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Le blog de l'association Amis des Bêtes

L'intelligence et la sensibilité des céphalopodes

22 Juin 2014, 16:09pm

Publié par amisdesbetes

Poulpes seiches et calmars sont bien plus que les maîtres du camouflage. Mémoire, apprentissage, innovation, jeux...Dans de nombreux domaines ils n'ont rien à envier à de nombreux vertébrés
Au cours de l'évolution les céphalopodes ont acquis des bras munis de ventouses qui leur permettent de manipuler des instruments et de les manier avec précision, capacité qui échappe au comportement de beaucoup de mammifères. Nageurs efficaces, ils se propulsent en éjectant de l'eau sous pression par un entonnoir mobile situé sous leur ventre. L'ondulation de leur nageoire latérale intervient dans leur déplacements plus précis.
Leur cerveau, le plus important parmi les invertébrés, est aussi développé que celui des oiseaux. Il compte 500 millions de cellules chez le poulpe, ce chiffre semble encore plus important pour les seiches. A titre de comparaison : 950 000 chez l'abeille et probablement moins de 200 millions pour la souris. La structure du cerveau est complexe et ne ressemble pas à la nôtre ( celle des mammifères) la partie dorsale de leur cerveau est impliquée dans des fonctions très élaborées telles que l'apprentissage ,la mémoire, et la prise de décision (en gros, comme l'hippocampe ou le cortex préfrontal chez les mammifères) Les lobes optiques très développés situés derrière les yeux leur confèrent une vue excellente qui joue un rôle majeur dans de nombreux comportements.
Autre particularité adoptée chez la pieuvre et observée récemment : le jeu que l'on retrouve chez les mammifères, chez les oiseaux et chez quelques reptiles, les pieuvres montrent de la curiosité envers des objets nouveaux tels que de petits cubes en plastique qu'elles ont plaisir à manipuler et à se passer de bras en bras.
Toutes ces découvertes et observations ont permis de faire passer à nos yeux d'humains les céphalopodes au rang d'animaux sensibles aux douleurs physiques et psychologiques et nous amène une fois de plus à reconsidérer notre relation à l'animal. Désormais, la directive 2010/63/EU, qui définit les conditions selon lesquelles l'expérimentation animale peut être pratiquée dans l'Union Européenne, inclut les céphalopodes.

D'après un article de "Pour la Science" N° 441 juillet 2014)

Photo : Nicobola

L'intelligence  et la sensibilité des céphalopodes

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