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Le blog de l'association Amis des Bêtes

Rion-des-Landes Sylvie LAULOM Conseillère municipale de Dax réagit

27 Août 2013, 07:37am

Publié par amisdesbetes

Je suis horrifiée de la façon dont on a évacué les manifestants des arènes, traités par les gendarmes comme, pire que des... porcs ! Et j’envoie mes meilleures pensées et énergies aux blessés. Ces manifestants sont très courageux, et il est malheureusement presque normal qu’ils aient ensuite réagi avec une plus grande agressivité. De toute façon ils sont dans leur bon droit, car nous autres anti-corridas nous nous élevons pour faire appliquer la loi de protection de l’animal, de la république qui est une et indivisible !

Ces « dérogations » accordées à quelques villes sous couvert de tradition, érigée en « culture » taurine sont plus qu’inacceptables, elles devraient révolter tout démocrate qui se respecte, il faut que cela se termine.

Cette abolition est un pas vers plus d’humanité, une évolution logique dans la société pacifique que nous mettons en place maintenant depuis longtemps, et que tout le monde, je l’espère, honore.

Les aficionados, prédateurs de salon, ou qui essayent de le redevenir un temps par substitution pour combler un grand vide intérieur, ont l’impression de se sentir plus "vivants" alors qu’ils sont envahis de ce spectacle barbare, sadique, humiliant. Peut-être parce qu’ils ne sont même plus capables de respirer dans leurs vies étriquées… Ils seront les premiers bénéficiaires de l’abolition de la corrida. Et les arènes ces jours-là ne sont pas remplies que par eux, s’y trouvent aussi des touristes en mode découverte ; des enfants (!) « amenés » par papa ; des notables et des employés quasi obligés de s’y rendre pour faire plaisir (ou par obligation ?) à leurs édiles, leurs patrons ; des femmes suivant à contre cœur leurs conjoints ; des habitants recevant dans leur boîtes aux lettre des invitations gratuites…

La corrida n’est pas plébiscitée comme on veut nous le faire croire par une majorité de nos concitoyens, mais maintenue en place par une très faible minorité… Pourquoi ne pas organiser un petit sondage pour demander aux habitants s’ils désirent continuer à payer cela ?

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Rion-des-Landes : témoignage

27 Août 2013, 07:25am

Publié par amisdesbetes

Le Plus du Nouvel Obs 

 

Corrida : 8 blessés après notre action, pourtant nous ne sommes pas des fous furieux par Chistophe Marie de la FBB

 

 

LE PLUS. Une centaine de militants anti-corrida ont envahi samedi les arènes de Rion-des-Landes à l'occasion du novillada, une corrida avec mise à mort opposant des jeunes taureaux à des jeunes toreros. Huit manifestants ont été blessés, autorités et militants se rejettent la responsabilité. Christophe Marie, membre de la fondation Brigitte Bardot, était sur place. Témoignage

 

Après Rodilhan en octobre 2011, où nous étions 70 militants enchaînés au centre des arènes, à nous faire lyncher par des aficionados déchaînés, retour sur ce 24 août 2013 dans les arènes, cette fois à Rion-des-Landes et deux fois plus nombreux, pour mener une action d'opposition à la barbarie.

 

Les trois partenaires (CRAC Europe, Fondation Brigitte Bardot et Animaux en Péril), ont organisé la venue des militants dans les Landes, puis préparé l'action basée sur l'occupation du terrain dans le but de faire annuler le sanglant "spectacle". Durant les deux jours de préparation, le secteur où les défenseurs des animaux sont rassemblés est placé sous haute surveillance, par des agents si peu discrets qu'ils sont aussitôt repérés.

 

Le préfet informé, avant même l'action des militants

 

Les autorités connaissant de toute évidence notre projet, il nous paraît évident que nous ne pourrons pas rentrer dans les arènes avec les chaînes prévues pour nous attacher mutuellement et former un cercle solide. Peu importe, avec ou sans chaîne, nous irons.

 

Au moment du départ, le convoi se disperse, le car principal des 50 militants parisiens prend la route de Mimizan, où se tient à la fois une manifestation de rue et une corrida, nous espérons encore pouvoir semer le doute sur le lieu réel de l'action. Lorsque le car se dirige vers Rion-des-Landes, les gendarmes l'immobilisent à l'entrée du village pour faire un contrôle d'identité, ils savent alors que nous allons agir dans les arènes.

 

Peu à peu, les militants se retrouvent par petits groupes, devant des arènes entourées de gendarmes. Ce déploiement se veut dissuasif, mais nous entrons à l'intérieur de cet abattoir public sans réelle difficulté.

 

Une action pacifique

 

 

Une fois installés dans les gradins, nous attendons tous le signal avant de sauter pour rejoindre le centre et former un cercle fermé. L'objectif est de tenir le plus longtemps possible pour empêcher le déroulement de cette novillada où quatre jeunes taureaux doivent être torturés à mort. Tous ceux qui participent à cette action pacifique connaissent les risques, comme à Rodilhan ils ont pris l'engagement de ne pas répondre aux coups reçus et s'y tiendront.

Pour faire lâcher prise et évacuer les militants, les gendarmes utilisent des méthodes qui ont fait leur preuve : tordre les oreilles, les doigts, tourner les membres pour créer un pic de douleur au niveau des articulations (genoux, coudes, épaules, chevilles). Des procédés d'une cruauté inouïe, que nous n'attendions pas vraiment de la part des forces de l'ordre.

 

Violence policière

 

Au bout de 20 minutes, les gendarmes libèrent les lieux pour laisser place aux jeux du cirque, du moins le croient-ils. C'est sans compter sur la détermination des opposants à la torture.

 

Devant les portes des arènes nous ne lâchons rien, excédés les gendarmes nous gazent copieusement. Alors, les yeux brûlants, le nez et la gorge en feu, nous nous dirigeons vers le camion où sont parqués les quatre malheureux animaux promis au sacrifice.

 

C'est là, à l'abris des regards, que la violence s'intensifie dangereusement. Alain, militant pacifique d'une soixantaine d'années, s'approche du camion et de l'escalier qui mène à la tribune "d'honneur". Après avoir été violemment repoussé par les gendarmes, Alain tombe sous les coups d'aficionados... À l'arrivée des pompiers, la situation jugée critique (plus tard les médecins parleront de pronostic vital engagé) nécessite le transfert de la victime par hélicoptère jusqu'à l'hôpital de Bordeaux.

 

Dans le même temps, des militants grimpent sur le camion pour empêcher au véhicule de se mettre en position pour décharger les taureaux. Nous restons ainsi une quinzaine de minutes avant d'être délogés par la force.

 

Le bilan aurait pu être plus lourd

 

Alors qu'un policier me soulève la tête en écrasant et me tordant les oreilles, un jeune bénévole de la Fondation Brigitte Bardot, venu filmer la scène, est violemment projeté de l'escalier par une femme gendarme. Mauvaise chute qui plonge le militant dans l'inconscience. Transporté à l'hôpital de Mont-de-Marsan, le médecin se dit très préoccupé par la perte de réaction des membres inférieur, la colonne est touchée. Après des heures d'attente et d'angoisse, l'IRM ne révèle aucune fracture mais "seulement" des chocs provoquant une paralysie passagère, nous avons évité le pire.

 

Pour avoir participé à de nombreuses actions en faveur des animaux, je n'avais jamais vu autant de militants au sol, transportés à l'hôpital ou soignés sur place, les médias ont retenu les huit plus gravement touchés mais nous avons tous été violentés durant cette action qui reste une action pacifique, de résistance, face à un acte qui n'a rien de pacifique puisqu'il entraîne la mort d'un animal dans d'effroyables souffrances.

 

Beaucoup de reportages, diffusés sur les chaînes de télévision ou dans la presse écrite, ont présenté les défenseurs des animaux comme étant violents, agressifs... Pourtant, personne ne peut apporter un début de preuve à ces accusations gratuites. En revanche, et là il ne s'agit pas d'interprétations mais de faits, tous les blessés sont dans nos rangs, aucun aficionado, aucun gendarme n'a été égratigné alors que les fractures et traumatismes divers se comptent par dizaines chez les opposants à la torture. Nous savons tous parfaitement de quel côté est la violence.

 

La force injuste de la loi

 

Le président François Mitterrand avait déclaré ne pas vouloir recourir à "la force injuste de la loi", l'actuel ministre de l'Intérieur, l'aficionado militant Manuel Valls, mène une politique inverse, basée sur la répression absolue lorsqu'il s'agit de combattre les revendications légitimes portées par les abolitionnistes que nous sommes.

 

Certains nous reprochent une radicalisation du mouvement, mais comment faire autrement lorsque le débat démocratique est rendu impossible par la volonté d'un homme de pouvoir ?

 

Les Français sont majoritairement favorables à l'interdiction des jeux cruels sur l'ensemble du territoire, pourtant, le sujet n'est jamais débattu au sein du Parlement ou du gouvernement... Ce combat-là nous devons le mener et lorsqu'un mouvement majoritaire est méprisé, que la démocratie ne peut se faire entendre, alors oui, forcément, ce mouvement ne peut que se radicaliser pour arriver à l'abolition de la torture.

 

En 2013, nous ne devrions même plus en être à parler de corrida, comment une telle barbarie, une telle sauvagerie, a-t-elle pu survivre à l'évolution de notre société ? C'est un mystère, une honte surtout...

 

 

 

 

 

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Rion des Landes - Action anti corrida

25 Août 2013, 18:46pm

Publié par amisdesbetes

1ère vidéo disponible

 

Les consignes des anti corrida sont claires : pas de violence, résistance passive uniquement ; la violence n'est pas du coté des militants anti corrida, de nombreuses plaintes de leur part ont été déposées


RION DES LANDES - ACTION ANTI-CORRIDA par jeromelescure

 

revue de presse et vidéos sur le  site du CRAC : 8 anti corrida pacifistes blessés

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Découverte d'un nouveau mammifère : l'olinguito

16 Août 2013, 14:38pm

Publié par amisdesbetes

20 minutes

l'express

 

Pour la première fois depuis 35 ans un nouveau mammifère  a été découvert sur le continent américain. L’olinguito, un membre de la famille des ratons laveurs, vit essentiellement en Colombie et en Équateur.

Originaire des Andes, l'olinguito, un mystérieux petit mammifère ressemblant à un chat avec une tête d'ours en peluche, est la première nouvelle espèce de carnivores identifiée sur le continent américain depuis 35 ans, ont annoncé des scientifiques jeudi.

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Ce petit animal est le dernier membre découvert de la famille des Procyonidae, à laquelle appartiennent notamment les ratons laveurs ou les kinkajous, précisent ces zoologistes, qui ont identifié cette nouvelle espèce à partir de spécimens conservés depuis un siècle dans des musées, mais pris jusqu'ici à tort pour d'autres espèces déjà connues.

 

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Militantisme politique et droit des animaux

13 Août 2013, 13:33pm

Publié par amisdesbetes

 

Melvin Josse a présenté son livre aux Estivales de la Question Animale dont la 12ème édition s'est tenue à Marlhes (42)

 

 

Une structure représentative des défenseurs des animaux avec mission de faire du lobbying auprès des politiques? Une idée qui, semble t'il, n'arrive pas à faire son chemin au sein des grandes fondations et associations de PA, mais qui serait, oh combien, pertinente! Merci Monsieur Josse.

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En Inde les dauphins reconnus "personnes non humaines"

10 Août 2013, 09:22am

Publié par amisdesbetes

 

Je vous recommande  la viste de cet excellent site duquel a été copié /collé l'information présentée ici Article de GoodPlanet par Olivier Blond

source : Environnement news service

08/08/2013 5:07 pm

 

Le ministère de l’environnement et des forêts indien vient de décider que les dauphins sont des “personnes non humaines”. A ce titre, ils ne doivent pas être maintenus captifs pour le seul plaisir des humains, aussi la construction des delphinariums est-elle désormais interdite dans le pays.

 

En France, les animaux sont des meubles. Comme des chaises ou des tables, leur propriétaire peut en faire ce qu’il veut. En Inde, les dauphins viennent d’être déclarés des “personnes non humaines”.

On reconnaît la grandeur et la valeur d'une nation à la façon dont celle-ci traite ses animaux”, disait Gandhi. Je connais peu la civilisation indienne et j’aime peu l’idée de juger ou de comparer des sociétés entières, mais cette décision historique, en même temps qu’elle trace des perspectives importantes pour les défenseurs des animaux, met en lumière une zone d’ombre majeure dans notre société française.

 

Quelle est donc la décision indienne ?

 

Le ministère de l’environnement et des forêt indien vient de décider que les dauphins sont des “personnes non humaines”. A ce titre, ils ne doivent pas être maintenus captifs pour le seul plaisir des humains, aussi la construction des delphinariums est-elle désormais interdite dans le pays.

En un seul texte, ce n’est pas donc pas une mais deux révolutions qui viennent de survenir.

La notion de personne non humaine, tout d’abord. Les dauphins (et en particulier les grands dauphins, Tursiops truncatus, mais pas seulement eux) sont connus des scientifiques pour leur capacités intellectuelles exceptionnelles. Récemment, on a découvert qu’ils avaient une façon bien unique de siffler pour se faire reconnaître par leurs proches et de répondre lorsqu'un congénère les appelle : les dauphins ont des noms et les utilisent pour s’appeler entre eux. Mais ce n’est là qu’une des multiples capacités de ces animaux au cerveau extrêmement développé. Ils ont une forme de conscience de soi , peuvent se reconnaître dans un miroir, utiliser des outils et manier des concepts abstraits, par exemple.

 

Tout cela a amené un groupe de scientifiques réunis récemment à Helsinki à signer l’appel pour les droits des dauphins et des cétacés.

 

 « Tous les cétacés, en tant que personne, ont droit à la vie, à la liberté et au bien être », écrivent les scientifiques de Helsinki.S'inscrivant dans cet esprit, la décision indienne constitue une avancée majeure pour les défenseurs des animaux. En même temps qu’elle fait des dauphins des personnes non humaine, elle stipule que, “en tant que telles, les dauphins doivent avoir des droits spécifiques”. Bien sur pas les mêmes droits que les êtres humains, mais certains droits quand même.

 

Mais ce n'est donc pas tout. En reconnaissant aux dauphins la statut de personne non humaine, le Ministère indien a annoncé l’interdiction totale pour toute personne, organisation, agence gouvernementale, entreprise privée ou publique de créer un delphinarium impliqué dans l’importation et la capture de dauphins à des fins commerciales ou récréatives, privées ou publiques.

En effet, « la captivité peut sérieusement compromettre la survie des cétacés en modifiant leur comportement ». Et il est “moralement inacceptable de les maintenir en captivité” pour notre loisir...

Par ailleurs, la capture des animaux pour les delphinariums est généralement une opération meurtrière. C’est par exemple le cas du massacre annuel de la baie de Taiji (décrite dans un film remarquable intitulé La baie de la honte) dans lequel un très grand nombre de dauphins est tué pour que quelques animaux soient capturés pour les delphinariums. Quant à la vie dans les delphinariums pour les animaux,, elle ressemble à celle dans une prison.

En Inde, plusieurs projets de delphinariums ont donc ainsi été immédiatement arrêté. (Il en existe 3 en France). Ce dont se sont bien logiquement félicités les associations de défense des animaux, et en particulier la FIAPO, fédération indienne de défense des animaux, qui a œuvré à cette décision.

 

Pour en revenir à la société française, quand est-ce que nous allons enfin prendre sérieusement en compte le statut de l’animal ?

Il est temps que la situation change.

 

Olivier BLOND  GoodPlanet.info

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La Maison de la Dent du Chat à Yenne

7 Août 2013, 08:27am

Publié par amisdesbetes

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Si vous ne la connaissez pas une petite visite s'impose

 

Située dans le bourg de Yenne, la Maison de la Dent du Chat vous livre les clefs de la découverte d'un pays surprenant...de la légendaire montagne dont elle emprunte le nom au majestueux défilé du Rhône, en passant par des paysages de campagnes vallonnés ponctués de charmants villages jusqu'aux productions gourmandes réputées.

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Un dispositif complété par un programme d'animations sur l'année : expos temporaires, ateliers pédagogiques, visites guidées, conférences, projections...Yenne était déjà une ville-étape sur la voie Sarde pour passer le col du Chat, faites-y une pause !

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CVN : le texte de la plainte

4 Août 2013, 10:20am

Publié par amisdesbetes

CONVENTION VIE ET NATURE

Gérard CHAROLLOIS                                                                    Le vendredi 2 août 2013

FRANCBAUDIE

24380  VEYRINES DE VERGT

TEL 06 76 99 84 65     

 

           A Monsieur le Commissaire Européen à l'’environnement,

 

 

 

             Monsieur le Commissaire,

 

 

           J'’ai l’'honneur, en qualité de président de la CONVENTION VIE ET NATURE, de déposer plainte à l’'encontre de la France pour violation des dispositions des articles 5 et 7 de la directive du 30 novembre 2009,'portant conservation des oiseaux, directive reprise de celle du 2 avril 1979 (79409).

             Les faits relatés très explicitement par un article ci-joint du quotidien régional SUD-OUEST sont les suivants :

 

Les pouvoirs publics Français s’'évertuent à couvrir le braconnage des passereaux piégés par quatre cents chasseurs environ dans le département des LANDES, à l’'aide de pièges-cages dénommés « matoles ».

Ce braconnage affecte, entre autres, les espèces bruants ortolans et pinsons et ce depuis plusieurs décennies.

Eu égard au droit communautaire sus-mentionné, le gouvernement Français n'’autorisa pas expressément ce braconnage mais omit de classer le bruant ortolan sur la liste des espèces protégées et ce pour éviter aux piégeurs de tomber sous le coup d’'un délit correctionnel.

Les associations de protection de la nature durent saisir le conseil d'état Français pour obtenir le classement du bruant ortolan sur la liste des espèces protégées.

 

Néanmoins, les pouvoirs publics n'entreprient aucune action contre les piégeurs qui purent perpétuer les méfaits dans le silence des autorités.

 

La tolérance ne suffisant pas, les braconniers et leurs relais politiques veulent obtenir des dérogations pour pouvoir tuer des pinsons et des bruants.

L'’article de presse, ci-joint, relate ces manœuvres et les pseudo-études envisagées pour servir de paravent à ces destructions.

 

Il convient d’ailleurs d’observer que l’'article mentionne que, sans attendre une telle dérogation, l’'association départementale des chasseurs s'’est déjà livrée à des prélèvements ce qui constitue un délit susceptible de générer, en droit interne, une plainte avec constitution de partie civile devant un juge d’'instruction puisqu'’il est acquis qu’'aucune poursuite spontanée ne sera engagée contre les chasseurs, seule espèce protégée en ce pays.

Or, le pinson des arbres, le bruant ortolan et autres passereaux de même type ne figurent pas au nombre des espèces admises à la chasse en vertu des annexes des directives européennes relatives à la conservation des oiseaux.

En vertu de ces textes, ces espèces doivent être protégées.

En outre, le piégeage, nullement contrôlé, constitue un mode de destruction non sélectif prohibé par l’article 8 de la directive.

 

Juridiquement, le manquement à l'’obligation de protéger ces espèces n'’est pas discutable et le gouvernement l’'admet implicitement en cherchant des « astuces » pour violer le droit et en substituant, au besoin, la tolérance à la dérogation.

 

Pour mémoire, il convient d'’observer que l’'immense majorité des Français condamne ces pratiques dégradantes qui ne sont le fait que d’'infimes minorités.

Toutefois, comme pour le braconnage des tourterelles des bois en mai dans le MEDOC, des politiciens locaux et l’'administration croient devoir relayer les exigences des braconniers contre la volonté démocratique.

 

Cela s'’explique sociologiquement par les structures corporatistes de la chasse, en ce pays, structures héritées d’une ordonnance du gouvernement de VICHY, du 28 juin 1941.

Dès lors, la chasse à la française se caractérise par son omnipotence sur l’'appareil d’'Etat, par son refus de toute évolution, par la crispation sur des modes de destructions de la faune marginaux, par le nombre des adeptes, mais extrêmement nocifs.

 

Aussi, la CONVENTION VIE ET NATURE fait grief à l’'Etat Français de permettre, par la duplicité (dérogation avec paravent d'’études farfelues) ou le laisser-faire (tolérance), la chasse d’'espèces non susceptibles d’'être chassées (pinsons et bruants), avec des modes de mise à mort non sélectifs et non contrôlés.

 

La CONVENTION VIE ET NATURE autorise votre Commission à divulguer avec sa plainte son identité.

 

Recevez l’assurance, Monsieur le Commissaire européen, de notre meilleure considération.

           Gérard  CHAROLLOIS

Président de La CONVENTION VIE ET NATURE.

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