Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Le blog de l'association Amis des Bêtes

Quand les meilleurs se taisent, on entend que les pires

23 Mars 2015, 13:58pm

Publié par amisdesbetes

Au lendemain des élections il m'a paru intéressant de publier cette analyse de Gérard CHAROLLOIS Président de la Convention Vie et Nature.

En cette période de débat à l'Assemblée (loi sur la biodiversité), seuls, les verts d'EELV ont semblé prendre (un peu) en compte la mesure de la souffrance animale. On voit bien aujourd'hui que les animaux peuvent souffrir encore longtemps, la souffrance animale a de beaux jours devant elle...

 

Commentaire des élections :

Quand les meilleurs se taisent, on n'entend que les pires.


L’arrêt de la chasse le dimanche ou l’abolition de la chasse à courre et de la corrida, l’abandon des projets de fermes industrielles comme du barrage de SIVENS et de l’aéroport NOTRE DAME DES LANDES, l’interdiction des pesticides et le refus des aménagements contre nature, tout COMBAT DE FOND dépend du rapport des forces au sein de la société.
Les élections constituent pour les décideurs un baromètre de l’opinion.
Bien souvent, la justesse d’une cause, la solidité d’un dossier, la valeur d’un raisonnement ne sont d’aucun poids face à une force contraire.
En ce 22 mars, les Français ont à 36% opté pour la droite de l’argent, du Marché, de la FNSEA et de chasse et traditions, béton et spéculation.
Sauf heureux accident de parcours, le candidat des milieux d’affaires sera réélu en 2017 et la nature subira l’éradication que lui imposent les cupides et les traditionalistes.
Quant aux écologistes, les voici crédités d’un 2% qui plombe.
Mauvais coup porté à tous ceux qui se battent pour la nature et les animaux.
Qu’en retiendront les commentateurs et les gouvernants ?
Ceci :
L’écologie ne motive pas les Français. Dès lors, continuons à servir les chasseurs, les pollueurs, les exploiteurs et tous les lobbies et nous, politiques, ne risquons aucune sanction électorale.
Il faudra bien s’interroger sur les raisons de cet échec qui en annonce beaucoup d’autres sur le fond des dossiers.
Reconnaissons, d’abord, que la locomotive Daniel COHN-BENDIT a su tirer vers le haut les résultats électoraux (jusqu’à 16% des suffrages) et que, depuis son retrait, l’absence de leader éloquent, convaincu, ferme et clair amène à une quasi-disparition de la force électorale verte.
Certes, il faut constater que les 2% sont en rapport avec l’absence de candidats dans nombre de territoires, ce qui fait chuter la moyenne nationale et que les verts soutenaient, dans nombre de circonscriptions, des candidats estampillés divers gauches ou front de gauche.
Cela atténue la cuisance de l’échec.
Il n’empêche que le résultat de ce jour est mauvais et compromet l’issue des combats sur le terrain.
Savoir diagnostiquer la cause d’un mal est la première démarche pour y apporter remède.
Je ne cesse d’affirmer que l’écologie doit être plus visible, plus claire dans ses options, plus écologistes et moins brouillonne, moins timorée.
A suivre !

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE & NATURE

 

Commenter cet article