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Le blog de l'association Amis des Bêtes

Les traditions culturelles concernant les animaux dans les religions

15 Février 2015, 08:20am

Publié par amisdesbetes

Article du blog de la médiation animale et des interactions homme animal

publié le 25 octobre 2011

Anne-Marie Brisebarre, directrice de recherche au CNRS (Laboratoire d’anthropologie sociale – Collège de France – EHESS – CNRS) est intervenue il y a quelques années dans le cadre des « Rencontres Animal et Société »  elle a autorisé le rédacteur du blog sus cité à publier sa contribution que je reproduis à nouveau sur le blog d'Amis des Bêtes afin que chaque lecteur puisse se faire une idée et réfléchir sur le "fondement de ces pratiques envers les animaux" imposées par  les 3 grandes religions monothéistes que sont le judaïsme, l'islam et le christianisme.

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Je traiterai des trois « Religions du Livre » (judaïsme, christianisme et islam) ayant les mêmes fondements bibliques et pour lesquelles Dieu est le créateur de tous les êtres, animaux et humains.

Deux des religions du Livre, le judaïsme (Nizard, 1998) et l’islam (Benkheira, 1998), attribuent une âme à toutes les créatures vivantes, humaines et animales.

Cette âme – nefesh dans le judaïsme, nafs dans l’islam – est véhiculée par le sang – dam en hébreu comme en arabe – qui symbolise la vie.

Pour le christianisme l’âme est « le propre de l’homme » : le christianisme insiste sur la différence existant entre l’homme, créé à l’image de Dieu, et les animaux. Une conception enracinée dans la Genèse (I-24, II-7) : « Lors de la Création, Dieu ordonna aux eaux de produire les poissons et les oiseaux, et à la terre de faire les bêtes terrestres. Il se chargea Lui-même de l’homme, ‘image tirée des doigts et des pinceaux de Dieu’, et lui inspira un souffle de vie. Cette différence se perpétue à chaque naissance. Alors que Dieu crée l’âme spirituelle et immatérielle de l’enfant à naître, les animaux se reproduisent d’eux-mêmes, se transmettant le principe moteur qui les anime » (Baratay, 1998 : 27).

L’Ancien Testament comporte de nombreuses mentions se rapportant aux rapports entre les hommes et les animaux. Dieu donne en quelque sorte les animaux à Adam, le premier homme, qui se les approprie en les nommant. La chute originelle, qui chasse Adam du Jardin d’Eden, condamne hommes et animaux au travail. Et c’est à partir de cet épisode que l’homme, jusqu’alors végétarien comme l’ensemble des animaux au Jardin d’Eden, commence à se nourrir de la chair des troupeaux (Genèse 9, 3-4). Lors du Déluge, Dieu sauve Noé et sa famille mais aussi tous les animaux.

 

 

L’arche de Noé, peinture de Saint Savin-sur-Gartempe

 

Devenu le maître des bêtes, en particulier des herbivores domestiques (Gen 1, 26), l’homme doit les traiter comme ses serviteurs et les protéger (Baratay, 1996 : 11) : « il doit les décharger des fardeaux excessifs (Exode 23, 5), leur donner une part des produits de leur travail (Deutéronome 25, 4)[c’est-à-dire les nourrir], et laisser le bœuf et l’âne, ses compagnons de labeur, au repos durant le 7e jour de la semaine (Exode 23, 12) », même en période de labour et de moisson (Ex 34, 21).

Le Talmud – qui est la loi orale interprétant la Thora, la loi écrite qui rassemblant les 5 premières sections de la Bible (Genèse, Exode, Lévitique, Nombres, Deutéronome) – donc le Talmud dénie même le droit de posséder un animal à qui ne peut le nourrir convenablement. Dans la tradition juive, les lois noahides peuvent être considérées comme des lois de protection animale : elles interdisent de prélever un membre d’un animal vivant, d’atteler ensemble deux espèces différentes – ce qui est interprété comme une interdiction de l’hybridation que l’on retrouvera dans les lois définissant les espèces consommables -, de museler la bête de somme pendant qu’elle laboure, de la faire travailler le jour du shabbat. Le maître se doit de nourrir ses bêtes de trait avant de prendre sa nourriture. D’autre part, la chasse est totalement interdite, renvoyant à Esaü qui versa le sang en dehors de tout rituel (Nizard, 1998, note 2 p.49).

 

Quant à l’islam, bien que né en milieu urbain, il s’est développé dans un contexte de pastoralisme. D’où l’importance du bétail, désigné par un terme an‘am qui rassemble les ovins, les caprins, les bovins et les camélins.

S’il permet de castrer les ovins et caprins, l’islam réprouve la castration des chevaux, interdit les marques de propriété faites au feu ou au couteau sur la face du bétail et recommande de « traiter avec bonté les esclaves et les animaux [domestiques] et de ne pas leur imposer un travail au dessus de leurs forces », reprenant ainsi les recommandations du livre de l’Exode dans l’Ancien Testament (Ibn Abî Zayd Al-Qayrawânî, 1979, p.323).

L’islam n’autorise la mise à mort des animaux que pour se nourrir et se défendre. Il permet la chasse pour se nourrir, le gibier étant consommable si la prière dite lors de l’abattage rituel a été prononcée sur le chien ou l’oiseau de proie dressé qui permet de se saisir de l’animal, ou sur l’arme utilisée.

A ce propos le chien a, en islam, un statut particulier. La Risala, qui est une interprétation des lois de l’Islam selon le rite malikite – suivie au Maghreb et en Afrique de l’Ouest – précise : « On ne devra pas avoir de chiens dans les habitations urbaines, ni dans les habitations rurales, sauf pour la garde des cultures et des bestiaux […] et pour aller à la chasse », à condition qu’on ne chasse pas « pour le simple amusement » ((Ibn Abî Zayd Al-Qayrawânî, 1979, p.323). Sont donc autorisés les chiens utiles, la proximité des autres rendant les humains impurs. Les habitudes de coprophagie des canidés ont été souvent invoquées pour expliquer ce statut du chien.

Par contre, le chat est présenté dans les hadith, les paroles prononcées par le Prophète fondateur de l’islam, comme un animal de la proximité : on raconte que le Prophète aurait un jour coupé un pan de son vêtement pour ne pas déranger le chat qui s’était endormi auprès de lui pendant qu’il s’entretenait avec des disciples.

 

 

© Photo Résilienfance

 

Dans le judaïsme et l’islam, la permission divine de tuer un animal pour se nourrir a pour condition d’en répandre le sang sur le sol afin de libérer son âme et de la rendre au Créateur.

Dans le Talmud, l’interdit du sang est normalisé par l’abattage rituel qui vide l’animal de son sang, mais aussi par la cachérisation qui consiste à laver la viande avec de l’eau puis à la recouvrir de sel qui absorbera le sang résiduel.

L’abattage rituelcasher doit être pratiqué par un spécialiste, le chokhet, personnage détenteur d’un savoir religieux mais aussi technique. Il prononce une prière avant l’abattage de l’animal.

Une extrême attention est apportée aux instruments qu’il utilise afin que son geste soit rapide et sûr et que la bête ne soit pas « déchirée » (trefa) par une ébréchure du couteau comme le ferait avec ses dents et ses griffes un animal sauvage.

Un autre interdit judaïque concerne le prélèvement sur la carcasse du nerf sciatique, en référence au combat de Jacob contre l’ange dont il sortit vainqueur mais blessé à la hanche.

 

La lutte de Jacob avec l’Ange – Gravure de Gustave Doré – 1855

 

Les espèces animales qui peuvent être abattues rituellement sont celles désignées dans le chapitre XI du Lévitique, relatif aux animaux purs et impurs. Les espèces comestibles sont réparties en 3 classes correspondant aux trois éléments de vie : la terre, l’eau et l’air, c’est à dire à l’Ordre de la Création divine : « Voici les animaux que vous pouvez manger, parmi toutes les bêtes qui vivent sur la terre : tout ce qui a le pied corné et divisé en deux parmi les animaux ruminants, vous pouvez le manger. […] Voici ce que vous pouvez manger des divers animaux aquatiques : tout ce qui, dans les eaux, mers ou rivières, est pourvu de nageoires et d’écailles. »

Pour les oiseaux, qui volent dans l’air, ce sont ceux qui ne sont pas mangeables « car ils sont immondes » qui sont cités, en commençant par l’aigle et l’orfraie. Ce sont tous des oiseaux de proie ou des charognards. Dans la Bible, aucune justification n’est livrée sur ces prescriptions. Ce qui a donné lieu à toutes sortes d’interprétations, rationnelles ou mystiques,moralistes ou hygiénistes (Nizard, 1998 : 53).

Pour sa part, Mary Douglas (1981) interprète la taxinomie biblique comme la recherche de la sainteté, de la perfection. Les animaux parfaits, qui peuvent donc être abattus rituellement, sont ceux qui possèdent toutes les caractéristiques correspondant à leur milieu de vie. Ceux qui vivent à la fois ou successivement dans deux milieux différents, remettant en cause l’Ordre divin de la Création, sont imparfaits et non consommables. De même, les hybrides, nés du croisement contre nature de deux espèces, sont impurs et leur chair est interdite.

Quelques exemples : sont inconsommables le chameau qui rumine mais n’a pas le pied corné et fendu ; le porc qui a le sabot fendu mais ne rumine pas ; l’autruche, oiseau qui ne vole pas : l’anguille qui a des nageoires mais pas d’écaille ; les crustacés qui n’ont ni nageoire ni écaille.

En islam, s’agissant des nourritures, entre le licite et l’illicite, c’est le licite qui est posé comme premier, la permissivité étant l’attitude de base des textes coraniques. A l’appui de ce principe, un verset du Coran affirme : « Aujourd’hui les bonnes choses vous sont permises » (V, 7), tandis qu’on rapporte cette parole du Prophète : « Les choses sont permises à moins qu’elles n’aient été expressément interdites », l’interdiction ne concernant que les choses impures et nuisibles, donc dangereuses pour le musulman qui les consomme. Toute chose dont la nocivité est plus grande que l’utilité est interdite et toute chose dont l’utilité est plus grande que la nocivité est licite (Qardhaoui, 1990 : 22). Un autre principe est que « la nécessité lève l’interdiction », car Dieu a permis au musulman dont la vie est en danger de consommer des aliments interdits à condition qu’il n’en abuse pas.

Les animaux interdits de consommation, harâm, sont moins nombreux en islam que dans le judaïsme. Un verset du Coran (V, 3) énumère les quatre interdits de base : « Vous ont été interdits : la bête morte, le sang, la viande de porc, ce qui a été égorgé au nom d’autre que Dieu ».

C’est en raison de la première interdiction, la bête morte, mayta, que les musulmans refusent actuellement l’assommage des bestiaux, craignant d’opérer sur une bête déjà morte (Benkheira, 2000).

Le porc est le seul animal explicitement cité dans le Coran. Cet interdit hébraïque a donc été maintenu dans la troisième des religions du Livre, alors qu’il a été supprimé en même temps que toutes les autres prohibitions alimentaires par l’apôtre Paul dans la deuxième, le christianisme. J’y reviendrai.

Rappelons que le porc était un animal sacré chez les Mazdéens pour la même raison que celle qui est souvent avancée pour expliquer son éviction de l’alimentation juive et musulmane : son régime alimentaire omnivore et même coprophage. Pour les Mazdéens, qui n’enterraient pas les cadavres mais les exposaient sur une plate-forme, les abandonnant aux charognards, le porc était un éboueur qui nettoyait la terre sacrée des impuretés.

En islam, il n’y a pas de critères physiques définissant les mammifères licites – halâl – et illicites – harâm -. Selon l’interprétation des différentes écoles juridiques musulmanes, certaines espèces peuvent être consommables ou interdites d’abattage. C’est le cas du cheval, consommé dans certains pays islamiques et non dans d’autres, sans doute pour des raisons plus culturelles – liées à leur statut de montures nobles – que religieuses.

Concernant les autres animaux terrestres et les oiseaux, les consommations interdites relèvent du sens commun : ce sont les chairs des carnivores et des charognards

Par contre, tout ce qui vit dans l’eau, milieu pur, est comestible. Même les poissons à sang n’ont pas besoin d’être saignés (sang froid), donc ne relèvent pas de l’abattage rituel.

L’islam est une religion sans clergé. Celui qui peut pratiquer l’abattage rituel n’est donc pas un religieux, mais tout homme adulte, sain de corps et d’esprit. Cependant l’abattage rituel, comme le sacrifice, reconnus comme des actes graves qui peuvent faire souffrir les animaux sont encadrés par des recommandations. Il existe une « déontologie de l’abattage » selon la formule employée par Hocine Benkheira (1998 : 72-73). :

Comme dans le judaïsme, la lame du couteau doit être bien affûtée. De plus le couteau doit être aiguisé hors de la présence de la victime. On ne doit pas tuer une victime devant un autre animal vivant. L’animal doit être conduit avec douceur, on ne doit pas le tirer par une patte ni le cogner sur le sol en le couchant, ni l’immobiliser en mettant un pied sur son cou. Enfin on ne doit pas commencer à écorcher la victime avant d’être sûr qu’elle est morte.

S’appuyant sur ces prescriptions et pour répondre à ceux qui traitent ces pratiques d’abattage rituel de barbares, le juriste musulman Qardhaoui affirme que « l’islam est une miséricorde générale même pour les animaux » et qu’« il a devancé en cela de treize siècles les associations protectrices des animaux » dont s’enorgueillissent les sociétés occidentales » (1990 : 294-295).

De la Bible, l’islam a conservé la pratique sacrificielle abolie depuis la destruction du temple de Jérusalem dans le judaïsme et par le sacrifice fondateur du Christ pour le christianisme (Bonte, Brisebarre et Goikalp, 1999). L’islam commémore toujours le sacrifice offert à Dieu par Abraham (Ibrahim) lors de l’Aïd al-kabîr qui est la plus grande fête du calendrier sunnite. A cette occasion, ceux qui en ont les moyens doivent sacrifier un animal, le plus souvent un mouton, dont la viande sera partagée en trois parts : une partie sera consommée par le sacrificateur et sa famille, une partie donnée à la parentèle, la dernière étant obligatoirement destinée aux pauvres (Brisebarre, 1998 ; 1999).

 

 

Le sacrifice d’Abraham

 

Comme je l’ai évoqué précédemment, l’apôtre St Paul a institué la suppression des interdits alimentaires bibliques pour permettre l’évangélisation de tous les peuples et faire du christianisme une religion universelle. Parmi les écritures saintes, le livre de référence du christianisme n’est plus l’Ancien mais le Nouveau Testament, les évangiles qui témoignent de la vie terrestre du Christ et de son enseignement.

Les seules prescriptions alimentaires que comportent à l’origine le christianisme concernent l’abstinence – c’est à dire la non consommation de viande – lors du Carême ainsi que le vendredi, jour commémorant la mort du Christ. Etait aussi prescrit le jeûne les veilles des grandes fêtes et certains jours (le mercredi des Cendres, début du Carême, et le Vendredi saint). Aujourd’hui, il ne reste de ces prescriptions que l’abstinence le Vendredi saint.

Dans la France rurale, il existait et il existe encore des pratiques religieuses à destination des animaux : des rituels au cours desquels les animaux présents sont bénits, non pas en tant qu’individus, mais comme des « biens de la terre » qui permettent aux hommes, éleveurs et agriculteurs, de vivre.

Lors des Rogations – durant les trois jours précédant l’Ascension – , les prêtres ont durant des siècles parcouru la paroisse dont ils avaient la charge, bénissant les champs ensemencés et les prés où paissaient les troupeaux, rituel de fécondité correspondant à la période du renouveau de la nature

Chaque région connaissait des pèlerinages aux saints guérisseurs des hommes et des bêtes, ces saints thérapeutes palliant jusqu’au XXe siècle l’absence des praticiens vétérinaires. Certains de ces pèlerinages se sont maintenus dans des régions où la religion catholique est encore vivante comme la Bretagne ou le Rouergue, même si on assiste de plus en plus à une folklorisation ou une « touristisation » de ces rituels (Brisebarre, 1993 ; 2004).

Après une longue période d’oubli, Saint François d’Assise, l’ami des animaux, a été redécouvert au XIXe siècle, au même moment où étaient fondées en Europe les premières sociétés de protection animale. Mais il faudra attendre la deuxième moitié du XXe siècle et le développement d’une « théologie de l’animal » s’appuyant sur le culte de ce saint (Baratay 1996 : 275), pour que soit reconnue une certaine « communauté de destin » entre humains et animaux.

Dans les années 1960, apparaissent en milieu urbain des bénédictions d’animaux de compagnie, tandis que le Pape Paul VI affirme que la législation protectrice des animaux est « en parfaite harmonie avec la morale catholique » et réclame l’interdiction des jeux cruels impliquant des animaux (tirs aux pigeons vivants et corridas) (Baratay, 1996 : 289). C’est en 1979 que Jean-Paul II fera officiellement de St François d’Assise le patron des écologistes ,protecteurs de la nature et des animaux.

Cependant aujourd’hui la position officielle de l’Église catholique s’agissant du statut des animaux n’apporte toujours pas de réponse aux interrogations des fidèles sur « l’immortalité des animaux » pour reprendre le titre quelque peu provocateur d’un essai d’Eugène Drewermann paru en 1990 et appelant à une « éthique globale pour tous les vivants ».

Sourde aux demandes des associations protectionnistes qui se revendiquent comme confessionnelles (Association catholique pour le respect de la création humaine « Notre Dame de toute pitié » ; Comité de défense des bêtes libres St Roch ; Mouvement chrétien pour l’écologie et la protection animale ; Action œcuménique pour le respect de la création), dans son nouveau Catéchisme paru en 1992 l’Église catholique romaine est restée sur la position anthropocentriste annoncée dans la Genèse (Genest, 2002) : l’homme, « créé à l’image de Dieu », est le « gérant » des animaux dont il peut se servir légitimement pour se nourrir et se vêtir, mais aussi pour ses travaux et ses loisirs (paragraphe 2417 du nouveau Catéchisme). Le paragraphe suivant (2418) dénonce même le marché animalier et trace pour les catholiques la « bonne distance » entre les hommes et les animaux (Louveau, 1997) : « il est indigne de dépenser pour eux [les animaux] des sommes qui devraient en priorité soulager la misère des hommes. On peut aimer les animaux ; on ne saurait détourner vers eux l’affection due aux seules personnes ». Il est certain que l’Église catholique ne voit pas d’un bon œil l’actuel attachement qui lie de plus en plus de gens à leurs animaux de compagnie et qui s’exprime aussi bien par les produits et les services destinés aux pets qu’au travers de la multiplication des cimetières d’animaux autour des grandes villes (Brisebarre, 2007).

Anne-Marie Brisebarre

Pour en savoir plus:

Baratay E., 1996 – L’Eglise et l’animal (France, XVIIe-XXe siècle), Paris, Cerf.

Baratay E., 1998 – « Le Christ est-il mort pour les bêtes ? L’Eglise française et le statut de l’animal (XVIIe-XXe siècle) », Etudes rurales, n°147-148 : 27-48 (Numéro spécial : Mort et mise à mort des animaux).

Benkheira M.H., 1998 – « Sanglant mais juste, l’abattage en islam », Etudes rurales, n°147-148 : 65-79 (Numéro spécial : Mort et mise à mort des animaux).

Benkheira M.H., 2000 – Islâm et interdits alimentaires : juguler l’animalité, Paris, P.U.F.

Benkheira M.H., Mayeur-Jaouen C. et Sublet J., 2005 – L’Animal en Islam, Paris, Les Indes savantes.

Bible de Jérusalem, 1981.

Bonte P., Brisebarre A.-M., Gokalp A. (sous la dir. de), 1999 – Sacrifices en Islam. Espaces et temps d’un rituel, Paris, CNRS Editions.

Bousquet G.-H., 1958 – « Des animaux et de leur traitement selon le judaïsme, le christianisme et l’islam », Studia Islamica, n°9 : 31-48.

Brisebarre A.-M., 1993 – « Modernité d’un pèlerinage d’éleveurs : le culte de St Fleuret à Estaing (Aveyron) », pp. 299-306 in Belmont N. et Lautman F. (sous la dir. de), Ethnologie des faits religieux en Europe, Paris, CTHS.

Brisebarre A.-M. (éd.), 1998a – Mort et mise à mort des animaux, Etudes rurales, n°147-148.

Brisebarre A.-M. (sous la dir. de), 1998b – La fête du mouton. Un sacrifice musulman dans l’espace urbain, Paris, CNRS Editions.

Brisebarre A.-M., 2004 – « Des rituels de protection et de guérison pour les animaux », pp. 293-307 in Héritier F. et Xanthakou M. (sous la dir. de), Corps et affects, Paris, Odile Jacob.

Brisebarre A.-M., 2007 – « Nos animaux de compagnie ont-ils une âme ? A propos de quelques observations en milieu urbain », Les cahiers de l’OCHA, n°12 : 150-158 (N° spécial : L’Homme, le mangeur, l’animal. Qui nourrit l’autre ?).

Catéchisme de l’Eglise catholique, 1992, Paris, Mame-Plon.

Coran (traduction Kazimirski, 1981, Paris, Flammarion)

Douglas M., 1981 – De la souillure. Essai sur les notions de pollution et de tabou, Paris, Maspéro.

Drewermann E., [1990] – De l’immortalité des animaux, Paris, Cerf, traduction parue en 1992.

Dumas O., 1986 – Les animaux domestiques dans la Bible : élevage et religion, Alfort, Ecole nationale vétérinaire, mémoire de thèse de doctorat.

GenestO., 2002 – « La Bible relue par les animaux », Théologiques, 10/1 : 131-177.

Ibn Abî Zayd Al-Qayrawânî, 1979 – La Risâla ou Epître sur les éléments du dogme et de la loi de l’islâm selon le rite mâlikite, Alger, Editions populaires de l’armée.

Louveau Ph., 1997 – « Hommes et animaux : la bonne distance », Pont Saint-Nicolas (http://www.portstnicolas.org)

Martens F., 1977 – « Diététhique ou la cuisine de Dieu », Communications, n°26 : 16-45.

Nizard S., 1998 – « L’abattage dans la tradition juive. Symbolique et textualisation », Etudes rurales, n°147-148 : 49-64 (Numéro spécial : Mort et mise à mort des animaux).

Nizard S., 2007 – « Tu ne cuiras pas le chevreau dans le lait de sa mère », Les cahiers de l’OCHA, n°12 : 112-120 (N° spécial : L’Homme, le mangeur, l’animal. Qui nourrit l’autre ?).

Qardhaoui Y., 1990 – Le licite et l’illicite en islam, Paris, Ed Okad-Rayhane.

Soler J., 1973 – « Sémiotique de la nourriture dans la Bible », Annales, n°4, juil.-août : 943-956.

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sur animut.net 23/03/2015 18:51

le lien entre animal et religion est passionnant. merci pour cet article original