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Le blog de l'association Amis des Bêtes

Tauromachie : Conseil municipal d'Alès

31 Janvier 2013, 07:00am

Publié par amisdesbetes

vue dales

L'intervention de monsieur Benjamin MATHEAUD Conseiller municipal d'Alès le 28 janvier dernier :

 

"Lors du conseil municipal d'Alès du lundi 28 janvier, nous étions invités à nous prononcer sur la délégation de service public pour l'organisation de spectacles tauromachiques dans le cadre de la Féria d'Alès. Voici mon intervention :
 
 
Je ne suis ni un militant de la cause animale anti-corrida, ni un afficionado convaincu.
Je crois qu'il faut essayer d'avoir une approche pragmatique et dépassionnée sur le sujet de la corrida.
A mes yeux la seule question est : quel est le meilleur choix pour notre ville ?
Qu'est ce qui fera le mieux rayonner notre ville et pourra maintenir et développer sa Féria comme un grand rendez-vous populaire et festif ?
 
Il y a d'abord un constat historique qui s'impose et que personne ne peut contester. Les arènes d'Alès existent depuis 1893 et depuis 122 ans des corridas n'ont été organisées que pendant 35 ans, avec de nombreuses interruptions dans le temps. Nous sommes loin d'une tradition d'organisation de corridas profondément ancrée dans l'identité de notre ville, comme elle existe à Nîmes où Arles où des corridas sont organisées depuis plus de 130 ans.
La corrida n'a jamais été une pierre angulaire de notre identité culturelle cévenole.
 
La corrida donne-t-elle aujourd'hui une valeur ajoutée à la féria d'Alès ?
 
Sur le plan de l'image ont peut aujourd'hui en douter. Si Alès est sous le feu des projecteurs pour sa Féria, ce n'est pas pour la qualité de ses animations et spectacles ou de la convivialité de sa fête mais plutôt pour les manifestations et les polémiques que l'organisation des corridas déclenchent. On peut espérer mieux comme image positive pour notre ville que ces affrontements qui divisent nos concitoyens !
 
Sur le plan économique cela reste à démontrer. D'abord parce que jusqu'à présent le délégataire en charge de l'organisation des corrida a bénéficié de subventions directes de la ville, ensuite parce que à Alès les corridas sont des spectacles le plus souvent déficitaires qui ne font pas le plein. Les corridas à Alès ne déclenchent pas de ferveur chez nos concitoyens, ni d'engouement des visiteurs de passage. Il suffit d'observer la fréquentation des arènes lors des corridas du samedi et du dimanche pour s'en convaincre. Si les Alésiennes et Alésiens et les touristes répondent présents lors de la Féria c'est avant tout pour ses aspects festifs, ses bodégas, sa Pégoulade, ses abbrivado, sa course Gardonnenque…
 
La société a évoluée depuis 1989 et la première Féria d'Alès, le regard des français comme des Alésiens sur la corrida a changé.
Je crois que le temps est venu d'en finir avec l'organisation de corridas dans notre ville.
Ce n'est pas un renoncement que de ne plus organiser de corridas à Alès, bien au contraire, nous pouvons faire de cette décision une force, un atout.
 
La tradition taurine, la bouvine, nous offre beaucoup de possibilités de spectacles taurins sans mise à mort. Spectacles qui attirent un public plus nombreux et plus varié que les corrida. C'est d'ailleurs la course camarguaise qui fait le plus d'entrées dans les arènes durant la Féria.
Remplaçons les corridas de la Féria d'Alès par spectacles taurins sans mise à mort, des courses camarguaises, des courses landaises, des courses de recortadores,…
 
Ayons de l'audace !
Faisons d'Alès la première et la plus importante Féria du sud-est de la France sans corrida.
 
Je sais qu'aujourd'hui nous se serons pas entendu sur ce point, et que la majorité municipale va voter ce contrat de délégation de service public pour l'organisation de corridas dans notre ville.
Mais je veux dire ici, et c'est un engagement que je prends, que dans le cadre des prochaines élections municipales, nous proposerons de supprimer les corridas à Alès et de les remplacer par des spectacles de qualité, équestres et taurins sans mise à mort. Je suis sur que le public sera au rendez-vous, plus nombreux, plus familial. Nous aurons une féria alésienne apaisée dont l'intérêt sera renouvelé et dans laquelle toutes et tous pourront se reconnaître.
C'est toute notre ville et sa Féria qui en sortiront gagnantes !"
 
 
Benjamin Mathéaud
Conseiller municipal d'Alès

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Abattage rituel

27 Janvier 2013, 09:33am

Publié par amisdesbetes

 COMMUNIQUE DE PRESSE OABA

Abattage rituel : 56 % des abattoirs de ruminants peuvent déroger à lobligation détourdissement des animaux

 

Depuis bientôt un an, tout abattoir qui souhaite ne pas pratiquer létourdissement des animaux doit obtenir un agrément préfectoral spécifique. Pour éviter toute dérive dans lapplication de la dérogation à létourdissement, dénoncée depuis de nombreuses années par lOABA et parfaitement mise en évidence par des rapports officiels (COPERCI, septembre 2005 CGAAER, novembre 2011), les abattoirs doivent démontrer que le nombre danimaux égorgés correspond bien à des commandes spécifiques pour les marchés cultuels concernés.

 

Est-ce à dire que tous les animaux égorgés sont désormais dirigés exclusivement vers les circuits de distribution halal et cachère ? Bien sûr que non ! Dans une note de service du 26 septembre 2012, la Direction Générale de lAlimentation (DGAL) du ministère de lAgriculture le confirme : « A partir du moment où labattage rituel de lanimal peut être justifié par la commande ou la vente dune partie de la carcasse (quartier ou abats), lutilisation du reste de la carcasse est autorisée dans le circuit conventionnel. De même, les carcasses danimaux abattus sans étourdissement mais non acceptées lors de lexamen rituel peuvent être destinées au marché conventionnel ».

 

Les consommateurs continueront donc à acheter et à manger, à leur insu, de la viande provenant danimaux égorgés sans étourdissement préalable sauf à ce que létiquetage du mode dabattage ne devienne obligatoire. A cette fin, 25 sénateurs viennent de déposer une proposition de loi, le 17 janvier dernier, « visant à informer le consommateur quant à lorigine des viandes issues des filières dabattage rituel ».

En attendant que cette proposition de loi soit inscrite à lordre du jour puis débattue, lOABA a décidé de publier la liste des établissements d'abattage pratiquant létourdissement des ruminants avant leur saignée. Cette liste, arrêtée au 15 janvier 2013, est basée sur lensemble des arrêtés préfectoraux délivrés aux abattoirs pour quils puissent déroger à lobligation détourdissement. Sur 231 abattoirs de ruminants agréés en métropole, 129 dérogations ont été délivrées, soit 56 % des abattoirs.

La liste publiée par lOABA mentionne toutefois 138 et non 102 abattoirs car certaines autorisations ne concernent pas toutes les espèces abattues au sein dun même établissement.

 

   Frédéric FREUND

    Directeur de l'OABA

    10, place Léon Blum

     75011 PARIS

     Tél. : 01 43 79 46 46

     E-mail : f.freund@oaba.fr

     Web : www.oaba.fr

 

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L'histoire de DAWA

25 Janvier 2013, 14:46pm

Publié par amisdesbetes

Texte de Anne ASKEVIS

Vous vous souvenez peut être du sauvetage des chiens Dogue du Tibet d’un élevage de Jarrier en Savoie en janvier 2011. 61 chiens vivants et plus d’une centaine de cadavres avaient été découverts sur les lieux.


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Nous avons participé à cette intervention, et recueilli 16 de ces chiens dans notre refuge d’Aix les Bains.

Je serai brève sur le temps passé par tous les bénévoles et salariés du refuge pour tenter de resocialiser ces animaux terriblement traumatisés, sachant que l’urgence au début était de soigner des chiens en état de cachexie avancée,  terrorisés, porteurs de multiples pathologies telles que gale, teigne, parasitisme, infections utérines à force de reproduire.

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Aujourd’hui, 2 ans après leur arrivée au refuge, nous hébergeons encore 5 dogues, parfaitement rétablis et intégrés à la vie du refuge, mais toujours très craintifs envers les inconnus.

Au cours de ces longs mois, j’ai appris à connaitre et aimer cette race  singulière, si différente des autres chiens, au point d’être particulièrement vigilante quant à leur placement en famille !

En effet, de nombreux refuges ayant hébergé quelques-uns de ces chiens ont connu de grandes difficultés, soit que les animaux se soient échappés de leur famille d’accueil (beaucoup ont péri lors d’accidents de circulation) soit qu’ils aient dû être euthanasiés du fait de leur agressivité.

Nous avions été confrontés à la fugue de 2 de nos dogues lors de leur placement en famille d’accueil, et avions réussi à les récupérer après plusieurs jours de recherche. (Mais quelle joie quand elles sont revenues vers nous au milieu de la nuit !)

Au mois d’Août 2011, nous avons appris qu’une chienne s’était échappée d’un refuge chambérien. Elle n’était pas stérilisée (suivant les directives de One Voice, association coordinatrice de cette opération).

Nous ne pouvions rester insensibles à l’idée de cette chienne redevenue « sauvage »  errant dans les bois, si craintive et risquant chaque jour ou de se faire tuer par une voiture, ou de périr sous les balles des chasseurs.

Nous ne la connaissions pas. Une longue traque a débuté.  Dans un premier temps, nous avons essayé de la repérer et de reconstituer le circuit qu’elle empruntait régulièrement. Puis, nous avons déposé de la nourriture toujours au même endroit afin de la fixer avant de mettre un piège qui nous permettrait de la capturer. Notre piège a parfaitement fonctionné ! Dawa (car c’est son nom) venait tous les jours manger, mais se gardait bien de faire déclencher le système ! Par contre, chats, rongeurs, fouines et autres, bien moins malins, se faisaient régulièrement prendre !

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Les dogues du Tibet, chiens primitifs, n’ont qu’une seule portée par an. Décembre arrivant, nous étions convaincus qu’elle allait mettre bas. Ses visites sur le point de nourrissage se faisaient plus rares, nous ne la voyions plus qu’épisodiquement sur la route dans la lueur de nos phares, et étions persuadés qu’elle avait eu des petits. Mais où ?

A force de recherches, de visites de tous les terriers du secteur, (et  il y en a !) nous avons trouvé l’endroit où elle avait mis à l’abri ses petits. Un profond terrier difficilement accessible, avec de nombreuses entrées (et sorties). Nous y avons installé une caméra de surveillance qui nous envoyait régulièrement des photos de la chienne venant manger.

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Un dimanche du mois de mars, après avoir bloqué plusieurs issues, nous avons enfumé le terrier et récupéré un chiot…..Dawang. Nous savions qu’il y avait 3 chiots, mais les 2 autres restaient introuvables.

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La semaine qui a suivi cette capture, Dawa cherchait désespérément ses petits. Chaque matin, à 6 h, elle sortait de la forêt et appelait les chiots. Nous avons alors tendu des filets sur toute la longueur d’un champ, mis le chiot dans le piège en espérant qu’elle vienne tenter de le récupérer, l’un de nous, muni d’un fusil hypodermique  souhaitait pouvoir l’endormir.

Mais c’était bien mal juger de l’intelligence et du flair de Dawa !

Une fois de plus elle avait réussi à déjouer tous nos efforts.

Les mois ont passé. Chaque jour Dawa était nourrie, bien sûr, mais je redoutais l’arrivée de l’hiver (son 2èmedans la nature !) et la perspective d’une nouvelle portée !

Ils sont nombreux les endroits où nous l’avons attirée ! Les nuits de planque dans la voiture, les poses et déposes d’un piège lourd et encombrant,  et toujours cette immense émotion quand nous la voyions venir manger, attentive, à l’écoute, prête à fuir au moindre mouvement ou bruit inhabituel !

En septembre 2012 (et oui déjà plus d’un an !) nous l’avons croisée avec son amoureux ! Et là plus de doute, elle allait de nouveau être pleine.

Nous avons décidé de déposer la nourriture dans une vieille roulotte où je savais qu’elle allait souvent se reposer, et de ne mettre à manger que là, sans céder s’y toutefois elle ne venait pas s’y restaurer. Pendant presque 3 semaines, aucune visite. Seules les fouines trouvaient la cantine géniale et préparaient leur gras pour l’hiver ! (j’omets les nombreux chats qui, eux aussi, ont bien profité de l’aubaine !)

La nourrissant depuis si longtemps, il nous était difficile de résister à l’envie de lui mettre sa pitance ailleurs, mais il ne fallait pas abandonner si nous voulions enfin la capturer !

Et puis, elle est revenue ! Tous les jours, presque à la même heure. Nous pouvions alors envisager de faire que cette roulotte devienne elle-même un piège. Nous avons donc concocté un système de déclenchement à partir d’une gamelle, grillagé l’ensemble de la roulotte, renforcé par des parpaings le socle, masqué par une bâche militaire les ouvertures.img7

Bien évidemment elle n’est pas revenue, une fois de plus, pendant une quinzaine de jours, mais très vite la caméra nous a indiqué que ces passages redevenaient réguliers.

Il était temps de passer à l’action ! Nous savions qu’elle avait dû faire les petits. L’hiver s’installait durablement, mes collègues commençaient à douter d’une issue positive.

Nous avons passé plusieurs nuits à quelques mètres de la roulotte ; (bien sûr hors de vue de Dawa) mais suffisamment proches pour entendre, grâce à deux portables en communication, l’un caché dans la roulotte et l’autre dans notre véhicule, le bruit de la porte se refermant sur elle.

La troisième nuit fut la bonne ! Notre équipe s’est précipitée pour encercler la roulotte et attraper la chienne prise au piège. Je vous laisse imaginer l’état d’exaltation et de joie qui étaient les nôtres !

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Cela faisait bientôt 18 mois que nous attendions ce moment ! Nous avons persisté malgré le découragement souvent, les nuits passées à guetter, les petits matins où nous allions recharger la gamelle, ou encore les matins neigeux où nous suivions ses traces dans la neige (ce qui nous a d’ailleurs permis de la localiser) mais je garde un souvenir tendre de ces virées dans la nuit !

Etonnamment le retour au refuge, dans une euphorie bien compréhensible, s’est bien passé. Dawa semblait calme (elle a même mangé peu de temps après son arrivée !) mais ses mamelles étaient bien pleines. 

Il nous fallait impérativement trouver les chiots !

Le surlendemain matin, Dawa bien harnachée, nous sommes partis en chasse !

Dawa nous a fait faire le tour complet du secteur ! 2 heures de marche sur un circuit que je connaissais bien ! Moi qui pensais qu’elle nous amènerait directement au nid !

Je l’ai dirigée vers un endroit où je pensais que les chiots pouvaient se trouver…et là….2 chiots se sont manifestés et sont sortis d’un roncier inextricable pour se précipiter vers les mamelles de leur mère !

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Je ne m’étendrai pas sur la joie immense que nous avons ressentie devant ce sauvetage réussi ! Soulagement, plénitude, plaisir sans réserve et surtout….surtout ces retrouvailles émouvantes d’une mère et ses petits !

Cette longue traque,  ces nuits sans sommeil avaient enfin trouvé leur épilogue.

Je suis fière de ce que nous avons accompli, fière de toutes ces bonnes volontés qui se sont manifestées au fil des mois. Fière d’avoir réussi là où l’on nous donnait perdant, mais par dessus tout, je ne voulais pas que cette chienne sauvée de « l’enfer » soit laissée livrée à elle-même, sans attache ni abri.

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  Je crois pouvoir dire que les dogues du Tibet m’ont appris la persévérance, la constance et la ténacité indispensable à toute protection animale efficace.

Anne

 

 

 

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Participez aux consultations publiques

17 Janvier 2013, 07:24am

Publié par amisdesbetes

Bonjour à tous,

Nous vous signalons que quatre nouveaux projets réglementaires sont actuellement en consultation sur le site du Ministère dit de l’Ecologie. Trois de ces mesures sont exclusivement destinées à satisfaire aux moindres désirs des chasseurs, sans aucune justification scientifique.


La Fédération FNE ainsi que l'ASPAS demandent de réagir en utilisant les liens indiqués par le Ministère pour donner votre avis sur ces mesures pro-chasse.

FNE et ASPAS fournissent également un argumentaire que vous trouverez ci-dessous et que vous pourrez reprendre à votre compte.

Merci à tous de trouver le temps de participer à ces consultations en réagissant avant le 26 janvier, date limite.
Christian MAILLETAS
Administrateur CVN


1) Arrêté autorisant l'usage du pigeon colombin comme appelant
http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/am-appelants-2012-12

Contexte
Actuellement, seul le pigeon ramier est autorisé comme appelant pour la chasse aux colombidés.
La demande d'autoriser l'usage de pigeons colombins émane de la FDC des Pyrénées-Atlantiques où certaines installations de chasse, appelées "rouquetières", chassent uniquement le pigeon colombin. Cependant, l'arrêté étend, sans aucune nécessité, cette autorisation à deux régions entières (Aquitaine et Midi-Pyrénées), alors que dans les autres départements les installations chassent les deux espèces de pigeons et que les chasseurs peuvent déjà utiliser des pigeons ramiers comme appelants.

Position de FNE
FNE est opposée à l'extension de cette autorisation à l'ensemble des régions Aquitaine et Midi-Pyrénées et demande que l'usage du pigeon colombin comme appelant soit restreint au seul département des Pyrénées Atlantiques.

Arguments
Le pigeon ramier est déjà utilisé comme appelant pour la chasse des deux espèces (ramier et colombin) et rien ne justifie d'autoriser le pigeon colombin comme appelant, en dehors du département des Pyrénées-Atlantiques.
Les populations migratrices du pigeon colombin ont connu un fort déclin depuis plusieurs années, et autoriser l'usage de cette espèce comme appelant va augmenter la pression de chasse sur cette espèce.

Commentaires de l’ASPAS : 

Cette décision, qui facilite et favorise encore la chasse à la « palombe », ne vise qu’à complaire aux adeptes de cette pratique.

En autorisant l’utilisation du pigeon colombin comme appelant vivant dans les régions du sud-ouest, cette décision encourage la chasse dite traditionnelle de cette espèce. Ces régions détiennent déjà le record des tableaux de chasse des colombidés en France.

Les populations migratrices de pigeons colombins sont considérées comme en déclin en France. Cette espèce est principalement menacée par les pratiques sylvicoles (disparition des arbres creux et arbres têtards, plantation de résineux) et par l’emploi des pesticides. Toute augmentation de la pression sur cette espèce est à proscrire absolument. Le pigeon colombin devrait au contraire faire l’objet d’un moratoire concernant sa chasse. 

Enfin, l’autorisation d’utiliser une espèce comme appelant vivant engendre un commerce souvent incompatible avec la détention de cette espèce dans des conditions conformes à ses besoins biologiques.



2) Arrêté autorisant la chasse de nuit et à la passée de la bernache du Canada
http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/am-bernache-2012-12

Contexte
La chasse de jour de la bernache du Canada a été autorisée jusqu'en 2015. Ce projet d'arrêté élargit les possibilités de chasse en autorisant la chasse à la passée (2h avant le lever du soleil et 2h après le coucher du soleil) sur tout le territoire ainsi que la chasse de nuit dans sept départements où les effectifs sont supérieurs à 250 oiseaux.

Position de FNE
FNE est totalement opposée à l'autorisation de la chasse de la bernache à la passée et de nuit.

Arguments
La bernache du Canada est une espèce exotique envahissante et la chasse n'est pas une solution aux dégâts causés par ces espèces, comme le montre l'expérience des autres pays (Angleterre, Nouvelle-Zélande) qui ont autorisé la chasse de la bernache du canada. La chasse ne fait qu'aggraver les problèmes en poussant les oiseaux à se réfugier sur les zones protégées où il est plus difficile d'intervenir. De plus, la chasse de nuit augmente les risques de confusion et de tir sur des espèces protégées (bernaches nonette et cravant). Plutôt que d'autoriser la chasse, il faudrait interdire le commerce et l'élevage de cet oiseau qui sont à l'origine de l'implantation de cette espèce.

Commentaires de l’ASPAS : 

Alors que la France détenait déjà le record européen du nombre d’espèces chassables, la Bernache du Canada est devenue chassable en 2011, et espèce « nuisible » en 2012. La population française est aujourd’hui estimée à 5 000 individus. C’est donc une véritable éradication de l’espèce qui est envisagée.

Cette décision étend les périodes de chasse de cette espèce, ce qui a pour unique but de complaire aux chasseurs, au détriment des autres usagers de la nature. Rappelons que cette espèce a été introduite en France à des fins principalement cynégétiques… Il serait temps de ne plus laisser les seuls intérêts cynégétiques orienter les décisions relatives à la faune sauvage.



3) Arrêté fixant au 20 février la fermeture de la chasse du pigeon ramier sur tout le territoire
http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/am-pigeon-poste-fixe-2012-12

Contexte
La chasse du pigeon ramier ferme actuellement au 10 février ou au 20 février, selon les départements. Ce projet d'arrêté fixe une date unique d'ouverture au 20 février sur toute la France, ce qui revient à prolonger la chasse durant dix jours sur environ la moitié du territoire.
Si l'espèce pigeon ramier est dans un état de conservation favorable, en revanche les populations migratrices ont connu un déclin important ces dernières années. La migration de cette espèce commence durant la deuxième décade de février et la chasse va donc porter sur les individus migrateurs les plus précoces qui devraient être totalement protégés durant cette période de vulnérabilité.
Surtout, ce projet d'arrêté est mis à la consultation publique alors qu'il n'a pas encore été examiné par le Conseil National de la Chasse et de la Faune Sauvage (CNCFS), dont l'avis est obligatoire. Cette manière de procéder est tout à fait choquante: elle relègue le CNCFS au rôle de simple chambre d'enregistrement des revendications du monde de la chasse.

Position de FNE
FNE est opposée au report de la date de fermeture du pigeon ramier au 20 février sur tout le territoire et souligne qu'il est anormal que le texte soit soumis à la consultation publique avant son examen par le CNCFS.

Arguments
Fixer la fermeture le 20 février revient à autoriser la chasse d'oiseaux dont la migration a commencé et qui devraient être totalement protégés durant cette période de vulnérabilité.
Les populations migratrices de pigeon ramier sont en forte diminution, et cette diminution est due, en partie, à une chasse excessive que cet arrêté va encore aggraver.
Il est anormal que ce texte soit soumis à la consultation publique avant d'avoir reçu l'avis du CNCFS.

Commentaires de l’ASPAS : 

Aucune raison scientifique ne vient justifier cette décision, si ce n’est le désir de satisfaire la demande de la Fédération nationale des chasseurs.

Cette décision autorise la chasse du pigeon ramier en début de période de migration prénuptiale, en totale contradiction avec la directive « Oiseaux ».

Une confusion est possible avec les pigeons colombin et biset, dont la chasse n’est autorisée que jusqu’au 10 février.



4) Arrêté modifiant l'arrêté de classement nuisible des espèces du groupe 1 (espèces exotiques)
http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/devl1233453a-am-nuisibles-g1

Contexte
Cet arrêté apporte quelques modifications à l'arrêté initial, principalement :
- il est précisé que les espèces concernées sont des espèces exotiques envahissantes (clarification)
- le texte formalise le fait que le préfet constitue un panel d'experts (ce qui existe déjà, en pratique)
- dans les onze départements de présence du vison d'Europe, l'interdiction des pièges de catégorie 1 aux abords des cours d'eau ne concernera plus les nasses à corvidés, et la destruction à tir du putois n'est interdite qu'à une distance de 200 mètres de la rive (au lieu de tout le département)
- l'interdiction des pièges de catégorie 2 (= pièges tuants) dans les zones à vison, loutre et castor est étendue aux pièges de catégorie 5 (= pièges tuants par noyade), ce qui est une amélioration.
Globalement, les modifications sont donc plutôt positives.

Position de FNE
FNE est plutôt favorable à ce texte, mais regrette la restriction de distance apportée à l'interdiction de destruction à tir du putois dans les départements de présence du vison d'Europe.

Position de l'ASPAS

L’actuelle législation interdit l’usage des pièges de catégorie 2 (pièges tuants) sur les abords des zones humides (cours d'eaux et bras morts, marais, canaux, plans d'eaux et étangs) dans les secteurs à loutres, castors et visons d’Europe.

Ce projet prévoit une exception à cette interdiction en autorisant les pièges à œuf placés dans une enceinte présentant une ouverture de 11 cm sur 11 cm. Cette exception est catastrophique pour la faune sauvage : cela empêche toute colonisation de nouveaux départements par le vison d’Europe, le putois est une espèce semi-aquatique qui sera susceptible d’être attiré par ce type de piège, tout comme les martre, fouine, chats sauvage et domestique, etc.

 

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manifestation : sauvons les beagles de Gannat

13 Janvier 2013, 18:47pm

Publié par amisdesbetes

crédit photo : Atome Sag

* VISUEL A TELECHARGER POUR FAIRE DES PANCARTES *


5ganat
Nous vous donnons rendez-vous le 19 janvier à Gannat en Auvergne , à 12H devant la gare SNCF

Harlan fait partie de ces multinationales qui élèvent des animaux pour les livrer aux laboratoires de vivisection.
En Europe, Harlan posséde 18 centres de souffrance. En France le principal établissement est situé à Gannat (03800) en Auvergne.
Il fournit des animaux et des organes frais ou congelés.
Il faut le faire fermer !


Nous nous réunirons et nous marcherons jusqu'à arriver en face de l’élevage.
Soyons nombreux, c'est très important !
Le Groupe "Les Chiens des Rues" vous invite, en collaboration avec le CCE²A, dans le combat international contre Harlan et les multinationales de la mort ....

Déroulement :

IL S'AGIT D'UNE MANIFESTATION SILENCIEUSE !
merci de respecter ces consignes afin de marcher dans le recueillement et la dignité, pour nos amis ....

Nous vous demandons de tenir vos animaux en laisse si jamais vous venez avec eux ( et muselière si nécessaire) même si nous vous recommandons de venir sans.

- les mégaphones n'auront aucune place sur la marche,ni les sifflets afin de coordonner l'action avec l'international qui fait la même chose.

Seuls :

- les visuels,les fleurs et les bougies, lampions sont prévus sur cette manifestation digne et silencieuse.
Pour des raisons de sécurité, les "luminaires" contenant des carburants sont interdits ainsi que les torches.
- je vous propose de télécharger cette photo pour fabriquer vos pancartes .

point de rendez vous : 12H devant la gare SNCF de Gannat .
la municipalité et les forces de l'ordre mettant à notre disposition des parkings, merci de mettre sur votre pare brise des carrés de couleur verte et noire , aussi bien sur les voitures que les cars , afin d'être reconnaissables ^^

Les prises de paroles auront lieu avant le départ de la manif. Nous traverserons Gannat par le centre puis la zone commerciale pour arriver entre les deux entrées des entreprises "Harlan" et "Unither" qui sont mitoyennes. Il y a pour environ 1h30 de marche.

lien vers l'évènement facebook de la manif :
https://www.facebook.com/events/466205596752453/?fref=ts

vous y trouverez les liens vers les cars partant de Paris , Toulouse, Reims, Pontarlier, Loire Atlantique , Bordeaux, Lille , Lyon, Nice ... mais aussi les propositions de covoiturages partant de toute la France !
6 cars partent d'Italie pour nous rejoindre , sans compter les anglais , belges, suisses et hollandais qui font leur possible pour nous rejoindre !
les cars sont recensés sur cette photo : https://www.facebook.com/photo.php?fbid=530281226996535&set=pb.337694156255244.-2207520000.1357048422&type=3&theater
alors mobilisons nous !

pour le car Toulousain , réservations par mail : ninonlafee@hotmail.fr .
appel aux dons lancé pour faire partir ce car , don déductible des impôts ^^ par mail : ninonlafee@hotmail.fr

faisons de cette manifestation une réussite !
tous ensembles , pour eux ...

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Le point sur le loup et le lynx en france

13 Janvier 2013, 09:56am

Publié par amisdesbetes

 

Le loup et le lynx en France : la délicate cohabitation avec l’homme et les animaux d’élevage

avec Eric Marboutin, chef de projet à l’Office national de la chasse et de la faune sauvage
Le loup et le lynx sont deux espèces protégées en France qui suscitent régulièrement la polémique sur la cohabitation avec l’homme. Eric Marboutin chef de projet de l’unité portant sur les grands prédateurs à l’ONCFS, s’intéresse avec son équipe aux processus de colonisation et de prédation du loup et du lynx. Ils assurent le suivi de leur population. Au cours de cette émission en coproduction avec l’ONCFS, Eric Marboutin nous aide à mieux comprendre comment ces deux prédateurs s’intègrent dans nos territoires, avec la difficile cohabitation avec le pastoralisme.

 

Eric Marboutin

                 Si le loup et le lynx avaient disparu du territoire français, les premiers ont fait leur réapparition dans les Alpes à la frontière italienne partir de 1992 ; les seconds ont bénéficié de programmes de réintroduction à partir de 1980 dans le Jura suisse puis dans les Vosges.
On ne dénombre aujourd’hui pas moins de 230 loups à la sortie de l’hiver 2011-2012, et quelque 150 lynx. La plupart vivent en dehors des parcs et réserves naturelles. « Les loups vivent en grande majorité dans les Alpes, mais aussi dans les Pyrénées orientales depuis 1998 ; des cas ont été détectés dans le Massif central et deux autres individus viennent de se sédentariser dans le Sud du massif vosgien » précise notre invité Eric Marboutin.

loup

Son unité de recherche à l’ONCFS travaille à comprendre l’évolution de ces deux espèces, leur cohabitation avec l’homme, l’élevage et étudie leur répartition géographique. Un travail de longue haleine puisque « le loup et le lynx sont deux espèces qui s’étendent sur de grandes superficies (jusqu’à 300 km2) et sont très discrètes ! ; des observateurs bénévoles sont formés sur le terrain pour les aider à récolter des indices. « Pour les loups, nous réalisons surtout des analyses génétiques sur des échantillons d’origine biologique (poils, fèces). Quant aux lynx, nous les identifions avec un piégeage photographique, où nous pouvons les reconnaître grâce aux taches de leur pelage ».

Répartition de la présence du loup en 2011

Le loup en 2011

Une étude parallèle a eu lieu sur le comportement des loups en tant que prédateur et son impact sur les populations de proie. Elle consistait à suivre une louve alpha et ses proies potentielles, les deux parties étant équipées de colliers GPS « dans le cadre d’un programme prédateur / proie, en collaboration avec le Parc naturel du Mercantour, le CNRS, la Fédération des chasseurs des Alpes maritimes ainsi que l’ONCFS. Par ce biais « nous avons pu retrouver des proies fraîchement tuées par les loups et les étudier pour voir s’ils s’attaquaient à de jeunes animaux ou au contraire à des individus vieux affaiblis ».
Pour le loup qui consomme en moyenne 4 kg de viande par jour, ce ne sont pas les proies sauvages qui posent problème, mais les proies domestiques : les ovins. Comment faire cohabiter au mieux le loup et les éleveurs ? « Ce n’est pas un exercice facile, car le loup véhicule tout un cortège d’histoires passées. Le problème repose désormais essentiellement sur la perte occasionnée sur les troupeaux. Pour toute perte, il y a un constat d’attaque à l’issue duquel il y a indemnisation. liée à la perte de l’animal mais aussi indemnisation pour les pertes indirectes (comme la dispersion des animaux, alimentation perturbée et avortements spontanées des brebis) ». A cela s’ajoute la mise en place de moyens de protection tels que les enclos, le gardiennage, les chiens de protection... « Toutes ces dépenses sont prises en charge par l’Union européenne et le Ministère de l’agriculture. Et puis lorsque les attaques deviennent récurrentes
, il y a prélèvement directe du loup, à titre exceptionnel et dérogatoire puisque initialement, c’est une espèce protégée... » 

 


Répartition de la présence du lynx en 2011

Le lynx en 2011

 

Le lynx, lui, ne souffre pas de la même image. Tout d’abord parce que les lynx sont moins nombreux mais aussi parce qu’ils sont installés sur des territoires comme le Jura et les Vosges où les ovins sont assez peu présents. Les lynx, qui chassent seuls, ne s’attaquent qu’à des proies de taille moyenne.

lynx

Aujourd’hui, le suivi de ces populations dépasse nos frontières. « Depuis 10 ans, les chercheurs français et italiens se sont regroupés pour mettre en commun leurs données concernant le loup. Avec les Suisses, nous avons développé un suivi de piégeage photographique transfrontalier pour mieux observer les lynx ». Eric Marboutin collabore en parallèle à deux autres projets :
- le premier, en collaboration avec le CNRS, sur l’analyse génétique du régime alimentaire du loup, « pour connaître la proportion d’animaux sauvages et domestiques dans leur régime alimentaire ».
- le second, en collaboration avec l’équipe du CNRS de Montpellier « vise à développer des approches mathématiques les plus fines possibles pour calculer le taux de croissance des loups et leur répartition géographique ».

Eric Marboutin

Eric Marboutin est chef de projet de l’unité de recherche sur le loup et le lynx à l’Office National de la chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS) dans le département de l’Isère.

 

source: canal académie

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BRIGITTE BARDOT SE DEFEND

8 Janvier 2013, 15:04pm

Publié par amisdesbetes

Depuis le début, la Fondation se bat pour sauver Baby et Népal
Depuis le début, la Fondation se bat pour sauver Baby et Népal
Egorgement des bêtes dans nos abattoirs, sans étourdissement préalable
Egorgement des bêtes dans nos abattoirs, sans étourdissement préalable
La corrida, encensée par des ministres
La corrida, encensée par des ministres
Des animaux sacrifiés chaque année dans des laboratoires de recherche
Des animaux sacrifiés chaque année dans des laboratoires de recherche
Aucune réponse pour protéger l'ours polaire et le classer à l'Annexe 1 de la CITES
Aucune réponse pour protéger l'ours polaire et le classer à l'Annexe 1 de la CITES

 

 

La protection animale est ma seule politique !

Le 7 janvier 2013 Brigitte Bardot publie une tribune dans le Nouvel Obs et sur le site de la FBB.

 

Pour avoir menacé de quitter ce pays que je ne reconnais plus, on me traite de vieille folle, d'hystérique ou je ne sais quoi. Depuis plus de 60 ans je suis traînée dans la boue, on me crache dessus parce que je dérange la morale des bien-pensants, jusqu'à ce "con Bendit" qui souhaiterait m'envoyer dans un camp de concentration ou une prison de Sibérie... Mais qu'a-t-il fait cet imbécile d'écolo pour les animaux ? Rien. D'ailleurs il n'a rien d'un écolo, juste un opportuniste qui passe du rouge au vert en se foutant pas mal des valeurs qui devraient être défendues par le mouvement écologiste si mal représenté en France.

 

Alors oui, j'en ai ras-le-bol de ce pays où les "grands" se foutent comme de l'an 40 de la souffrance animale que je combats depuis si longtemps et que je combattrai jusqu'à mon dernier souffle, et au-delà même grâce à ma Fondation, reconnue d'utilité publique, qui me survivra et continuera à porter le flambeau de la protection animale.

 

En attendant je suis vivante, bien vivante, même si cela dérange, alors je n'ai pas l'intention de baisser les bras et de laisser ces deux éléphantes se faire abattre près de Lyon parce qu'elles sont potentiellement tuberculeuses. Je demande une contre-expertise, ce n'est quand même pas l'impossible, d'autant que ma Fondation est prête à participer au coût des soins à apporter aux animaux comme elle le fait souvent dans des cas similaires.

 

Ces pauvres bêtes ont été esclaves du cirque Pinder pour lequel je n'ai aucune sympathie, ce combat je le mène pour elles et uniquement pour elles, alors on a le devoir de leur épargner la mort et de leur offrir une fin de vie digne, ce n'est pas un cadeau c'est un dû.

 

Et si je suis en colère contre le gouvernement actuel et contre notre Président, là encore ce n'est pas par choix politique car si François Hollande faisait un geste pour améliorer le sort des animaux en France je serais la première en le remercier publiquement, je suis en colère car son équipe traite par le mépris toutes nos interventions, et elles sont nombreuses.

 

Face à la généralisation de l'égorgement des bêtes dans nos abattoirs, sans étourdissement préalable, j'ai saisi le Président de la République et son ministre de l'Agriculture. Hollande ne m'a pas raconté d'histoires comme l'a fait Sarkozy mais il n'a rien fait du tout ce qui n'est pas plus glorieux. En attendant, chaque jour, des millions d'animaux se font trancher la gorge dans des conditions ignobles, en France, pour répondre à la demande du halal et du casher mais surtout pour approvisionner tous les circuits sans aucun étiquetage. C'est une horreur, une honte, et c'est d'autant plus insupportable que j'ai obtenu le soutien du recteur de la Mosquée de Paris, le Docteur Dalil Boubakeur, qui m'a reçue et m'a assurée que rien dans le Coran n'impose l'égorgement des bêtes à vif... Alors évoluons, sortons de la barbarie !

 

Je ne suis pas la seule, Sylvie Rocard qui est administrateur de ma Fondation a également écrit à Stéphane Le Foll, pourtant ami de Michel Rocard, mais là encore c'est le silence total, le mépris le plus complet, c'est inacceptable.

 

Voilà ce qu'est la France aujourd'hui, le pays de l'UE qui sacrifie le plus grand nombre d'animaux chaque année dans des laboratoires de recherche, où les chasseurs font la loi et où les opposants n'ont pas la liberté de s'opposer justement aux tueurs qui pillent la nature, la France est un immense cimetière animalier où la corrida est encensée par des ministres, cette torture immonde qui fait honte à l'Espagne et qu'on nous impose comme on nous impose aussi l'Aïd-el-Kebir, ce sacrifice rituel cruel qui fait de la France une terre de non droit où n'importe qui fait n'importe quoi en toute impunité, alors oui, ce pays me fait honte, me fait vomir !

 

Mais si j'ai tellement mal au cœur face à cette décadence, ce bordel généralisé, c'est d'abord parce que j'aime la France et que je ne supporte pas de voir ce je-m'en-foutisme s'imposer devant toutes les situations d'urgence que je dénonce et qui ne reçoivent aucune réponse en retour. Je demande à mon pays de soutenir les Etats-Unis, comme l'a fait la Russie, pour protéger l'ours polaire et le classer à l'Annexe 1 de la CITES*, mais rien, aucune réponse de la ministre de l'Ecologie qu'on entend d'ailleurs jamais intervenir sur quoi que ce soit...

 

Alors ce coup de gueule contre le gouvernement et notre Président c'est d'abord un cri du cœur et une supplique pour que mon combat en faveur des animaux soit entendu, soutenu, et non plus ridiculisé par des ministres comme l'a fait Benoît Hamon qui ne me connait pas mais qui se permet de sortir des imbécilités déplacées.

 

Peut-être que François Hollande va enfin sortir de son hibernation, que ses ministres vont se mettre au travail, je ne demande que cela et mon équipe est prête à travailler à leurs côtés, j'en ai ma claque des polémiques je veux obtenir des résultats pour les animaux, c'est mon seul combat, le seul sens que je veux donner à ma vie.

 

Brigitte Bardot

 

* Convention sur le Commerce International des espèces sauvages menacées d'extinction (la Fondation Brigitte Bardot participera, du 3 au 14 mars 2013 à Bangkok, à la seizième session de la Conférence des Parties).

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