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Le blog de l'association Amis des Bêtes

Condition animale et justice sociale

27 Février 2012, 15:21pm

Publié par amisdesbetes

Point de vue | LEMONDE.FR | 24.02.12 | 09h53

 

par Corine Pelluchon, maître de conférences en philosophie à l'Université de Poitiers

On a souvent opposé le souci pour les animaux et le souci pour la justice sociale, reléguant la protection animale à la périphérie de la politique. Pourtant, la question animale ne pose pas seulement des problèmes moraux, mais elle relève également de la justice. Elle est même l'épreuve de notre justice, parce que nos usages des animaux trahissent les fondements de notre droit et révèlent les dysfonctionnements d'une organisation du travail et d'une économie dont les hommes sont aussi les victimes.

La manière dont nous élevons les bêtes en les forçant à s'adapter à un système calqué sur la production en série d'objets industriels est injuste pour trois raisons. D'abord parce que les besoins éthologiques des bêtes limitent le droit de l'homme d'en user comme bon lui semble et l'obligent, comme une norme extérieure qu'il peut reconnaître, mais dont il n'est pas la source. Cette déclaration, qui n'a rien à voir avec l'extension des droits de l'homme aux animaux, implique que les conditions de détention et d'exploitation qui imposent à un animal une vie diminuée sont illégitimes. L'animal n'est pas une personne, car il n'est pas imputable. Il n'est pas un citoyen, parce qu'il ne vote pas, mais il est un sujet qui cherche son épanouissement selon des normes propres à son espèce. La poule a besoin d'étendre ses ailes et de gratter le sol. Quand ce besoin est frustré, elle développe des stéréotypies qui ne témoignent pas seulement de sa souffrance, mais aussi d'une injustice de notre part.

Nous nous octroyons un droit absolu sur eux, alors que ce droit est limité par leur statut d'êtres sensibles. Cette mention renvoie au code pénal français, à l'article 9 de la loi du 10 juillet 1976. Elle signifie que l'animal a droit par lui-même à un traitement respectueux et qu'il serait temps de mettre le code civil, pour lequel l'animal est encore un bien-meuble, en harmonie avec le code pénal, afin que les propriétaires d'un animal qui se rendent coupables de maltraitance envers lui aient une peine proportionnée au délit, et non une peine symbolique. Au-delà de ces questions importantes, il s'agit aussi de montrer que nos rapports aux animaux sont un coup de projecteur sur l'organisation du travail et sur le type d'économie qui sont les nôtres.

 

Telle est la deuxième raison qui fait de la question animale une question de justice. La confusion entre l'élevage et l'industrie ne tient pas compte des êtres que l'on exploite ni des hommes qui travaillent. Déterminée à partir des chiffres d'une production maximale, elle témoigne d'un déni du réel que l'on retrouve dans la manière dont le travail tend à être évalué aujourd'hui, où la confusion entre les sphères de bien dont relèvent les différentes activités est source d'absurdités, comme le disent les soignants qui doivent se soumettre aux normes dictant que la toilette d'un vieillard prend 6 minutes. Cette confusion est également à l'origine de contre-productivités et de souffrances qui créent la division et encouragent le repli sur soi, lesquels à leur tour entravent toute résistance à l'injustice subie.

 

La réalisation des chiffres d'une productivité fixée a priori explique que, dans les élevages de poules pondeuses, on jette au broyeur les poussins mâles. Dans les abattoirs, les cadences sont telles que les réglementations relatives à l'étourdissement des bêtes ne sont pas respectées. Les directives européennes et la législation française ne sont pas appliquées. La clandestinité est souvent la règle. Comment ne pas voir que l'injustice dans nos rapports aux animaux est aussi une injustice envers les autres hommes et même une injustice qui met au jour le principe d'une économie ne tenant pas suffisamment compte de la protection de la biosphère finie qui est la limite externe de toute production ni de la valeur des êtres ? Faire de la question animale une question de justice, c'est donc aussi remettre en question un modèle de développement qui condamne les éleveurs à opter pour l'élevage intensif, l'écart entre la valeur d'usage et la valeur d'échange des produits et les marges imposées par la distribution ne leur laissant pas le choix. On ne peut pas séparer la prise en compte par les politiques de la condition animale et la justice sociale.

 

Ces trois raisons en appellent une troisième. Si ce que nous faisons aux bêtes dévoile les fondements de notre droit et la réalité de notre organisation et si nos politiques sont toujours des zoopolitiques, alors la cause animale est notre cause. La question animale devient le lieu d'une réflexion sur la démocratie. Car il est injuste que cette solidarité entre condition animale et justice sociale n'ait pas de traduction politique. Pourquoi ne pas faire du respect des animaux un devoir de l'Etat ? Nous accéderions à une autre étape de la protection animale, où cette question serait traitée de manière transversale. Car il est impossible de réduire notre consommation de viande sans une éducation à la cuisine végétarienne, de même qu'il est impossible de réduire l'élevage intensif si l'on n'offre pas d'alternative aux éleveurs.

 

Qui dira, sans travestir ce message, que la condition animale est une cause de la République ? D'aucuns objecteront que la perte du triple A par la France et la crise économique font que le chômage et le pouvoir d'achat sont les priorités. Pourtant, la question animale est le levier d'une interrogation sur ce qui fait de la crise actuelle une crise économique, morale, spirituelle et politique. L'absence de prise en considération de la question animale par les différents candidats à l'élection présidentielle est le signe d'un écart entre les citoyens et les représentants politiques. Car nous sommes de plus en plus nombreux à reconsidérer les fondements de nos rapports aux bêtes et à ne plus supporter les traitements que nous leur infligeons. La question animale est une question politique majeure. Elle nous concerne tous et concerne tous les domaines de notre vie, de l'alimentation et de l'éducation au commerce et à l'industrie alimentaire. La création d'un secrétariat d'Etat à la condition animale serait un minimum. Car la question animale soulève un enjeu de civilisation qui ne peut plus échapper à personne.

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Elections Présidentielles 2012 et condition animale

22 Février 2012, 11:12am

Publié par amisdesbetes

presidentielles-2012

  En cliquant sur l'image ci dessus vous vous connectez à un site créé par un collectif d'associations qui s'est fixé pour objectif d'évaluer la position des candidats aux élections et autres politiques  sur différentes questions liées à la condition animale.

Ce site est collaboratif, à utiliser sans modération.


Lorsque cet article n'apparaîtra plus dans la liste déroulante du blog, il restera néanmoins en lien en tête de la colonne de droite du blog.

 

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salon du chiot Aix-les-Bains...suite

20 Février 2012, 17:28pm

Publié par amisdesbetes

Inutile de réexpliquer pourquoi les associations comme la nôtre ont maintes fois relevé les aspects négatifs de ces opérations purement commerciales. Dimanche 19 février "Amis des Bêtes" était présente devant l'entrée du Grand Cercle. De nombreux tracts ont été distribués informant les visiteurs des dangers des achats inconsidérés, qui, au final, se soldent trop souvent par un abandon dans nos refuge.

 

 

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Salon du chiot Aix-les-Bains 18 et 19 février

17 Février 2012, 10:53am

Publié par amisdesbetes

bannière

 

Les vendeurs de chiens remettent ça : comme l'année dernière au casino Grand Cercle d'Aix-les-Bains, les 18 et 19 févriers, ils reviennent vendre leur production de chiens. Comme s'il n'y en avait pas assez dans les refuges!

 

Des bénévoles d'Amis des Bêtes seront présents pour distribuer des tracts d'information. Nous ne connaissons que trop bien les dangers de ces pièges, véritables étalages d'animaux à peine sevrés, tendus à des acheteurs souvent inconscients des difficultés qui les attendent. 

 

L'aide de tous sera toujours  la bienvenue dans ces occasions, si vous voulez participer n'hésitez pas à contacter le refuge au 04 79 61 24 63 

 

tract salon du chiot

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La Fédération des luttes pour l'Abolition de la Corrida présente à Chambéry

7 Février 2012, 18:47pm

Publié par amisdesbetes

Samedi 11 février, jour de la grande manif parisienne du collectif  "Non à la Honte", la représentante locale de la Fédération des luttes pour l'Abolition de la Corrida, Nathalie HANNHART, nous informe qu'elle tiendra un stand d'informations de 8h à 12h   au marché de Chambéry, aux halles place de Genève.


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En réaction à  l'inscription de la corrida au patrimoine culturel de tous les français par notre ministre de l'(in)culture Frédéric MITTERRAND, Nathalie aura à coeur de nous présenter  une pétition pour demander officiellement à la municipalité de la ville de devenir la plus grande cité de France déclarée "ville anticorrida et amie des animaux" ce qui honorerait tous les savoyards que nous sommes.

 

Le collectif  "Non à la Honte" se bat pour que la corrida soit désinscrite du patrimoine culturel de la France et obtenir l'abolition de la corrida, pratique cruelle d'un autre age, véritable bastion à faire sauter en priorité pour que la cause animale soit enfin traitée avec un minimum de considération par nos gouvernements.


corrida a

Nathalie HANNHART espère rencontrer ce samedi de nouvelles personnes sensibles à notre combat et susceptibles de l'aider à la distribution de tracts, les bénévoles amis des animaux peuvent la rejoindre au stand du marché ce samedi matin 11 février ou mieux la contacter directement au : 06 03 40 64 84

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Nouvelles lois pro-chasses

5 Février 2012, 16:05pm

Publié par amisdesbetes

communiqués de la Convention vie et nature
Le sénat a adopté aujourd'hui, 2 février, la proposition de loi pro-chasse du député, bien évidemment UMP, Jérôme BIGNON.
Ce texte délire sur le rôle positif du glorieux chasseur qui concourt si ardemment à la sauvegarde de la biodiversité .
Il prévoit des cadeaux fiscaux pour les propriétaires de chasses privées et inversement prévoit que les préfets pourront prendre des arrêtés imposant des tirs de destructions d'animaux à problème dans les réserves naturelles volontaires et refuges privés des opposants à la chasse.
Nous assistons à la dérive des lois pro-chasses.
Seuls les sénateurs VERTS sauvent l'honneur du parlement en ayant voté contre ce texte indigne.
 

  l'article du Monde

 La proposition de loi votée au parlement en 2011 puis ces jeudi au sénat

 

 

chasse

Convention vie et Nature
 
TEL 06 76 99 84 65
 
communiqué: un gouvernement fautif.
 
La CONVENTION VIE ET NATURE constate que pourla première fois en ce pays, le gouvernement refuse de fermer la chasse sur l'ensemble du territoire nonobstant la vague de froid.
 
 
Jusqu'à ce jour, la chasse, guerre sans honneur faite à ce qui survit de faune, était prohibée lorsque le sol et les plans d'eau gelaient jour et nuit et que les animaux s'avèraient particulièrement vulnérables.
 
L'humain civilisé, face à de telles intempéries, nourrit les oiseaux .
Une poignée d'arriérés profite de cette vulnérabilité pour tirer massivement.
  Dans  nombre de départements, en ce début février, les bécasses restent chassables ainsi que les merles et grives, à l'affût, aux postes fixes.
Tuer des oiseaux épuisés par la faim et le froid est une honte qui retombe sur ce ministère de l'écologie qui n'a pas l'élémentaire courage d'arrêter les massacres.
 
Par ailleurs, ce gouvernement vient de prolonger jusqu'au 20 février, la chasse des pigeons ramiers migreateurs dans la région Nord.
La CONVENTION VIE ET NATURE dépose une plainte auprès de la Commission Européenne pour cette nouvelle violation de l'article 7 de la directive relative à la conservation des oiseaux prévoyant leur protection lors de leur trajet de retour vers leurs lieux de nidification.
 
Le Président actuel, candidat, offre aux chasseurs la possibilité de tuer des eiders à duvets, des courlis, espèces menacées qui bénéficaient d'un moratoire.
Il leur promit, lors de son déplacement en ARIEGE, de pouvoir tuer les derniers tétras pyrénéens et invente, pour  violer le droit européen, la "chasse scientifique" des oies du 31 janvier au 10 février.
 
Nous assistons à des agressions sans précédents contre la nature en ce pays et si la chasse Française nous avait habitués à l'imposture et à  la forfaiture, le comble de l'abjection et du grotesque est atteint.
 
Les Français valent mieux que ces injures faites au vivant et il est grand temps d'ouvrir la chasse électorale aux seuls et vrais nuisibles absolus, ceux qui sacrifient la nature aux fantasmes destructeurs d'une infime minorité.
         Gérard  CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE

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Non à la honte française

2 Février 2012, 10:03am

Publié par amisdesbetes

COMMUNIQUÉ

 

Assemblée nationale, 11 février, 15 heures Tous à Paris contre la corrida !

affiche

 

22 avril 2011. On apprend par un ancien matador, qui s’improvise porte-parole du gouvernement, que la corrida a été inscrite au mois de janvier, en catimini, au PCI, patrimoine culturel immatériel de la France. Le CRAC Europe pour la protection de l’enfance procède alors à un recours gracieux auprès du ministre pour lui demander d’annuler cette inscription.

 

Été 2011. De nombreuses manifestations ont lieu à travers toute la France, lors de chacun des déplacements de Frédéric Mitterrand, pour lui demander la désinscription. Les anticorrida ne lâchent rien… et ne lâcheront rien !

 

8 octobre 2011. Afin de protester contre la finale de « Graines de toreros », où des adolescents des écoles taurines torturent des veaux à l’arme blanche avant de les mettre à mort, 95 militants entreprennent une action pacifique dans les arènes de Rodilhan, petit village près de Nîmes (Gard). Ils sont lynchés avec une extrême violence par une horde de barbares, devant des officiels qui se garderont bien d’intervenir.

 

5 décembre 2011. Le tribunal administratif de Paris juge le « caractère sérieux », donc recevable, de la QPC, question prioritaire de constitutionnalité, posée par le CRAC Europe et Droits des animaux dans la procédure qui les oppose au ministère de la Culture, et la renvoie au Conseil d’État. De nombreux points de droit ont en effet été soulevés, notamment le détournement de pouvoir, cet acte ayant été opéré par Philippe Belaval, directeur général du patrimoine au ministère de la Culture et de la Communication, mais aussi aficionado notoire, impliqué dans plusieurs associations de promotion de la corrida.

 

11 février 2012. Pour demander le retrait de la corrida du patrimoine culturel français au ministre de la Culture et de la Communication, Frédéric Mitterrand, contre le lynchage des anticorrida à Rodilhan, pour demander aux candidats à la présidentielle que l’abolition de la corrida figure dans leur programme, une manifestation unitaire internationale est organisée et relayée par de grandes associations de protection animale. Animaux en péril (Belgique), le CRAC Europe, Comité Radicalement Anti Corrida pour la protection de l’enfance, Droits des animaux et le collectif Non à la honte française !, qui regroupe 179 associations et représente quelque 500 000 électeurs potentiels, vous proposent un événement inédit, mis en scène par des intermittents du spectacle, avec un final grandiose.

Rendez-vous à 15 heures devant l’Assemblée nationale, pour un départ vers le Trocadéro. Les journalistes, tous médias confondus, sont attendus et les bienvenus ! Ensemble, soyons nombreux à dire NON à la barbarie des arènes : cette année, en 2012, les taureaux voteront !

anti-corrida-patrimoine-immateriel

 

Hélène Vaquier Présidente Jean-Pierre Garrigues Vice-président Luce Lapin Porte-parole nationale CRAC Europe 06 75 90 11 93 06 08 30 80 30 • www.animauxenperil.be • www.anticorrida.com • www.droitsdesanimaux.net • www.patrimoine-corrida.fr

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