir attrapées puisqu'ils auront préalablement été bourrés de tous les médicaments qui soignent ça, comme précisément les veaux... Mieux encore (on peut rêver) : que les hommes étendent donc aux hommes les hardiesses chimico-diététiques qu'ils déploient pour les animaux de boucherie. Qu'ils concoctent des tourteaux compacts, nourrissants et équilibrés, qui ne nécessiteront aucun meurtre, aucun sang répandu, aucune vache-mère meuglant de désespoir... Merde, la science appliquée est là pour ça, réveillons-la à coups de pied, secoue-toi le cul, vieille pute, il n'y a pas que la bombe à neutrons à découvrir, ni que le gaz foudroyant, ni que la crème à bronzer hyper-filtrante...
D'ailleurs, il faudra bien y venir, à la bouffe synthétique tirée du pétrole, de la terre glaise ou du mâchefer irradié : vingt milliards de morfaloux dans trente ans, comment croyez-vous que ça va se passer ? Bien fait pour vos gueules, pondeuses mystiques, pondeuses cupides à troisième enfant, pondeuses patriotes, pondeuses linottes oublieuses de pilule.
Bon. On ne tue plus les veaux. Alors ? Alors, ils deviennent bœufs, alors on les abat, alors on les mange. Rouges, fermes, saignants... C'est vrai. Qu'est-ce qu'on est goinfres ! Nos terribles mâchoires dévorent le monde. Par un bout. Le recrachent par l'autre. Changé en merde. L'homme, machine à changer le monde en merde. Eh là, eh là, tu oublies les œuvres de l'esprit. Tu oublies l'âme immortelle... C'est vrai. Excuse-moi. L'homme n'est pas une bête, lui. Il a le droit. Puisque c'est lui qui le dit. Mais puisqu'il a ce qu'il appelle une âme, machine à déceler, sinon à créer, le beau, le laid, le cruel, l'horrible, pourquoi fait-il comme s'il n'en avait pas ?
Et si on se l'invente, ta barbaque synthétique, si même on arrive à convaincre les gourmets, les bouchers et les éleveurs, si l'on cesse de tuer pour la bouffe, alors, tu sais quoi ? Eh bien, les bœufs, les vaches, les chevaux, les moutons, les cochons, les poulets, les canards, eh bien on cessera simplement de les élever, et il n'y en aura plus, ils auront disparu, espèces éteintes, une croix dessus. Ouais... Ça, c'est pas l'essentiel. L'essentiel, c'est qu'on ne tuerait plus, qu'on ne gaverait plus, qu'on ne torturerait plus. L'essentiel, pour moi. Les bons cons qui déplorent la disparition des baleines au nom de l'espèce ! Esthètes, va ! Collectionneurs ! Petits vieux ! Je déplore l'industrie de la chasse à la baleine au nom du harpon-obus perforant la baleine après une poursuite effroyable, lui explosant dans les viscères, arrachant déchiquetant écrabouillant, je déplore l'angoisse horrible et la souffrance et la mort, je souffre mes viscères éclatés et ma trouille et ma mort, je suis la baleine, comme je suis le veau, le bœuf, le cochon qu'on saigne tout vivant - le boudin, c'est si bon ! -, et vous êtes l'assassin, et vous êtes l'ennemi, et, pardonnez-moi, je vous hais.
Mais si on ne les tue pas, si on les lâche dans la - mets des guillemets, surtout - "nature", dans ce qu'il en reste, ils vont devenir quoi ? Ils vont devenir gibier. Les chasseurs vont se régaler la gâchette ! D'autant que tes grosses bêtes seront, automatiquement, des "nuisibles". Elles ne vont pas se contenter de brouter sagement les maigres touffes non-appartenant à exploitants payant impôts, non vouées à la nourriture du genre humain, seule espèce sacrée de la Création, c'est son Dieu qui le dit, c'est-à-dire elle-même. Hé oui. Vous êtes bien le fumier suprême. L'ordure absolue. Ce que vous ne tuez pas pour vous nourrir - ou plutôt pour vos petites miteuses voluptés gastronomiques -, vous le massacrez pour le plaisir. Pour faire joujou. En rotant, après bien bouffé bien bu, pour la digestion. Grosses vaches ! (Pardon, les vaches.) Tas de merde qui vous croyez tas de merde pensants, parce qu'un tas de merde d'entre vous autres tas de merde vous l'a dit...
Pourquoi je suis en boule comme ça ? Parce que c'est en ce moment la grande bataille du veau. Du veau français. Du veau français bourré d'hormones et de toutes les saloperies interdites - interdites mon cul : tu sais ce que vaut une interdiction en France, pays de la démerde, du pourboire et de la magouille électorale - du veau français que les Ritals - non, mais, quels sales cons, ceux-là ! - ne veulent plus donner à leurs enfants dans les petits pots, parce que ces enfants deviendraient des Ritals monstrueux, chose vexante. Voilà. Cette grande querelle du veau ne s'est déclenchée que parce que le veau trafiqué risque de, comme je viens de vous le dire, être nocif pour la petite santé de l'homme et de sa descendance. Alors, ça, c'est pas tolérable, ça. Voilà des années qu'on "élève" les veaux en batterie, qu'on les traite systématiquement en tubes à sécréter de l'escalope, que ces malheureux enfants - je parle des veaux, le veau AUSSI est un enfant - vivent une courte vie d'une horreur à vous dresser les cheveux sur la tête, ET ÇA N'A JAMAIS ÉMU PERSONNE. Pour qu'on s'intéresse au sort des veaux, il faut que cela comporte des conséquences fâcheuses pour la santé des mangeurs de veaux ! Et encore, ceci ne serait rien, le puissant lobby des éleveurs de veaux prétend que ce n'est pas vrai. Mais le vrai scandale, ce qui mobilise les médias et indigne l'opinion, c'est que cela est mauvais pour l'économie française ! Des catégories sociales sont lésées ! Là, oui, ça bouge. Enfoirés !
Je souhaite de tout mon cœur qu'un jour - si possible après ma mort - les multitudes affamées - affamées par nous - des Asies, des Afriques et des Amériques se ruent sur le vieux monde aux décadences subtilement sanglantes, sur le vieux monde aux gastronomies raffinées où la sauce cache le gavoir et l'abattoir, et, la viande de boucherie ayant disparu, parquent les Blancs dans des enceintes implacables, les forcent à se reproduire, leur fauchent l'enfant à la sortie du trou et l'engraissent "en batterie", et l'égorgent proprement - le sang servira pour la sauce - et l'accommodent selon les recettes tant délectables trouvées dans les beaux livres de cuisine illustrés en couleurs. Le bébé d'homme blanc ressemble beaucoup, d'un point de vue culinaire, au bébé bœuf, ou au bébé cochon : fade, sec, demande une sauce relevée.
Ce ne sera d'ailleurs même pas une consolation : les foules exotiques, pour pitoyables qu'elles soient, ne sont pas moins stupides, cruelles, indifférentes, sensuelles, en un mot pas moins cons, que nous. C'est juste un petit plaisir esthète que je me donne, comme ça. Ça ne console pas mais ça soulage.
François Cavanna.

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Ils ont essayé d'empêcher la chasse à courre

26 Janvier 2014, 10:56am

Publié par amisdesbetes

Glénic (Creuse) ce matin du 26 janvier. Bravo à ces courageux défenseurs de la cause animale. En France, la chasse à courre est  protégée par la loi, dans une grande partie de l'Europe elle est tout simplement interdite

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Sous pression des chasseurs la chasse des oies prolongée jusqu'au 10 février

25 Janvier 2014, 07:48am

Publié par amisdesbetes

Oies cendrees vol Aurelien Audevard

oies cendrées en vol, photo Aurélien Audevard

 

 

Communiqué LPO

 

Le Ministère de l'Écologie a décidé de prolonger la chasse des oies, de jour comme de nuit, dans tous les départements et sans limite de prélèvement jusqu'au 10 février. La LPO appelle ses membre et sympathisants à réagir à un texte qui bafoue la Directive Oiseaux en autorisant le tir en période de remontée vers les lieux de reproduction.


Cher membre ou sympathisant,


 5 projets d'arrêtés ont été mis à la consultation du public sur le site du ministère de l'Ecologie avant d'être examinés au CNCFS du mardi 28 janvier puisque celui du 16 janvier a été repoussé sur pression des chasseurs (*).

L'un d'entre eux affecte particulièrement la LPO puisqu'il prolonge la chasse des oies, de jour comme de nuit, sans limite de prélèvement, dans tous les départements, jusqu'au 10 février 2014 !

Ce texte bafoue les principes de la Directive Oiseaux qui prohibe la chasse des oiseaux migrateurs pendant leur trajet de retour vers leur lieu de nidification (article 7 § 4), dénient/renient la jurisprudence du Conseil d'Etat dont le dernier arrêt du 7/11/2012 (CE n° 356464) a condamné l'Etat français et annulé son arrêté autorisant la chasse « pseudo-scientifique » des oies en février 2012....

Ce texte a été rédigé sous la plume des chasseurs de gibier d'eau des FDC de la Somme, du Nord, du Pas-de-Calais (cf. leur communiqué de presse du 8/01/2014 intitulé « nous chasserons en février ») suivi par les nemrods de Gironde, de Charente-Maritime et des Landes qui ont fait pression sur le ministre, à la veille d'élections municipales notamment ....

La faune/biodiversité, une fois encore, fait le jeu des pressions électoralistes et toujours au détriment de l'intérêt général et du bien public.

Nous vous encourageons à répondre vite et défavorablement à cette consultation avant le 28 janvier 2014 et vous trouverez ci-dessous notre communiqué de presse qui reprend nos principaux arguments sur les contre-vérités cynégétiques !

Cliquez sur la rubrique « Donnez votre avis » en bas du projet et à la case TITRE, écrivez CONTRE la chasse des oies en février 2014.

Merci de faire une réponse personnelle car les « réponses copier-coller » ne sont pas comptabilisées et de bien exprimer que vous êtes Contre, quels que les arguments que vous retenez et votre style car le ministère synthétise le nombre d'avis de chaque catégorie (les Pour et les Contre).

Cet arrêté illégal, sera bien-sûr attaqué dès sa parution au JO par la LPO et les associations de protection de l'environnement.

 

Voir la consultation publique sur le site du ministére

 

Télécharger la réponse de la LPO à la consultation

 

Télécharger le communiqué de presse LPO

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Belaud, poême de Joachim du Bellay

23 Janvier 2014, 13:47pm

Publié par amisdesbetes


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Maintenant le vivre me fâche ;
Et afin, Magny, que tu saches,
Pourquoi je suis tant éperdu,
Ce n'est pas pour avoir perdu
Mes anneaux, mon argent, ma bourse ;
 Et pourquoi est-ce donques ? pour ce
Que j'ai perdu depuis trois jours
Mon bien, mon plaisir, mes amours.
Et quoi ? ô souvenance gréve !
A peu que le cœur ne me creve,
Quand j'en parle, ou quand j'en écris :
C'est Belaud mon petit Chat gris :
Belaud, qui fut par avanture
Le plus bel œuvre de que Nature
Fit onc en matiere de Chats :
C'étoit Belaud la mort aux Rats,
Belaud, dont la beauté fut telle,
Qu'elle est digne d'être immortelle.
Donques Belaud premièrement
Ne fut pas gris entièrement,
Ni tel qu'en France on les voit naître ;
Mais tel qu'à Rome on les voit être.
Couvert d'un poil gris argentin,
Ras & poli comme satin,
Couché par ondes sur l'eschine,
Et blanc dessous comme un hermine :
Petit museau, petites dents,
Yeux qui n'étoient point trop ardents ;
 Mais desquels la prunelle perse,
 Imitoit la couleur diverse
Qu'on voit en cet arc pluvieux,
Qui se courbe au travers des Cieux.
La tête à la taille pareille,
Le col grasset, courte l'oreille,
Et dessous un né ébenin,
Un petit mufle lyonnin,
Au tour duquel étoit plantée
Une barbelette argentée,
Armant d'un petit poil folet
Son musequin damoiselet.
Jambe gresle, petite patte,
Plus qu'une moufle delicate ;
Sinon alors qu'il degaînoit
Cela, dont il égratignoit :
La gorge douillette & mignonne,
 La queue longue à la guenonne,
Mouchetée diversement
D'un naturel bigarement :
Le flanc haussé, le ventre large,
Bien retroussé dessous sa charge,
Et le dos moyennement long,
Vrai sourian, s'il en fut ong.
Tel fut Belaud, la gente Bête,
Qui des pieds jusques à la tête,
De telle beauté fut pourvû,
Que son pareil on n'a point vû.
O quel malheur ! ô quelle perte,
Qui ne peut être recouverte !
O quel deuil mon ame en reçoit !
Vraiment la mort, bien qu'elle soit
Plus fier qu'un ours, l'inhumaine,
Si de voir, elle eût pris la peine,
Un tel Chat, son cœur endurci
En eût eu, ce croi-je, merci :
Et maintenant ma triste vie
Ne haïroit de vivre l'envie.
Mais la cruelle n'avoit pas
Goûté les folâtres ébas
De mon Belaud, ni la souplesse
De la gaillarde gentillesse :
Soit qu'il sautât, soit qu'il gratât,
Soit qu'il tournât, ou voltigeât
D'un tour de Chat, ou soit encores,
Qu'il print un Rat, & or & ores
Le relâchant pour quelque temps
S'en donnât mille passe-temps.
Soit que d'une façon gaillarde
Avec sa patte fretillarde,
Il se frottât le musequin ;
Ou soit que ce petit coquin
Privé sautelât sur ma couche,
Ou soit qu'il ravît de ma bouche,
La viande sans m'outrager,
Alors qu'il me voyoit manger ;
Soit qu'il fît en diverses guises
Mille autres telles mignardises.
Mon Dieu ! quel passe-tems c'étoit
Quand ce Belaud vire-voltoit,
Folâtre au tout d'une pelotte ?
Quel plaisir, quand sa tête sotte
Suivant sa queue en mille tours,
D'un roüet imitoit le cours !
Ou quand assis sur le derriere
Il s'en faisoit une jarretitere
Et montrant l'estomac velu,
De panne blanche crespelu,
Sembloit, tant sa trogne étoit bonne,
 Quelque Docteur de la Sorbonne ;
Ou quand alors qu'on l'animoit,
A coups de patte il escrimoit,
Et puis appaisoit sa colere,
Tout soudain qu'on lui faisoit chere.
Voilà, Magny, les passe-temps,
Où Belaud employoit son temps ;
N'est-il pas bien à plaindre donques ?
Au demeurant tu ne vis onques
Chat plus adroit, ni mieux appris
A combattre Rats & Souris.
Belaud sçavoit mille manieres
De les surprendre en leurs tesnieres,
Et lors leur falloit bien trouver
Plus d'un pertuis, pour se sauver ;
Car onques Rat, tant fût-il vite,
Ne se vit sauver à la fuite
Devant Belaud ; au demeurant
Belaud n'étoit pas ignorant :
Il sçavoit bien, tant fut traitable,
Prendre la chair dessus la table,
J'entens, quand on lui presentoit,
Car autrement il vous grattoit,
Et avec la patte friande
De loin muguetoit la viande.
Belaud n'étoit point mal-plaisant,
 Belaud n'étoit point mal-faisant,
Et ne fit oncq; plus grand dommage
Que de manger un vieux fromage,
Une linotte & un pinson
Qui le fâchoient de leur chanson ;
Mais quoi, Magny, nous-mêmes hommes
Parfaits de tous points nous ne sommes.
Belaud n'étoit point de ces Chats,
Qui nuit & jour vont au pourchats,
N'ayant souci que de leur panse :
 Il ne faisoit si grand' dépense,
Mais étoit sobre à son repas
Et ne mangeoit que par compas.
Aussi n'étoit-ce sa nature
De faire par-tout son ordure,
Comme un tas de Chats, qui ne font
Que gâter tout par où ils vont.
Car Belaud, la gentille bête,
Si de quelque acte moins qu'honnête,
Contraint, possible il eût été,
Avoit bien cette honnêteté
De cacher dessous de la cendre
Ce qu'il étoit contraint de rendre.
Belaud me servoit de joüet ;
Belaud ne filoit au roüet,
Gromelante une letanie
De longue & fâcheuse harmonie ;
Ains se plaignoit mignardement
D'un enfantin miaudement.
Belaud (que j'aye souvenance)
Ne me fit oncq; plus grand' offense
Que de me réveiller la nuit,
Quand il entroyoit quelque bruit
De Rats qui rongeoient ma paillasse :
Car lors il leur donnoit la chasse,
Et si dextrement les happoit,
 Que jamais un n'en échappoit ;
Mais, las, depuis que cette fiere
Tua de sa dextre meurtriere
La sure garde de mon corps,
Plus en sureté je ne dors :
Et or, ô douleurs non pareilles ! L
es Rats me mangest les oreilles :
Même tous les vers que j'écris,
Sont rongez de Rats & Souris.
Vraiment les Dieux sont pitoyables
Aux pauvres humains miserables
Toujours leur annonçant leurs maux,
Soit par la mort des animaux,
Ou soit par quelqu'autre présage,
Des Cieux le plus certain message.
Le jour que la sœur de Cloton
Ravit mon petit peloton,
Je dis, j'en ai bien souvenance,
Que quelque maligne influence
Menaçoit mon chef de là haut,
Et c'étoit la mort de Belaud :
Car quelle plus grande tempête
Me pouvoit foudroyer la tête !
Belaud étoit mon cher mignon,
Belaud étoit mon compagnon,
A la chambre, au lit, à la table ;
Belaud étoit plus accointable
Que n'est un petit Chien friand,
Et de nui n'alloit point criand
Comme ces gros Marcous terribles,
En longs miaudemens horribles :
Aussi le petit Mitouard
N'entra jamais en Matouard :
 Et en Belaud, quelle disgrace !
De Belaud s'est perdu la race.
Que plaît à Dieu, petit Belon,
Que j'eusse l'esprit assez bon,
De pouvoir en quelque beau stile
Blasonner ta grace gentile,
D'un vers aussi mignard que toi :
Belaud, je te promets ma foi,
Que t u vivrois, tant que sur terre
Les Chats aux Rats feront la guerre.

DU BELLAY (1522-1560) :

Le poète Joachim du Bellay composa en 1558 une longue pièce de vers "Vers français sur la mort de son petit chat" qu'il adresse à son ami Olivier de Magny. Du bellay, alors en Italie, se lamente de la mort de son petit chat "BELAUD".

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L'enfer pour les dauphins à Taiji (Japon)

19 Janvier 2014, 17:31pm

Publié par amisdesbetes

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Communiqué de Sea Shepherd
SEA SHEPHERD OFFICIEL
L'enfer continue dans la baie de la honte à Taiji au Japon. Plus de 200 dauphins capturés, des familles entières, adultes, juvéniles, bébés... et un dauphin albinos (très rare) sont maintenus prisonniers, beaucoup sont blessés. La plupart seront massacrés, une petite partie ira servir dans l'industrie des delphinariums. Plus d'informations sur la page Sea Shepherd Cove Guardians.
A ceux qui nous demandent pourquoi nous n'intervenons pas directement pour libérer ces dauphins : cela a été fait en 2003, à la suite de quoi, nos navires n'ont plus eu le droit de se rendre au Japon et nos activistes ont fait de la prison ferme (sentence qu'ils ont servi sans regret). En effet, cette chasse est malheureusement légale au Japon et ils ont lieu en eaux territoriales japonaises.... Aujourd'hui, les autorités japonaises attendent la moindre infraction de nos équipes pour arrêter nos activistes sur place et leur interdire tout retour dans le pays. Le mieux que nous puissions faire et ce que nous nous efforçons de faire, est de faire en sorte que plus aucun dauphin ne meurt dans l'ignorance. Cette campagne, ne nous permettant pas d'intervenir directement est donc particulièrement difficile et frustrante pour nos équipes mais elle est néanmoins nécessaire.

(Merci d'éviter tout commentaire de nature raciste à l'encontre des japonais, cela n'aide en rien la cause des dauphins).
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Supermarché sans foie gras au Danemark

17 Janvier 2014, 08:45am

Publié par amisdesbetes

Mauvaise nouvelle pour la filière foie gras, la dernière chaine de supermarchés danoise qui en proposait encore à la vente renonce sous la pression des associations de protection animale

«Nous avons pris position pour dire que du point de vue du bien-être animal, il n’est pas justifiable de continuer à en vendre», a affirmé le directeur des opérations de la chaîne de grande distribution SuperBest. «Nous étions les derniers supermarchés à vendre ce qui est un produit légal, mais cependant controversé», a-t-il souligné.

Belle victoire de l'association : Anima, Thorbjørn Schiønning qui a fait connaître le plus largement possible les méthodes cruelles du gavage et qui vise l'interdiction totale du foie gras dans ce pays.

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Une occasion pour les défenseurs des animaux de rappeler que les îles Féroé font partie du territoire national danois et que, chaque année, a lieu un véritable massacre de dauphins calderon, animaux très sociables. 1500 d'entre eux trouveraient ainsi la mort. Une boucherie inacceptable, d'une cruauté sans égal, sous prétexte d'ancienne tradition.

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